Je lis de nombreux blogs qui parlent de la vie à l'étranger, et je me pose la question, qu'est-ce que je pourrais dire? Outre que ce n'est pas l'objet de ce blog, finalement, je suis, hmm, prudente.Le pays est calme, mais la civilisation, brûlante.
Je voudrais bien prendre des photos des gens, mais je n'ose pas. Ce qui me fascine ici, pour l'instant, c'est le foulard - un incontournable. Il y en a de plus en plus. C'est très tendance chez les jeunes filles. Un exemple : une librairie près de mon lieu de travail, dans laquelle je suis allée, comme chaque année, et, depuis cette année, la vendeuse porte le foulard. Attention : de nombreuses lycéennes ont été exclue des lycées parce que le foulard est interdit.
Enfin, à la librairie, je rentre et je trouve la jeune femme en train d'ajuster son foulard. C'est une jeune femme mince et fine, avec de longues mains aux doigts fins. Ses gestes, comme souvent les filles ici, sont maniérés et gracieux (toutes les femmes ne sont pas gracieuses; il y en a qui sont terriblement vulgaires). Elle se regarde dans un petit miroir de poche pendant que je tente de savoir si elle a de la gouache.
- Chnou, gouache?
- Ou de l'aquarelle. (ça y est, je ne sais plus ce que veut la prof d'art plastique)
- Aquarelle? (en accentuant la 3è syllabe, mais en remontant sur la dernière - accent que je ne supporte plus)
Je la regarde, fascinée. Elle enlève tout ce qu'elle a sur la tête, puis elle replace un bandeau très large, soigneusement, du bout des doigts, avec de petits gestes déliés; elle laisse dépasser un centimètre de cheveux. Puis elle replace le foulard, elle l'enroule et le met en place avec une épingle. C'est un foulard en simili soie, translucide, avec des motifs brodés (rien à voir avec les coiffe de bonnes soeurs des lycéennes qui défrayèrent la chronique en France en leur temps). Elle se regarde et elle l'ajuste. Elle se plait. Il doit un avoir un style tendance, et elle est surement dans le ton, parce que moi, je porterais bien un foulard comme ça. Elle tire sur ses manches longues, et là aussi il y a un style. Elle porte deux top superposés, blancs. Un à manches longues, rebrodés de fausses perles et de dentelles, et un autre, manches courtes, en haut. Les manches descendent bas sur ses mains. Voilà. Le look est en place. Elle lève les yeux vers moi, et je peux m'empêcher de lui dire : - vous êtes très jolie.
Elle rit: - Merci. Chnou, aquarelle?
Moi (faire simple - le français se perd) : Peinture.
Elle :- Oui, peinture, bien sûr! Tu viens?
Elle me fait passer derrière le comptoir et me montre le stock, nul. Je n'achète rien.
Bref.
Une jeune femme à la mode, mais l'intégrisme n'a pas grand chose à y voir. Plutôt une façon jolie et tendance de s'habiller.
Il y a d'autres styles. On voit aussi des voilées genre bonnes soeurs. Certains ici disent des "bachées", c'est vrai que ce style, pseudo-oriental, est moins seyant.
24 septembre 2006
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Fontaine Médicis

Aujourd'hui, je ne me sens pas mélancolique du tout en pensant au jardin du Luxembourg.
La fontaine Médicis, c'est beau et c'est tout.
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Sic transit gloria mundi

Réception d'une ambassade vénitienne dans une ville orientale.
Le commerce international est ancien. Venise a été la grande puissance commerciale du Moyen-Age et elle a été ruinée par la découverte du contournement de l'Afrique. Les Anglais et les Hollandais ont eu un autre moyen d'atteindre les Indes, rapide et sûr, alors que les Vénitiens devaient acheter aux marchands orientaux des marchandises qui avaient transité par l'Asie centrale, peu sûre aus XVIème et XVIIème siècle.
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Où va le passé?
Qu'est-ce que le passé? des objets qui s'abîment, et des souvenirs, donc une activité cérébrale, une certaine façon pour les neurones de se connecter ensemble.
Est-il possible que ces connections nous fassent un tel effet?
Mon approche est naturellement très approximative.
Quels éléments de ces souvenirs, de ces impressions reliées ensemble déclenchent une telle rancune quand je pense à ma mère?
Je ne veux pas lui en vouloir. Je veux savoir que nul n'est parfait. Je veux me souvenir qu'elle a été une jeune fille et une jeune femme étouffée dans une éducation rigide et qui ne se voyait pas beaucoup d'avenir. Je veux me souvenir que les médecins lui disaient qu'avoir des enfants serait une folie. Elle ne les a pas écouté. Cela a été sa façon d'être libre et de vivre sa vie. Je veux garder en tête que ses enfants ont été toute sa vie. Que j'étais donc la moitié de sa vie.
