01 novembre 2007

Halloween

Jamais je n'ai fêté Halloween; du temps où je vivais dans un univers anglo-saxon, Fils Aîné était très jeune et j'ai horreur des fêtes; puis nous sommes allées dans des zones peu concernées par la chose; l'année dernière, le 31 octobre, les enfants ont reçus les gâteaux de l'Aid, ou quelque chose dans ce goût-là.
Hier, sur l'invitation pressante des amies françaises des enfants, nous sommes allées à une petite fête organisée par les profs d'une école anglaise. Excellent! Tout ce que l'on peut faire avec de la bonne volonté!
Le minuscule appartement qui tient lieu d'école avait été redécoré : cartons aux fenêtres, pour bloquer la lumière, les murs, sols et plafonds entièrement tapissés de sac poubelles noirs, avec des dessins fluo dessu; de fausses toiles d'araignées géantes, quelques faux squelettes et cadavres. Un parcours dans le noir quasi total, mi-tunnel (les tables!), mi-grottes (les salles), était organisé, avec des monstres (les profs!) à chaque angle. Je n'en suis pas revenue. Les enfants ont adoré. Certains sont sortis en pleurant, tant fonctionne l'illusion. Génial.
Inutile de vous dire que ça m'a donné des idées... peut-être pour un anniversaire. Je vais y réfléchir (le principe du parcours est à retenir).
Pourquoi donné des idées? Après avoir haï les fêtes d'enfants, je suis passée à l'étape suivante, plus positive, faire des méga-super-fêtes. Avec très peu de choses on peut. L'année dernière, j'ai fait un super-truc pour Petit garçon. Mais les enfants n'étaient pas très difficiles. ici, apparemment, c'est anniversaire dans des boolings ou des fast-food - rien que l'idée me donne envie de vomir. Aliénation absolue. Donc, il faut trouver LE truc qui fasse que les gosses n'aillent PAS dans un booling et reviennent en disant que WAAOU. Et en fait, ce n'est pas si dur (un enfant reste un enfant).
L'erreur à ne pas faire, c'est de tout préparer à la dernière minute. Là, c'est l'horreur. Mais si on s'organise, on peut faire quelque chose de bien. La planification, y a que ça de vrai. Staline le savait.

11 commentaires:

Dr Maman a dit…

C'est souvent les choses simples, mais faites avec coeur que les enfants aiment le plus. Le McDo, s'est vite passé, tandis que quelque chose de spécial, même sans grand envergure, leur procure des souvenirs pour longtemps!

antagonisme a dit…

Oui, oui, c'est ce que je crois. Mais ici le Mac Do, c'est quand le truc moderne et "in", alors que le fait-maison paraît ringard. Il faut donc en faire deux fois plus. Du moins est-ce mon impression. Je débarque dans le pays (là où j'étais avant, le fait-maison passait). J'en saurais plus dans quelques mois.

sophie a dit…

Moi franchement en arrivant un mois avant le Macdo c'était super. Avant je le faisias à la amison et je tentais dsespérement de parler avce les mères et tout et tout. On a découvert la solution clef en mains avec Lolo qui a insisté et nous ne sommes pas assez staminien pour le parcours du combattant !

antagonisme a dit…

Ah mais je ne veux pas parler avec les mères. En fait, je veux faire une sorte de jeux/prcours/spectacle avec les enfants. Je ne dis pas que je m'y tiendrais, hein. Il faut savoir que j'ai un problème avec les MacDo. Enfin chacun fait comme il veut, et je comprends bien qu'en arrivant tu aies pris la solution MacDo. On va voir si je mène mon projet à bien. (Je pense que comme je n'enseigne plus, j'ai un manque - relatif, hein).

Valérie de Haute Savoie a dit…

Ma mère nous faisait des fêtes gigantesques, elle louait même un car pour trimballer les enfants dans la maison de campagne. C'était délirant et je crois que tous ceux qui ont vécu ça en garde une souvenir dingue. Et pourtant elle savait gérer au plus près un budget. Elle était (est) très inventive et créait justement avec pas grand chose des trucs insensés. Mes enfants ont toujours eu horreur des fêtes macdo, ils s'y ennuyaient à mort et disaient qu'à part "bouffer" il n'y avait rien à faire.
C'est vrai qu'il faut organiser, mais une fête à la maison reste pour les enfants le sommet de l'amusement.

antagonisme a dit…

Mais le problème des fêtes MacDo, je trouve, c'est qu'il faut faire "mieux", et c'est dur, selon les enfants auxquels on a affaire. En général ils aiment, les enfants, ne nous leurrons pas, et donc on est condamné à faire des super-fêtes, comme ta mère : mais c'est un boulot de chien, non?

PMB a dit…

Dans ma petite ville (et ailleurs en France, si j'ai bien lu ici et là) Halloween s'éteint. Aucun regret, vu le bataclan commercial que c'était.

Seul petit regret : conséquence, mes mini-sorcières voisines ne sont pas venues se faire tirer le portrait devant mon cèdre aux cyclamens.

Mes enfants étaient macdophiles. En grandissant et en réalisant tout ce qui se cachait comme malbouffe et comme exploitation derrière le sourire crétin de Ronald MacDonald, ils sont devenus macdophobes. L'aîné surtout, qui est maintenant végétalien. Moi qui suis omnivore, chez lui et sa compagne je me régale. Et les bonnes joues de leurs boutchous ont tout pour rassurer.

PMB a dit…

Pour ce dont je me souviens, nos fêtes entre enfants échappaient à la surenchère matérielle. Le seul problème était que certaines familles refusaient les invitations "pour pas rendre, des fois qu'on verrait comment c'est chez nous", et d'autres refusaient que leur trésor reste dormir avec les nôtres et les autres parce que "ça ne se fait pas".

C'est aussi ça, la campagne...

antagonisme a dit…

Brrr... Tout ce que j'aime en France. Moi non plus, je n'allais dormir chez personne. Cela ne se faisait pas.

Moukmouk a dit…

Ici il est hors de question de ne pas fêter l'Halloween quand on a des enfants, c'est que l'école les prépare encore plus que pour la fête de Noël. Ça peut être une fête commerciale, mais il est possible aussi d'en faire une fête pour les enfants du quartier.

J'aime l'idée de vaincre ses peurs par une fête.

antagonisme a dit…

Vaincre ses peurs par une fête, quelle super formulation!