<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596</id><updated>2012-01-30T13:52:11.464Z</updated><title type='text'>parisienne exilée</title><subtitle type='html'>Loin de chez moi... Mais c'est où, chez moi?</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>251</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-7753284089631514928</id><published>2008-01-07T07:17:00.000Z</published><updated>2008-01-07T17:26:12.996Z</updated><title type='text'>Ce soir vous aller tous mourir</title><content type='html'>L'année dernière nous n'étions pas ici, donc nous étions là-bas.&lt;br /&gt;Je ne me souviens plus parfaitement de la date de ce que je vais raconter ; le 23? 24? 26? ou 31?&lt;br /&gt;Quoiqu'il en soit, je descend de chez moi en laissant les enfants en haut, pour aller faire les courses. Ils sont grands et la bienveillance paternaliste du propriétaire fait merveille. Contrairement à beaucoup de français que des habitants du pays sont parfois venus insulter, personne ne nous a jamais insulté  - quelques gamins se plaçaient parfois devant ma voiture dans les rues voisines, en me faisant des gestes plutôt vexants, mais il se trouve que je connais les gamins (pas ceux-là précisément), disons que j'ai le concept de gamin, je m'en supportais 130 depuis 5 ans, donc les facéties des pré-ado, quoique désolantes, ne m'émeuvent pas outre mesure (dans la mesure où il est facile de se prouver que généralement les adultes font pire, sans se forcer). Cependant je manque de patience, donc face à ces gamins gesticulants, pour ne pas m'énerver, je continuais d'avancer, au pas, en regardant la route entre eux et la voiture, ce qui avait l'avantage de me permettre de surveiller la vitesse de la voiture sans voir leurs visages, empreints de sentiments que, pour comprendre, je ne partage pas, car je ne suis responsable ni des la politique extérieure américaine, ni des politiques d'immigration française, ni de la colonisation, ni de la politique scolaire et éducative de leur gouvernement, ni de la mondialisation .&lt;br /&gt;Bref. Donc ce jour-là je descends de chez moi. Je vais ouvrir ma voiture. Tiens, il y a un post-it sous l'essuie-glace, je prend le post-it, je le lis et je vois un petit dessin qui représente des bonshommes allumettes, une femme, un homme, et deux bonshommes allumettes de sexe masculin plus petits, et il est écrit : "Ce soir vous aller tous mourir".&lt;br /&gt;Nous n'habitons pas l'Afghanistan, et les habitants de ce pays ne sont pas, historiquement parlant, d'une folle combativité. Comme me l'a dit un jour Si Mohamed, chaque fois qu'on a voulu nous conquérir, cela n'a pas été très difficile. Donc je me marre et monte dans la voiture : une blague de gamins (des claques et des coups de pieds au cul).&lt;br /&gt;Je pars, et au premier carrefour avec la route qui mène à la capitale : barrage de police, tigres noirs, armes, et au moins six flics armés jusqu'aux dents. Fichtre. Pareil à chaque carrefour. Je vais faire mes courses. Le téléphone arabe transmet des infos sympa : on cherche les deux auteurs d'un casse ; la police en a tué un ; non, deux ; non, ce sont les auteurs du casse qui ont tué un flic ; non, deux flics ; ce ne sont pas des voleurs ; mais des terroristes ; ils ont fait un casse pour financer la guerre ici ; ce ne sont pas des voleurs. Ce sont des terroristes recherchés par la police ; il y a un camp d'entraînement à la frontière ; la police a essayé de  les arrêter mais ils sont partis partout. Il y a eu un attentat dans un hôtel de la capitale ; une fusillade dans une bourgade voisine.&lt;br /&gt;La dernière info sera supposée être la bonne : il y aurait eu un camp de terroristes à la frontière; ils auraient été trahis par des achats massifs et inusités de pains dans la boulangerie locale ; les forces de l'ordre (comme on les aime !) auraient pris d'assaut le camp et tué 23 personnes sur 26.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'année dernière j'ai fait un &lt;a href="http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/01/que-dire.html"&gt;petit billet&lt;/a&gt; là dessus (obscur, à dessein).&lt;br /&gt;Et j'ai dit à l'Ours : on se tire, on se tire, on se tire.