14 décembre 2007

Sdf à l'Elysée / méchoui à l'Elysée : le charme discret de la dictature

Oh, je suis déçue.
Tout à l'heure au mercadona, en faisant mes courses, j'ai eu une idée qui m'a fait rire toute seule.
D'abord, sachez que comme j'ai toujours tendance à avoir le moral dans les chaussettes, parce que je ne fais pas grand chose sauf penser au monde dans lequel je vis, la visite de Khadafi en France m'a démoralisée. Idiot, n'est-ce pas? je lis même des sites gauchistes, ça me rappelle ma jeunesse mais ça me démoralise : surtout que l'auteur est naïf, en plus, ça me démonte encore plus (quoique ça me console, dans un sens, il y en a d'autres, je peux ricaner). Oui, il est naïf, il écrit:
Franchement, de ces vertueuses indignations, qu'est-ce que Nain 1er en a à foutre ? Oh, peut-être bien qu'au fond de ce qui lui sert d'âme, il se sent un peu (un tout petit peu...) lamentable de dérouler le tapis rouge au Colonel, mais ce n'est qu'une hypothèse...
Il rêve ou quoi? Il doit pas fréquenter des masses d'hommes d'affaires. Parce que dans WCII, Khadafi, même avec son passsé douteux, ils le prennent, hein. Je suis formelle.
ça me rappelle ce que je me disais dans le Golfe, quand j'y habitais, face à la réaction de certains de mes compatriotes devant les locaux : un Arabe pauvre est un Arabe ; un Arabe riche est un riche.
Quoiqu'il en soit je suis allé faire mes courses au mercadona et j'ai commencé à rire toute seule comme une bossue en pensant à l'association Don Quichotte et à ses tentes.
Ils pourraient peut-être tenter le coup d'aller les planter à l'Elysée?
Mais je suis déçue parce que quelqu'un d'autre y a pensé. Mais les commentaires sont peu nombreux (et très frais).
En revanche, les journalistes n'y ont pas pensé. (Ou si? je n'ai pas fouillé le net, hein.)
Pas de blague de mauvais goût, peut-être? On n'énerve pas le pouvoir en place? Tiens ça me rappelle des trucs.

Là, une vidéo.
(avec le sourire inoxydable de la journaliste, son nom m'échappe - c'est chouette l'info). (merci de nous accueillir, M. Khadafi, je sais que vous avez peu de temps à consacrer aux journalistes ; oui, je sais, en France c'est banal, mais moi j'ai pas la télé et de toute façon je ne la regarde pas. khadafi, les droits de l'homme, euh, il regarde mais non là il voit pas : la question des droits de l'homme ne se pose pas - je l'ai lu dans un blog, mais je croyais que c'était de l'humour noir ! mais non ! mais non ! il le dit vraiment !) . .
Ma phrase préférée (c'est Sarko qui parle) : "Pour le reste, il a sa personnalité, son tempérament."

C'est dans ce monde-là que je suis née ou je suis passée dans une autre dimension sans m'en apercevoir?

9 commentaires:

M1 a dit…

non mais franchement y a de quoi l'avoir.. le moral dans les chaussettes! On a toujours tendance a être déçu beaucoup plus par la France, patrie des.. et des... que par d'autres pays!
mais bon, vaut mieux s'y habituer avec sarko!
C'est pas le méchoui qui dérange, mais qui y est invité et qui.. se fait griller!
Bon t'as un kinder surprise a me filer? :)

antagonisme a dit…

Pas de kinder surprise ; un turron virtuel?

M1 a dit…

Va pour le turron alors! mais tu me mets une surprise dedans? :)

Fauvette a dit…

Mais il est en Espagne maintenant ! On vous a refiler la patate chaude...

comité-de-salut-public a dit…

C'est exact, je ne fréquente pas beaucoup d'hommes d'affaires ; même pas du tout. C'est une tourbe que j'évite soigneusement (disons que je suis un naïf qui assume).
Du coup, je découvre votre blog. Et je suis surpris, agréablement surpris. Il y'a...une âme, dans ce que vous écrivez. Vraiment. Je vais l'explorer davantage, je pense être tombé sur quelqu'un d'intéressant.
Et merci pour le lien, bien sûr.

