01 août 2007

Abre los ojos

Bon. Le temps passe de façon confuse, et tout d’un coup on me dérange. Je suis suspendue (je pense aux suspenseurs de Vladimir Harkonnen) dans une lumière dorée, un soleil sur les yeux et des gens me disent des trucs que je n’ai pas envie d’entendre.

Je n’entends pas, je ferme les yeux, je suis bien.

Ils insistent.

Ils parlent, ils s'agitent, ils m'empêchent de dormir ou de flotter dans le doré.

Ce qu’ils disent n’a aucun sens. Je m’en souviens, maintenant, mais quand ça s’est produit cela n’avait aucun sens. Ils me parlaient, me touchaient, me secouaient, en répétant tout le temps la même chose.

Abre los ojos Anta. Abre los ojos. Abre los ojos.

Je suis bien, je flotte. Ils me secouent la tête et j’ai le soleil dans les yeux. Ce n’est pas le soleil, c’est une lampe.

Abre los ojos Anta. Abre los ojos. Abre los ojos.

Alors que je veux dormir. Ou flotter dans le doré.

Dans une sorte de vaisseau spatial, en apesanteur.

Abre los ojos Anta. Abre los ojos. Abre los ojos.

Ils continuent. Mais je me rendors.

4 commentaires:

Pablo a dit…

C'est génial, et le suspense(suspenseurs ou pas !) aussi terrible que d'habitude ! :-) Et la référence au film d'Amenábar (ou est-ce une coïncidence ?), quelque peu inquiétante... !!

antagonisme a dit…

Rien à voir avecle film que je ne connais pas.C'est ce qu'ils disaient pour me ranimer.Je suis contente que tu aimes Proust?

Pablo a dit…

Si tu ne connais pas le film, alors la coïncidence est encore plus inquiétante (Tom Cruise en avait produit un remake, Vanilla Sky, que je n'ai pas vu). Il y a longtemps que j'ai vu Abre los ojos (il y a presque dix ans), mais il y a une scène (au moins) dans le film qui ressemble beaucoup à celle que tu décris ici, c'est la même atmosphère.

J'aime beaucoup À la recherche..., oui ! À une époque je lisais beaucoup Juan Benet, que j'adorais : je ne savais pas que Proust était une de ses sources d'inspiration (ou bien si, parce que sans doute on le disait, mais je ne savais pas à quel point - même si les sujets de Benet n'avaient rien à voir avec l'univers de Proust).

Mon blog ne marche pas (le site qui l'heberge est en panne), ce qui est dommage parce qu'il faut que j'y raconte que j'ai encore trouvé une carte (la "sota de copas" - J de "coupes") ce matin dans la rue (mais cette fois elle était déchirée en deux moitiés). Est-ce que cela aurait une signification ? (Du coup, je regarde comment ça marche sur WordPress).

antagonisme a dit…

Eh bien en fait j'ai partiellement vu lefilm, si...