21 juillet 2007

Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 3

Il fait froid en Espagne. Si. L’hiver. Très froid. Et comme dans le Sud ils ne sont pas riches, ils ne chauffent pas. Ils sont espagnols, ils sont super-forts : ils n’ont pas froid.

Mais moi je suis française et j’arrivais d’un pays du Golfe. La première année, avant d’être enceinte, je me souviens d’avoir été sous la couette, avec le nez dehors, et de sentir mon nez se glacer et me dire : mais c’est pas vrai, je suis en train de m’enrhumer. L’air froid et humide passait à travers mes narines, descendait dans ma gorge… et je prenais froid. Je me sentais prendre froid.

Autre précision : je suis asthmatique. Un asthme bénin, mais gênant. Mais bon, quand on est asthmatique, on ne s’offusque guère d’une petite gêne respiratoire. Un coup de ventoline et basta.

Dernier point : j’étais épuisée en fin de grossesse. J’amenais mon fils à l’école, je rangeais vaguement la maison, puis je me couchais en pull sous la couette (il caillait) à 11 h30 et je dormais jusqu’à 16 h 30, heure à laquelle le Bon Dieu me faisait émerger en sursaut et transpirante pour me précipiter chercher mon fils à l’école.

Dernier point : le système de santé espagnol. Dans chaque bled il y a des centro de salud, et l’accouchement c’était en ville, dans l’hôpital dont tout le monde m’avait dit qu’il était pourri. Donc on avait choisi un gynécologue privé, très bien, monsieur très comme il faut, et une clinique privée (celle du curetage).

Mais tout ça était à quarante minutes de voiture et à nous frais, alors qu’on n’avait pas beaucoup de sous (la fin du mois à zéro, et dieu sait que je suis économe).

Donc, au quotidien, c’était le centro de salud à cinq minutes à pied et gratuit.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

je me souvient dùn sejour a cadiz
, c'etait en janvier et on ouvrait les fenetre pour o bserver les ruelles.Il fesait pkus chaud dehors!!!!

libertad

Pablo a dit…

Tu nous livres tes postcards from the edge (*) rétrospectives au compte-gouttes (l'as-tu finalement programmé comme cela ?) ; ce n'est pas un reproche, l'attente vaut tellement la peine. Si, c'en est un, en fait : maintenant j'attendrai impatiemment la suivante, de tes postcards. (Entre-temps, je me délecte à lire Proust dans le pays où tu n'es heureusement pas morte ; je vais lentement - j'en suis encore à Combray, II -, je déguste avec morosité ses phrases, je savoure sa syntaxe exquise que je décortique avec un plaisir presque juvénile. Je te remercie de ton enthousiasme ; de cette découverte immense).

antagonisme a dit…

J'ai des problèmes de connection!

Anonyme a dit…

un jour j'écrirai l'espagnol comme Pablo écrit le français

libertad