Mais malheureusement, je ne voulais pas être la moitié de la vie de quelqu'un, mais je tendais à être ma vie. Pouvais-je avoir ma vie, dans ce contexte?
Précisons qu'elle aurait pu remplir sa vie avec plus d'éléments. Elle aurait pu être amoureuse de mon père, ou d'autres hommes. Elle aurait pu avoir des passions qui l'auraient occupée. Elle aurait pu aimer la musique, ou la peinture, ou la lecture. Pas de bol, elle n'aimait rien sauf ses filles.
J'aspire au pardon. Je suis en colère mais je veux réfléchir sur tout et ensuite pardonner. La colère et la rancoeur, je les connais bien, on se racornit l'esprit. Si je peux arriver à une vraie libération, pas une compréhension amère et un pardon grommelé, non, quelque chose de large et d'humain - c'est ça qui me fera du bien.
Si je vais dans cette direction, je dois aussi pardonner à ma soeur. Là, c'est pas gagné. Déjà, trouver précisément pourquoi je lui en veux.
Le problème avec ma soeur, c'est qu'il n'y a jamais rien eu de positif dans notre relation, et que je n'incrimine pas sa vie, comme pour ma mère, non, je pense que c'est une personne "négative", remplie de non-amour, de non-compréhension, de non-écoute. Ma mère m'a élevé, c'était une emmerdeuse, mais elle m'a fait mes repas, tous les jours, elle m'a soigné, elle m'a mise au lit, enfin, les trucs de mère. Mais ma soeur n'a rien fait. Même un thé. Elle n'a rien fait de matériel, rien fait d'abstrait.
Je vais trouver une image à mettre dans le prochain message. J'ai envie d'image.
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Ramadan
Aujourd'hui c'est le début du mois de Ramadan.
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23 septembre 2006
Au fond de moi
Qu'est-ce que je vais chercher sur moi aujourd'hui?
Ce que j'aimais quand j'étais enfant :
Globalement, tout. Surtout les matins. Et les réveils. Tout était simple.
Quand ça s'est gâté :
A l'adolescence. Vers 13 ans, je me posais des questions - je ne sais pas lesquelles. Mes relations avec ma mère, sans souci particulier, se sont dégradées. Avant, ma mère était déjà ce qu'elle était, mais mes relations allaient bien. Je ne me souviens pas de problèmes. Des tares se sont peut-être installées, mais moi, j'étais bien. Vers 14-15 ans, je me disais, en gros : j'ai dû faire quelque chose de travers - cherchons comment y remédier. Et le problème, c'est qu'il n' y avait pas de solution. Ma mère était glogalement toujours mécontente, et je ne sais pas de quoi.
A partir de là, les choses se sont dégradées. Mes relations avec ma mère n'ont fait qu'empirer.
Des indices : au cours de l'unique discussion/engueulade que j'ai eu avec ma mère, j'ai acquis la conviction que ma mère, elle, n'avait rien remarqué. Dès mon enfance, elle trouvait que j'avais un drôle de caractère, et elle a continué. C'est moi qui ai eu l'impression d'une dégradation.
A la même période, j'ai eu l'impression que la santé de ma mère empirait. Or, il semble, d'après des observateurs extérieures, que la santé de ma mère n'ait pas spécialement empiré à cette date.
Ou bien : je me mélange dans les dates, et en fait il s'agit de son premier cancer. Il me semble qu'elle a eu son premier cancer quand j'avais 14 ans. A vérifier. Est-ce que cela lui a changé le caractère? La fatigue l'aurait-elle rendue moins patiente?
Ce cancer est associé dans mon souvenir à notre déménagement de l'appartement de la rue de V. à la maison de la rue AP. J'ai passé, lors de ce déménagement, quelques jours chez mon copain FB (copain que j'ai totalement perdu de vue ensuite). L'hospitalisation de maman a-t-elle eu lieu après le déménagement ou avant?
Il faut savoir si le changement de mes relations a un véritable point de départ ou si c'est une évolution lente.
D'autre part, ce changement de relation a eu une conséquence : ma soeur est devenue plus présente dans les relations familiales (comment se fait-il qu'elle l'était peu avant?). Et cette présence m'était hostile. Du moins je le ressens comme ça.
En résumé, j'avais des relations sans histoire et sans rien de notable avec ma mère, et puis suite une une modification ou une évolution ces relations sont devenues source d'inconfort et de désagréments, tandis que ma soeur se positionnait comme une rivale hostile (simultanément - ou quasi).