&lt;br /&gt;Ils ne veulent pas de nous, ils ont raison, qu'est-ce qu'on fout là? Tirons-nous, laissons les pleurer sur tout ce que leur pays pourrait être et n'est pas à cause, surtout pas d'eux-mêmes, mais des Américains, d'Israël, de la colonisation, des extra-terrestres et tout ça.&lt;br /&gt;Bon. A part ce petit message de menace (écrit et dessiné, j'en suis toujours persuadé, par un gamin qui avait du entendre parler du camp, il paraît que notre village avait fourni pleins de terroristes en Afghanistan, ça fournissait peut-être un sujet de conversation dans les chaumières), nous n'avons rien eu, rien (pas même un pneu crevé).&lt;br /&gt;Efficacité de la méthode du potentat local : le nettoyage avec des méthodes simples, mais éprouvées. Il paraît qu'on arrête aussi les familles, mais naturellement je n'en sais rien: seule la rumeur renseigne et elle se contredit, la rumeur. Quoiqu'il en soit, on voit où ça nous mène, l'efficacité dans la répression.&lt;br /&gt;Et nous on est partis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-7753284089631514928?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/7753284089631514928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=7753284089631514928' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7753284089631514928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7753284089631514928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2008/01/ce-soir-vous-aller-tous-mourir.html' title='Ce soir vous aller tous mourir'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-474888946678642878</id><published>2008-01-03T11:23:00.000Z</published><updated>2008-01-03T11:30:57.485Z</updated><title type='text'>Métro</title><content type='html'>Ici, il y a un métro.&lt;br /&gt;Bon, il n'y a qu'une seule ligne. Mais c'est mieux que rien.&lt;br /&gt;Quand on prend le métro, on est à la montagne en une demi-heure. Pas de la montagne où on skie (pour skier c'est plus haut et on ne skie pas, ici, on peut faire de la luge, en se cachant c'est interdit je crois).&lt;br /&gt;Il y a dans une ville voisine un parc avec un terrain de cross. Nous y avons donc été en métro (avec vélos).&lt;br /&gt;Et là j'ai une question.&lt;br /&gt;Est-ce que les gens parlent dans le métro à Paris? (Il ne me semble pas mais bon).&lt;br /&gt;(L'Ours, interrogé, me dit : Mais non, ils parlent pas, ils font la gueule).&lt;br /&gt;Et est-ce qu'ils parlent dans le métro à Madrid?&lt;br /&gt;Parce qu'ici, c'est assourdissant. Ils parlent et ils rigolent tout le temps.&lt;br /&gt;Du coup je m'interroge. Impossible de me souvenir pour Paris.&lt;br /&gt;NB : les vélos sont autorisés dans le métro mais pas les chiens. Sauf les chiens d'aveugle. Du coup j'ai appris (et oublié) comment ça se dit en espagnol - si je le relis ça me reviendra. Un mot qui me fait penser à lézard.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-474888946678642878?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/474888946678642878/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=474888946678642878' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/474888946678642878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/474888946678642878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2008/01/mtro.html' title='Métro'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-162822271968534886</id><published>2007-12-31T18:29:00.001Z</published><updated>2007-12-31T18:59:00.957Z</updated><title type='text'>Bonne année</title><content type='html'>Je souhaite une bonne année à tous ceux qui passent, à ceux qui me lisent régulièrement, à ceux qui commentent... et à ceux qui ne commentent pas, mais que j'aimerais bien connaître. Faire la fête c'est toujours sympa quand on en a envie, moi cette année je le fais ultra simple et en famille, après des années de "fêtes" imposées ou semi. Pas de belle-famille, pas de pseudo amis. Les enfants commencent à être grands, et c'est eux ma famille... La seule amie qui me reste, à Paris, va manger une bûche en regardant un film. On est sur la même longeur d'onde.