Pablo a dit…

Gaddafi recibe en la jaima y duerme en una 'suite'
El coronel pidió suelo enmoquetado, parabólicas y un espectáculo flamenco

Pablo a dit…

Il y a un édito au journal El País d'aujourd'hui. Le lien est celui-ci, mais je recopie le texte ci-dessous (souvent, les textes de elpais.com, comme ceux de lemonde.fr, p.ex., deviennent inaccessibles après quelques jours, sauf abonnement ou paiment) :

EDITORIAL
Gaddafi acampó aquí
La gira europea del dictador libio desprestigia la causa de la democracia en África

Después de asistir los pasados 8 y 9 de diciembre a la Cumbre entre la Unión Europea y los países africanos celebrada en Lisboa, Muammar el Gaddafi ha prolongado su periplo por Francia y España. El trato que la Unión dispensó al líder libio contrastó con la reservada al dictador de Zimbabue, Robert Mugabe, sin que se comprendan las razones de esta diferencia. Cada reproche dirigido contra Mugabe sería de estricta aplicación a Gaddafi, lo mismo que a otros dirigentes presentes en la Cumbre. La impresión de que se ha impuesto entre los Gobiernos europeos un pragmatismo elemental, aunque de cifras astronómicas, no favorece ninguna causa, incluida la del auténtico realismo en política exterior.

Siempre acompañado por la aparatosa parafernalia de la jaima y la guardia femenina compuesta por 30 vírgenes, Gaddafi acampó la semana pasada en París y cerró con el presidente Sarkozy contratos por valor de 10.000 millones de euros a favor de empresas francesas, importe similar al que puede haber acordado en España. Sarkozy se ha mostrado como un político dispuesto a hablar claro y actuar en consecuencia. Eso es lo que le ha llevado, entre otras cosas, a adoptar una posición firme e inequívoca en relación con el terrorismo etarra, ante la que sólo cabe reconocimiento.

Pero la política de hablar claro y actuar en consecuencia no debería detenerse en las fronteras de Europa. Por el propio interés de los franceses y de los europeos, convendría que se extendiese también a países que llevan décadas soportando interminables dictaduras, como la Libia de Gaddafi.

Su jaima y su guardia femenina se instalaron ayer en el palacio de El Pardo, procedentes de Sevilla y Málaga, donde se desarrolló una parte privada de su visita, no menos extravagante que la oficial. Gaddafi tuvo tiempo, sin embargo, para recibir a José María Aznar y compartir con él una cena. Es dudoso que una personalidad como la de Gaddafi merezca esta deferencia. Una cosa es atender los compromisos oficiales que exige el desempeño de una función y otra distinta aceptar la invitación privada de un dictador.

Aunque Aznar haya cerrado la posibilidad de cualquier crítica por parte de la oposición, esta visita de Gaddafi a España contradice los principios declarados por el Gobierno de Zapatero en materia de política exterior, por más que haya supuesto un suculento negocio. El efecto de estas contradicciones sobre la causa de la democracia en África resulta demoledor. Los demócratas libios deben de estar pasando auténticas jornadas de calvario con estas acampadas de Gaddafi en diversas capitales europeas, viendo que la propia Europa democrática les priva de argumentos frente a quienes reclaman una oposición más radicalizada.

Gaddafi renunció a construir armas de destrucción masiva. Eso le convierte en un dictador que carece de tales armas, pero no redime su condición de dictador.

Pablo a dit…

Oups, j'avais oublié le lien.

antagonisme a dit…

pablo : merci pour les liens. Quelles attentions tu as pour moi !
CSP : L'âme du blog vous remercie d'avoir supposé son existence. J'espère qu'à l'exploration elle n'a pas disparu?