Avant, ma soeur ne représentait pas grand chose à mes yeux (il faut bien dire ce qui est). Elle était ennuyeuse et bébête. Avais-je de l'affection pour elle? Je suppose que si cela avait été le cas, j'en aurais un souvenir, non? Ensuite, ma soeur est devenue franchement antagoniste avec moi.
Il semble bien qu'une période de rupture apparaisse, quand même. Et elle se situe dans mon adolescence. Je ne suis pas psy, mais cela ne doit pas être un hasard.
Trouver l'évènement ou la suite d'évènement. C'est peut-être le cancer, parce que ma soeur clame aujourd'hui qu'avoir eu une mère avec un cancer l'a traumatisé, et elle associe cela à un certain âge, qui correspond à mes 14 ans.
Peut-être que tout a changé : ma mère, ma soeur, et la rupture de l'équilibre familial a tout transformé?
En psychologie, on cherche les évènements, non?
Est-ce que là, je recrée le passé et je m'influence moi-même, ou bien je retrouve la vérité?
Ai-je été, moi, traumatisée par le cancer? A l'époque non. Je me souviens de trucs qui me faisaient peur, et pas ça - d'ailleurs, je ne sais pas si j'avais capté "cancer". C'est peut-être pour cela que j'ai le souvenir qu'elle a été en plus mauvaise santé à partir d'un moment. C'est peut-être ma façon de me souvenir de l'épisode "cancer"?
Ah, ah, je sais. Il y a eu aussi (retrouver la date) le chômage de Papa. Vu comme ça, ça fait beaucoup pour une seule famille. Cela n'a pas eu lieu simultanément mais consécutivement.
Ce souvenir-là est plus "traumatisant". Je me souviens de m'être demandé si j'allais finir comme Rémi de "Sans Famille". J'ai demandé à ma mère si on allait aller à la DASS, ma soeur et moi.
Finalement, c'est simple : cancer maternel + chômage paternel = désordre et angoisses familiaux.
Pas besoin d'aller chercher plus loin la rupture. Maman et ma soeur ont du être très angoissées. Peut-on en conclure qu'elles auraient changé de comportement et qu'alors les rapports se seraient dégradés?
Ou bien moi, ai-je été très angoissée (ou on l'a tous été) et mes perceptions se sont modifiées?
J'arrête. j'ai retrouvé des trucs (pas loin) mais je crois que j'ai été un peu vite. Pas grave. On continuera.
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samedi, septembre 23, 2006
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Fatiguée
La folle vie d'expat.
Moi qui déteste me coucher tard.
Dîner dehors hier jusqu'à deux heures du matin - je suis crevée.
Plage cette après-midi, avec maman + enfants.
Dîner chez nous ce soir - heure?
Le week-end prochain idem.
Dormir.
Je voudrais être une fêtarde et récupérer vite.
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samedi, septembre 23, 2006
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17 septembre 2006
Petit à petit...
... l'oiseau fait son nid.
Si je n'ai pas envie d'en parler, dois-je le faire?
Si je sens qu'il faut que j'en parle, puis-je me faire confiance?
J'ai mis tout ce qui gênait dans un cagibi au fond de ma vie. C'est pratique. Quand on rentre chez moi, tout est plutôt pas mal, puisque tous les trucs sales sont planqués.
C'est une bonne méthode. Pourquoi vouloir absolument voir la "Vérité" en face? c'est quoi, la Vérité? c'est où?
Pourquoi, depuis trois mois, est-ce que je veux ouvrir le cagibi?
J'espère que ce n'est pas pour avoir été influencée par certains conseils faciles sur les bienfaits de la psychothérapie. Pourquoi devrait-on tous en faire une?
J'ai plutôt l'impression que le passé remonte, façon cadavre noyé que les courants ramènent vers la plage.
Belle comparaison.
Allez, on y va.
Je vais, pour voir, évoquer la dite personne.
Toujours souriante. Jamais en colère.
Jamais en colère.
Quand elle avait un truc à dire, elle le balançait avec, au pire, un air sec, et agacé.
Et pourquoi n'était-elle jamais en colère? Parce que seuls les faibles se mettent en colère, seuls les pauvres ploucs s'énervent, crient, s'agitent.
Elle, elle détenait la vérité, elle savait. Pas besoin de s'énerver. Elle constatait.
Moi, je m'énerve, et pas qu'un peu, avec les miens. Après, je leur dis voilà, je me suis énervée, je suis fatiguée et quand vous me faites ça ou ça, je n'y peux rien je perds patience. J'ajoute que je les aime toujours, sauf que je les aime en criant.