&lt;br /&gt;J'ai croisé aujourd'hui, au sortir des supermarchés remplis de gens, des personnes chargeant des voitures avec musique, boissons, costumes suspendus dans la voiture, repas... Je me souviens de fêtes énormes, dans lesquelles j'étais toujours un peu dépassée, où j'allais parce que je ne savais pas où aller... Aucune ne me paraissait appropriée, mais il y a des invitations socialement difficiles à refuser : non, je ne viens pas, je préfère passer le 31 seule chez moi... je n'osais pas, et j'avais peur d'être prise d'angoisse, alors je sortais. J'étais quand même prise d'angoisse, parce que je m'angoissais de ne pas m'amuser.&lt;br /&gt;Après il y a eu les trucs entre français à l'étranger, plutôt mieux organisés, mais aussi décevants, sortes de concours sociaux. Etre invité chez les Untels, c'est mieux que chez les Trucs, et chez les Choses c'est le summum. En plus, pas moyen d'aller dormir tôt (du coup je vais squatter des lits au hasard des chambres, pour dormir, personne ne s'en rend compte sauf l'Ours qui me cherche dès que je disparais, il me connaît, il a honte que je dorme à deux heures, alors qu'il a tout autant envie que moi de rentrer, mais "ça ne se fait pas").&lt;br /&gt;Je ne sais pas si tout le monde le fait en France, mais le truc kitch, marrant mais chiant en même temps, c'est le petit paquet, vous savez, confettis et trompettes, et à minuit tout le monde souffle et lance des confettis. Est-ce que je ne fréquentais que des gens bizarres, ou tout le monde fait ça? Après, c'est la valse des SMS. Dans ces fêtes, je suis trop triste pour boire beaucoup, donc je vois tous ceux qui sont un peu trop pompettes et vacillent et envoient des SMS ou soufflent dans les trompettes ; chez certains, très terroirs, il y a quelques montrages de zizis, et quelqu'un vient me voir en espérant que je ne suis pas choquée  - j'ai une tête à être choquée par les zizis, faut croire. Je ne suis pas choquée mais angoissée parce que je ne trouve cela ni drôle, ni approprié, ni opportun. Il m'est arrivé de rire devant le spectacle pitoyable d'homme éméchés faisant des strip -tease, mais c'est un rire amer et je n'arrive jamais à trouver ça drôle, comme me le disait une amie, "tu ne te lâches jamais", je ne sais pas si je me lâche, mais pas le 31 devant Machin qui montre son zizi, je suis sûre en plus que mon air absent gâche la fête de certains. Je ne me comprends pas, je ne porte pas de jugement négatif sur ceux qui s'amusent, j'aimerais m'amuser aussi.&lt;br /&gt;C'est mon côté pimbêche. Irrémédiablement, je ne peux pas faire autrement.&lt;br /&gt;En revanche, quand je vois The Party, je hurle de rire. J'ai même mal au ventre à la fin. Là non plus je ne sais pas pourquoi, je ne me dis pas, tiens, je vais rire.&lt;br /&gt;J'aime bien les blagues trash. Ah, j'en ai fait une hier. Il y a ici des pères Noël qui grimpent sur des échelles de cordes, des rois mages aussi, sur des échelles de cordes, à la queue leu leu, parfois les rois mages sont suivis de Père Noël.&lt;br /&gt;Je dis à mon fils aîné : C'est marrant, hein. Les Espagnols ont des âmes d'enfants.&lt;br /&gt;Fils Aîné : Ben, on n'est plus en....(le pays d'avant).&lt;br /&gt;Moi : Non. Remarque, ils pourraient mettre des petits moutons en peluche aux portes.&lt;br /&gt;Fils Aîné (il est en phase Lapins Crétins) : Oui, la gorge tranchée.&lt;br /&gt;Moi : Oui, avec des jets de sangs clignotants.&lt;br /&gt;Bon. Ouais, c'est moyen. Mais ça me fait rire (désolée).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-162822271968534886?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/162822271968534886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=162822271968534886' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/162822271968534886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/162822271968534886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/bonne-anne.html' title='Bonne année'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-784338014176545264</id><published>2007-12-29T15:09:00.000Z</published><updated>2007-12-29T15:31:28.987Z</updated><title type='text'>la poesia es una arma cargada de futuro : Andaluces de Jaen</title><content type='html'>J'adore cette chanson, sous toutes ses formes, et pas seulement Paco Ibanez (bien que j'adore aussi Paco Ibanez).