04 octobre 2007

Installation

En un mois j'ai fait le gros, maintenant je gère au coup par coup.
D'abord inscrire les enfants; le grand est inscrit depuis belle lurette dans une école privée dont il s'avère qu'elle est L'école locale, mais il a fallu aller à la consejeria inscrire le petit; avec le contrat de location; donc signer le contrat de location, faire la queue à la consejeria, inscrire et attendre - par très longtemps, qutre jours après la rentrée du grand, mais Petit Garçon me demande depuis trois mois "elle est où mon école?" tant que nous étions loin, il était facile de tenir, mais sur place ça devenait dur. Il s'avère que son école est à dix minutes à pied, et que, bien que publique, elle est bien. (et dire que je suis une petite fille de la communale! ici, il y a une tension entre public et privé : les pauvres vont dans le système public, on dirait, et les riches dans le privé - je shématise peut-être avec précipitation, mais il y a de ça).
Depuis qu'ils vont à l'école tout va mieux et depuis octobre c'est la journée complète : je ne vois plus le Grand.
Ensuite s'installer dans l'apart choisi par l'Ours qui m'avait dit au téléphone avoir trouvé un appartement moins petit que tous les autres, mais sur un ton tel que j'avais l'impression que c'était un grand studio. résultat, le salon salle à manger a la taille de notre premier appart en France (50 mètres carrés - ça va).
Faire les courses... bon, ça va.
Attendre le déménagement : un mois. Emballées le 13 juillet, nos meubles ont quitté le port ifriqyien le 27 août, sont ensuite passées par l'Italie, pour arriver ici le 19 septembre; les douanes ont ensuite fait je ne sais quoi, il a fallu donner des papiers, et hier elles ont débarquées chez nous.
Petit garçon s'est fait une copine française à l'école, pourvue, fort pertinemment, de trois soeurs; elles ont follement sympathisées avec les miens et comme nous habitons à côté du seul parc de la ville... les enfants s'y retrouvent pour jouer en bande. Grâce à ces petites filles, l'arrivée des garçons a été excellentes.
Fils Aîné a attaqué, non sans suspicion, l'école espagnole (en VO). Il a très vite compris (ses deux ans d'espagnol d'il y a sept ans, plus la fréquentations de quelques espagnols durant nos premières années en Ifriqyia n'y sont probablement pas étrangers). Il le comprend à l'écrit et à l'oral, sauf quand les gens parlent vite (c'est-à-dire qu'il comprend une fois sur deux, mais c'est pas mal). Depuis quelques jours je crois qu'il parle un peu.
Petit Garçon fait les maths sans trop de difficultés, mais en lengua il rame à sec. Qu'à cela ne tiienne, lui ai-je dit, il finira bien par y arriver. Il fait donc tous ses exercices avec une bonne volonté flegmatique qui n'appartient qu'à lui. "Quand ze comprendrai, soupire-t-il, ce sera mieux; mais pour l'instant, ze n'ai pas le soix".
Fils Aîné travaille, c'est la première fois que je le vois travailler; c'est même un peu trop; il a des devoirs dans toutes les matières tous les soirs. Des problèmes archidurs en maths (je n'y comprends rien, mais en maths, je ne suis pas une référence), des questions en lengua et en sociales, des exercices en anglais. Il est écoeuré. Il travaillait moins à l'école française. Mais il fait face pour l'instant avec bonne volonté, bien qu'il soit crevé le soir (six heures dans l'espagnol, plus deux heures de devoirs). Il faut absolument qu'il se mette à devenir efficace dans son travail, il perd beaucoup de temps. Quand il râle, je lui dis : "Tu as raison de te plaindre : tu vas devenir bilingue, tu apprends l'anglais, tu fais des calculs en maths, tu fais travailler ton cerveau, tu t'adaptes à des choses nouvelles et tu stimules ton intellect; pas de bol; tu aurais pu végéter dans une ignorance crasse mais tu te bouges : ce n'est vraiment pas de chance".
Bref, au global, vive les voyages.

2 commentaires:

Pablo a dit…

Vous êtes très courageux, toi et tes enfants. J'attends avec curiosité la suite de vos "aventures".

Karine a dit…

j'aime beaucoup ton dernier commentaire. Je me fais une note mentale pour la ressortir quand ca sera le tour de mon fils d'avoir des devoirs (pour l'instant on en est dans la prononciation des voyelles, ouf).