Parfois, je leur dis que je sens que je vais m'énerver alors je vais dans une autre pièce, et ils ont le temps de ranger leur chambre qu'ils doivent ranger depuis deux heures.
Une de mes amies avait une mère qui s'énervait toujours dans les situations de stress, et elle détestait cela. Moi, je hais rétrospectivement le calme de ma mère.
Même si le souvenir est mauvais, le problème est ailleurs.
Allez, pour aujourd'hui c'est bien.
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dimanche, septembre 17, 2006
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13 septembre 2006
Tout? sur ma mère
L'objet de ce blog se perd. C'est ma mère.
Qui était-elle?
Ecrire ces mots vient de la faire disparaître. Il faudra du temps pour la retrouver.
Pleine de colère, je ressens aussi de l'indulgence.
Pourquoi tant de colère? Quelle erreur a-t-elle commise pour que je lui en veuille autant?
Je croyais tout ce qu'elle disait. Je suppose que tous les enfants le croient. J'ai mis du temps à comprendre à quel point c'était immérité. Est-ce là l'origine de ma rancune?
Allez, petites doses. C'est déjà difficile.
Demain, vais-je rendre une visite protocolaire à une non-amie ou ex-amie qui quitte (définitivement je l'espère) notre terre d'expatriation? Je ne le veux pas. Il me semble que cela devrait être fait. La teneur de mes conversations téléphoniques m'amènent à y aller. Mon coeur, non. Que faire? J'ai un être social.
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mercredi, septembre 13, 2006
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Inexplicable
Ce qu'il me faudrait c'est disparaître - aux yeux de mon esprit.
Je ne peux pas disparaître. J'ai deux enfants et je manque de courage.
Les heures se suivent poliment et ne mènent nulle part.
Le pas lent du temps jette un sable sale sur l'avant.
Le dédale des rues - et je marchais avec Philippe.
Je ne connais toujours pas mon pourquoi. L'échapper de la catastrophe - pourquoi?
Ou bien mes yeux sont obstrués par une main méchante : je suis dans la catastrophe, je n'y ai pas échappé.
Enfance : jardin; adolescence : murs; jeunesse : rues; adulte : ailleurs.
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mercredi, septembre 13, 2006
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10 septembre 2006
Paris, 34 rue des Saints Pères
Michel V a publié cette photo sur son blog et c'est typiquement le genre de photo que j'aurai voulu faire. Rien d'autre que des gens dans la rue.
Il est d'accord pour que je l'utilise.
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dimanche, septembre 10, 2006
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09 septembre 2006
Boulevard Saint Michel
Qu'est-ce que je faisais à Paris, quand j'y étais? Qu'est-ce que j'y ferais, si j'y retournais? Qu'est-ce que j'ai foutu cet été, à ne pas prendre de photos?
Bref.
Pensons au boulevard Saint Michel. Je sors de la Sorbonne. Je traverse la place, je tourne à droite. Je prends le boulevard Saint Michel. A l'époque, je regarde les boutiques de fringues et les fast-food et je me mets à avoir faim tandis que je marche jusqu'au Gibert.
Si j'y retournais, je serai en colère. Est-ce que le monde a besoin de toutes ces boutiques de fringues? Combien a-t-on de pieds, pour qu'il y ait autant de magasins de chaussures? Ici, là où j'habite, il n'y a pas grand chose et on s'en passe très bien. La France, cette année, m'a paru un endroit débordant de choses inutiles (je ne voyais qu'elles). Un magasin de tee-shirt. Une librairie pleine de mauvais livres et de revues. Une boutiques de cadeaux. Une boutiques de machins-trucs, mi-cadeaux, mi-je décore ma maison et je fous des nids à poussière partout. Une boutique de disques. Inutile, inutile, inutile.
Bon, je retourne Boulevard Saint Michel. Je sors du RER. Enfin, je suis dans le flot de ceux qui sortent du RER. Les gens marchent, ils ne regardent personne et courent, ils se mettent tous en tas pour traverser la rue. Si je vais tout droit j'arrive au métro Odéon. Mais je n'y vais pas. Je regarde autour de moi et je me sens étrangère. Toutes ces boutiques. Est-ce que Paris doit devenir un supermarché?
J'essaie d'imaginer ce qu'un type du pays dans lequel j'habite peut ressentir à Paris. Ce que je peux imaginer, c'est ce que ressentent les bi-nationaux qui ont passé leur enfance là-bas et arrivent à Paris. Beaucoup doivent se sentir floués. On ne les a pas laissés profiter de ce grand supermarché, justement. Ils ne savaient même pas que tout cela existait. Et dès qu'ils arrivent, ils doivent tout de suite comprendre qu'ils doivent se passer de tout, parce que c'est trop cher. On les emmène au paradis et on leur dit : "C'est bien, hein? ça te fait envie, hein? Eh bien, tu ne peux toucher à rien."
Je dois arrêter d'être amère.
Parfois il pleuvait. Les trottoirs étaient luisants et glissants. Il fallait se précipiter vite dans une boutique, sous peine d'être trempée.
Dans une boutique de sous-vêtements, un jour, j'avais tout essayé. Pour voir. C'est amusant. La boutique avait trois niveaux, dont un en sous-sol. J'étais dans les cabines du sous-sol. J'y avais passé trois heures. Forcément, l'envie d'acheter avait fini par me prendre, et pourtant j'y suis peu sensible. J'étais donc ressortie avec une jolie culotte et un soutien-gorge assorti. Une culotte et un soutien-gorge en plus : le bonheur. Voilà ce que la société de consommation fait de nous. D'un autre côté, comment s'acheter des dessous sans aller dans les boutiques? Pas de Souk Jemaa à Paris!
Plus haut, près de la place de la Sorbonne il y avait les PUF. J'y allais souvent. Source de frustration. Je ne pouvais pas acheter la boutique.
Encore plus haut il y avait une solderie qui, il y a six ans encore, vendait des vidéos à prix cassés. Bon, maintenant non seulement j'ai un lecteur DVD mais ici c'est le paradis du p*r*t*. Cela étant, Soleil trompeur, je le trouverais peut-être plus en vidéos à prix cassés qu'en DVD p*r*t*.
Les trottoirs sont larges et quand il fait chaud ils brûlent.
Pourquoi n'ai-je pas pris de photo cet été?
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samedi, septembre 09, 2006
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Partie gagnée
Tout va bien depuis le retour de ma famille.
Je suis donc dépendante d'eux, pour mon équilibre, ce qui m'ennuie d'autant plus que je voudrais bien pouvoir vivre seule, au moins dans quelques années.
Je joue à vivre et ça se passe bien. Pourvu que ça dure.
Article remarquable chez Ron, sauf qu'on se demande s'il n'en rajoute pas un peu. Pourtant cela ressemble à la réalité.
Pourrais-je jamais rentrer en France?
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samedi, septembre 09, 2006
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02 septembre 2006
Vie sociale
L'Ours et moi avons reçu jeudi un mari esseulé, qui avait lui-même invité l'Ours lorsqu'il demeurait ici solitaire.
Homme charmant, bon mari (sa femme lui manque), bon père (ses enfants aussi), il est directeur d'entreprise, famille bourgeoise, papa riche. Il change prochainement de boulot. Il a parlé cinéma avec nous, il télécharge frénétiquement des films.
Voilà un excellent exemple de soirée de l'horreur. Ce type est gentil, poli et bien élevé et j'ai lutté contre l'ennui pendant toute la soirée. Pas d'idée, pas de passions, rien.
Voilà pourquoi je dois écrire. Au moins, lutter contre la réalité. Construire un rempart pour se protéger de l'ennui.
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samedi, septembre 02, 2006
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29 août 2006
Perte de confiance
Pasfolle est malheureuse parce qu'elle doit expliquer à ses enfants que Pasfou et elle, c'est fini.
Voilà ce qui se passe : on bâtit des relations, et plus encore on a des enfants, on fonde à deux une famille et celle-ci repose sur deux bases, supposées solides. On le dit aux enfants. Ils doivent avoir confiance dans la vie parce que papa et maman les aiment et parce qu'ils s'aiment entre eux.
On vit dans le monde de Maya l'Abeille ou de la Petite Maison dans la Prairie. Tout est simple et beau, même s'il y a des moments difficiles. Et on est bien dans ce monde-là. C'est celui que l'on veut, c'est celui que l'on aime. En plus on est heureux et fier d'avoir établi, fondé quelque chose.
Et puis ça casse. Quelle qu'en soit la raison. Les choses changent. Les gens aussi. Plus rien n'est vrai. Papa et maman ne s'aiment plus. L'univers que l'on avait essayé de créer s'effondre. Les enfants posent des questions, généralement terribles parce qu'on se pose les mêmes mais qu'on ne connaît pas la réponse.
On s'était trompé, en fait. Le monde de Maya l'Abeille et de la Petite Maison dans la Prairie n'existe plus - pas - il n'a jamais existé. Pourquoi n'avait-on pas été prévenu? Pourquoi ne nous avait-on pas dit que la vie fait mal? Que les évènements que l'on traverse peuvent être douloureux? Pourquoi ne nous avait-on pas prévenu qu'un jour la fête se termine et qu'il faut payer?
Mon mari ne m'a pas quitté, pas encore - et ce sera peut-être le contraire, mais qu'importe, c'est le même problème. Je ne vais pas encore citer Tita, mais on en revient toujours là.
Il y avait un temps merveilleux, un âge d'or où tout était simple et beau. Un soleil archétypal nimbait nos journées. Tout était éternel. La pluie était mystère, le printemps miracle, l'école prison de papier, les livres clefs du deuxième monde, les retours d'école duraient des heures, les samedis après-midi n'avaient pas de fin, les soirées étaient enchantées, et la nuit, la musique des sphères m'éveillait et je me relevais pour voir des vaisseux extra-terrestres dans le ciel ou la danse des elfes sur la pelouse de la résidence.
Je courais à l'école, j'avais des amis, mes parents étaient merveilleux.
Depuis, je suis rentrée dans le temps.
Et je ne suis pas la seule.
Et que faire quand tout ce que l'on a bâtit s'effondre?
Il existe des solutions, mais je ne les aime pas. Pourtant, j'ai beau faire ma malheureuse, je devais bien avoir entendu parler de quelque chose. Si Epictète a dit "Tu as échoué :recommence!", ce n'est pas pour rien.
La solution c'est devenir adulte. Assumer (j'ai horreur de ça). Serrer les dents. Continuer. Recommencer.
S'endurcir sans se fermer.
Ne plus donner trop vite sa confiance.
Non pas se méfier des autres, mais attendre.
Je sais, mais je n'aime pas ça. J'y répugne, et pourtant je m'y efforce depuis 6 ans. Mais je veux retourner dans le premier monde.
C'est là ma maison.
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mardi, août 29, 2006
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28 août 2006
Tout va bien
Aujourd'hui était une bonne journée. J'ai tout fait bien. J'ai nettoyé la cuisine, fait une pizza avec les enfants, préparé mes cours, écrit 4 pages.
Pizza (ou comment être une Super-Maman)
pâte à pizza surgelée
Tomates pelées en boîte (je ne sais pas si ça se trouve en France)
Jambon
Fromage qui fond bien
Bleu si on en a (fromage type bleu)
Etaler la pâte avec son grand garçon (1. La collaboration c'est éducatif; 2. Il n'y a pas que les mamans qui font la cuisine - bon, à la maison, ils ont bien du le capter; 3. Malaxer la pâte, c'est bon pour la motricité fine; 4. C'est moi qui l'ai fait! dit-il fièrement au petit frère. 5. Pendant ce temps, vous mixez les tomates et mettez la table)
Mettre la pâte sur une feuille de papier alu farinée.
Etaler la sauce tomate, puis le jambon, puis le fromage.
20 mn au four.
Voilà. Tout le monde est content.
Tout a l'air normal. Pas de Cri.
Vive la normalité. Vive le conventionalisme. On a beau dire, y a que ça de vrai.
Demain je fais des gnocchis (avec Grand Garçon).
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lundi, août 28, 2006
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27 août 2006
La technologie m'em...
C'est la troisième fois que je recommence ce damné blog de... j'ai essayé de modifier des trucs, genre ma signature et la mention "posted by" mais ça fait sauter toute la page, les titres partent partout, c'est l'horreur.
Je sais : il faut que je me mette à Dotclear. C'est bien, c'est bien et c'est rebien. Mais il faut que je prenne mon esprit et que je le mette sur Dotclear. Je ne veux pas. Kozlika, a' dit que c'est facile ouais eh bien y en qui disent que dans l'eau on flotte. Moi dans l'eau je coule.
Alors je ne mets rien pour l'instant.
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dimanche, août 27, 2006
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Ce qu'a écrit Tita
Je pensais écrire quelque chose de neuf, mais je reviens toujours à l’enfance, au soleil permanent des vacances, au vent dans les cheveux, aux traces de sel, à la marque du maillot. Il y avait toujours de l’espoir, nous étions immortels, l’important était pour plus tard : on serait, on ferait, on aimerait ainsi, non plutôt comme cela. Les chagrins étaient immenses mais on ne nous en croyait pas encore capables, nous n’en n’avions pas encore mesuré la profondeur, nous n’en avions pas encore tâté de ce gouffre. Puis il fallut donner de plus en plus de preuves de notre maturité et de notre valeur, de nos aptitudes, de nos facultés, de nos performances et de nos compétences. Connais-tu ta leçon ? Es-tu sûre de la savoir ? Je disais oui, je savais que oui mais le soupçon d’ignorance, de lacunes, de paresses, anéantissait mes certitudes, je vacillais dans le je ne sais plus si je la sais vraiment. Je me nourris surtout du sensible, je ne sais pas bien raisonner, ni démontrer, ni prouver quoi que ce soit en dehors de ma propre expérience. Je ne suis que ma propre nostalgie. Plus j’épluche cet oignon, moins je pleure, le plus piquant est passé, dans la chute des premières tuniques.
Je ne peux pas résister. Ce texte a été écrit par Tita. Il me bouleverse.
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dimanche, août 27, 2006
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Veuve Tarquine et Dieu
Veuve Tarquine et Dieu
Veuve Tarquine, incontournable dans le monde des blogs, a placé sur son blog un sigle (je ne suis pas forte en blog'jargon) qui proclame "Blog sans dieu".
Depuis, une avalanche de commentaires s'est déversée sur ce message, d'un tel niveau de bêtise que je n'ose pas les lire en entier - ça me donne envie de vomir.
Or, j'ai de nombreuses observations à faire par rapport à cela.
La première : j'ai été très vexée de me rendre compte que mon commentaire, que je voulais zen et tolérant, après avoir été placé à la suite des autres, ait été supprimé. Je ne sais si c'est intentionnel ou non. Ce matin, vexée, je me demandais si V.T. ne supprimait pas les commentaires tolérants pour laisser les commentaires hystériques. Ces commentaires conforteraient sa vision négative de la religion. Après, je me suis même dit qu'avec un peu de chance elle les écrivait elle-même. Après je me suis demandé pourquoi je me polluais l''esprit avec des suppositions plus insultantes pour moi que pour elle.
La deuxième : j'ai été vexée de m'être vexée parce que quelqu'un a supprimé mon commentaire sur son blog. Quelle futilité! Quelle fragilité! Je ne peux me laisser toucher par ça.
La troisième : j'ai eu envie de parler de Dieu. Enfin. Si l'on peut dire. Une autre fois.
La quatrième : l'un des commentaires, celui qui m'a le plus choqué (car beaucoup sont essentiellement loufoques, obscurantistes, ou polémistes), reprend un texte d'un jésuite polémiste qui donne, dans son journal, un récit épouvantable de la mort de Voltaire. Pour capter, situons dans le contexte (rapidement). Le contexte, c'est le XVIIIème siècle et le monde intellectuel et littéraire parisien et européen. La jalousie (comme dans le petit monde des blogs) y est intense. Voltaire est une célébrité, il a énormément d'esprit, de succès, d'argent, tout ce qu'il faut pour exciter l'envie et la jalousie. Après sa mort, les anti-philosophes, catholiques, se font une joie de salir sa mémoire par tous les moyens possibles. Et, dans ce texte, le récit de la mort de Voltaire, sa mémoire y est abominablement salie. Je n'en dirais rien parce que cela me dégoûte. Qu'on ne puisse même pas laisser tranquille la mémoire d'un mourant, voilà qui me bouleverse, même si cela a eu lieu il y a deux siècles. L'intolérance catholique de l'époque n'avait aucune pitié. Celui qui a copié ce texte dans le blog de Veuve Tarquine est-il stupide au point de prendre ce texte pour argent comptant? Cela donne une nouvelle dimension à l'intolérance et à la connerie humaine.
Voilà un lien relatif à la mort de Voltaire, mais pas le texte qui m'a choqué. (pour celui-là, cherchez le nom de l'auteur sur Google). Il montre l'homme tel qu'il est : au moment de mourir, il a du se mettre à croire, ou céder à la pression sociale - peu importe, d'ailleurs. Pour Dieu, seul compte le coeur et il ne peut mentir. Refuser Dieu - mais pourquoi pas? refuser Dieu, c'est simplement refuser son offre, car il faut aller vers Dieu, il ne s'impose pas à nous. C'est donc, tout simplement, le non-accès à l'éternité, et la destruction (le feu étant le symbole de cet anéantissement, et non le moyen de supplices éternels).
Cinquièmement : j'ai pensé à un extrait de
Bon, je sais que quand on n'a pas la foi et qu'on lit ça, on ne peut que rigoler. Comme dans la chanson de Jacques Brel. "Si c'était vrai..." Mais franchement, la seule réaction devant Dieu, ça ne peut être que l'incrédulité. C'est trop beau pour être vrai. En plus, il y a plein de cons qui y croient, ça rend méfiant.
Sixièmement : j'ai continué à penser : mais pourquoi ça me fait quelque chose que V.T. écrive Blog sans Dieu. Je suis entourée d'incroyants. Mes enfants lèvent les yeux au ciel quand je leur dis que Dieu a créé le monde et qu'ils sont dans sa main. Ma seule copine croyante est devenue intégriste et en plus elle m'a fait un coup en vache. Moi, je crois en Dieu, je ne sais pas pourquoi Dieu m'a fait ça, il m'a donné la foi, comme on donne une voiture ou un livre. Je n'avais pas la foi et un jour je l'ai eu. Quand je parle de Dieu aux gens ils se marrent. Alors qu'est-ce que ça peut me faire que cette femme ne croie pas?
La première raison que j'aie trouvé : ses enfants sont trop beaux. Nom d'un chien, avec des visages comme ils en ont, elle ne se rend pas compte de la présence de Dieu dans sa vie?? (Certes, Dieu lui a fait un sale coup, on sait lequel, visiblement elle lui en veut, ça se conçoit)
La deuxième : j'ai lu sur un autre blog qu'elle s'appelle Aurélie. Que V.T. ne croie pas en Dieu, soit, mais Aurélie? Bon, enfin, admettons.
Après j'ai trouvé la vraie raison. Elle n'a rien à voir avec V.T. Une réaction aussi profonde, c'est un transfert.
Allez, c'est l'heure du psychodrame.
Quand j'ai dit à ma mère que je croyais en Dieu, elle m'a dit que "ça l'étonnait de moi" et m'a demandé pourquoi. Je lui ai parlé de l'amour de Dieu et de la présence de Dieu, que je sentais, que je n'étais devenue folle, que Dieu nous demandais de venir à lui, de faire ce choix, qu'il nous offrait la vie éternelle et la lucidité en échange d'un travail sur nous durant toute notre vie pour arriver à comprendre ce monde et à nous en détacher. Elle m'a écouté très sérieusement et elle m'a dit : "Bon, d'accord. Je comprends. C'est très intéressant. Mais si je ne veux pas?"
- Si tu ne veux pas quoi?
- Si je ne veux pas de tout ça, l'amour de Dieu, la vie éternelle et tout?
- Si tu n'en veux pas?
- Oui.
- Eh bien, si tu n'en veux pas, tu ne le prends pas. C'est un choix.
- Ah bon! Parce que je comprends. C'est très intéressant. Mais moi je ne veux pas.
Comment vous expliquer? Elle ne m'a pas dit que je rêvais, que j'étais folle et que ce n'était qu'un moyen de contrôle social, ou d'oppression du peuple ou je ne sais quoi. Elle ne m'a pas dit "comment peux-tu croire à ces balivernes?". Non. Elle m'a écouté. Elle paraissait me croire. Elle n'était pas choquée que Dieu ait créé le monde. Non, non, il avait créé le monde, il voulait lui offrir la vie éternelle, elle voyait bien le truc. Mais bon, elle ça ne l'intéressait pas. Elle avait son ménage à faire, ou sa fille à étouffer, alors Dieu, franchement, qu'est-ce que ça pouvait lui foutre? La conversation m'a pétrifiée. En tout cas, j'ai bien compris ce que c'était que l'orgueil humain et pourquoi il détourne de Dieu.
Et je répète : l'incrédulité est une réaction logique devant l'immensité de Dieu. L'insensé a raison de dire en son coeur : il n'y a pas de Dieu. Dieu paraît incroyable.
Mais concevoir Dieu, accepter son existence, et s'en détourner : non merci, pas pour moi.
Alors ça, ça me tue. Cela me rappelle cette femme qui se trouvait être ma mère et j'en tremble intérieurement.
Les enfants ont fini de regarder Charlie et
Si je place ça dans un cadre plus vaste, genre cosmique, ça ne va pas aller. Cosmiquement parlant, pourquoi coucher des enfants sous prétexte qu'il est 22:42? Donc, même pour ne pas perdre patience, je ne dois pas placer ça sur un plan cosmique. Je dois juste être insistante. Fermement insistante. Pas cosmique. Pragmatique.
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antagonisme
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dimanche, août 27, 2006
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Mener une vie normale
Aujourd'hui, j'ai gardé le contrôle de la situation tout le temps. J'ai fait des repas. J'ai réussi à tenir les horaires sociaux des repas. A midi, nems, et ce soir, le reste des nems et des brochettes de porc de l'Ours. A l'heure. 7 heures.
Dans ma tête c'était comme le cri de Münch, mais j'ai gardé le contrôle de la situation.
Du coup je me sens mieux. Cela change si vite. Ma performance me rassérène. Je vais peut-être y arriver toute ma vie. A quoi ça sert de faire semblant, me direz-vous? C'est surtout pour les enfants. Si je m'étais mis à pleurer dans la cuisine, je ne peux être persuadée que ce serait bon pour eux.
De toute façon, ce soir, ça va.
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antagonisme
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dimanche, août 27, 2006
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