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un &lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=QxeFEBSAOUs"&gt;lien&lt;/a&gt; Paco Ibanez, qui explique au débuit que depuis le temps qu'il chante on lui envoie de l'huile, il n'est pas sûr qu'elle soit bien de Jaen, mais il continue de la chanter, les spectateurs comprendront pourquoi. Ensuite, j'adore la façon dont le public la chante, même si on perd un peu de vue la chanson, et Paco Ibanez.&lt;br /&gt;Un &lt;a href="http://www.musicalizando.com/catalogo/index_catalogo/poema.php?CatalogoII=321&amp;amp;id_cancion=307"&gt;lien&lt;/a&gt; pour la chanson chanté par quelqu'un d'autre, avec une guitare comme j'aime derrière.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://personales.ya.com/poesias/canc0069.htm"&gt;Paco Ibanez&lt;/a&gt; otra vez, enregistrement plus classique, son un peu pourri, ou c'est moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la chanson :&lt;br /&gt;Andaluces de Jaén,&lt;br /&gt;a ceituneros altivos,&lt;br /&gt;decidme en el alma:¿quién,&lt;br /&gt;quién levantó los olivos?&lt;br /&gt;Andaluces de Jaén,&lt;br /&gt;a ndaluces de Jaén.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No los levantó la nada&lt;br /&gt;ni el dinero, ni el señor,&lt;br /&gt;s ino la tierra callada,&lt;br /&gt;e l trabajo y el sudor.&lt;br /&gt;Unidos al agua pura&lt;br /&gt;y a los planetas unidos,&lt;br /&gt;los tres dieron la hermosura&lt;br /&gt;de los troncos retorcidos.&lt;br /&gt;Andaluces de Jaén.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Andaluces de Jaén,&lt;br /&gt;a ceituneros altivos,&lt;br /&gt;d ecidme en el alma: ¿de quién,&lt;br /&gt;de quién son esos olivos?&lt;br /&gt;Andaluces de Jaén,&lt;br /&gt;a ndaluces de Jaén.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¡Cuántos siglos de aceituna,&lt;br /&gt;los pies y las manos presos,&lt;br /&gt;sol a sol y luna a luna&lt;br /&gt;pesan sobre vuestros huesos!&lt;br /&gt;Jaén levántate brava&lt;br /&gt;sobre tus piedras lunares,&lt;br /&gt;no vayas a ser esclava&lt;br /&gt;con todos tus olivares.&lt;br /&gt;Andaluces de Jaén.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Andaluces de Jaén,&lt;br /&gt;aceituneros altivos,&lt;br /&gt;decidme en el alma: ¿de quién&lt;br /&gt;d e quién son esos olivos?&lt;br /&gt;Andaluces de Jaén,&lt;br /&gt;andaluces de Jaén.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                    &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;Miguel Hernández&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le poème entier :&lt;br /&gt;        Andaluces de Jaen,&lt;br /&gt;aceituneros altivos,&lt;br /&gt;decidme en el alma:&lt;br /&gt;Quien, quien levanto los olivos?&lt;br /&gt;No los levanto la nada,&lt;br /&gt;ni el dinero, ni el señor,&lt;br /&gt;sino la tierra callada,&lt;br /&gt;el trabajo y el sudor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Unidos al agua pura&lt;br /&gt;y a los planetas unidos,&lt;br /&gt;los tres dieron la hermosura&lt;br /&gt;de los troncos retorcidos.&lt;br /&gt;Levantate, olivo cano,&lt;br /&gt;dijeron al pie del viento.&lt;br /&gt;Y el olivo alzo una mano&lt;br /&gt;poderosa de cimiento.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Andaluces de Jaen, aceituneros&lt;br /&gt;altivos, decidme en el alma:&lt;br /&gt;Quien, amamanto los olivos?&lt;br /&gt;Vuestra sangre, vuestra vida,&lt;br /&gt;no la del explotador&lt;br /&gt;que se enriquecio en la herida&lt;br /&gt;generosa del sudor.&lt;br /&gt;No la del terrateniente&lt;br /&gt;que os sepulto en la pobreza,&lt;br /&gt;que os pisoteo la frente,&lt;br /&gt;que os redujo la cabeza.&lt;br /&gt;Arboles que vuestro afan&lt;br /&gt;consagro al centro del día&lt;br /&gt;eran principio de un pan&lt;br /&gt;que solo el otro comía.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cuantos siglos de aceituna,&lt;br /&gt;los pies y las manos presos,&lt;br /&gt;sol a sol y luna a luna,&lt;br /&gt;pesan sobre vuestros huesos!&lt;br /&gt;Andaluces de Jaen, aceituneros&lt;br /&gt;altivos, pregunta mi alma:&lt;br /&gt;de quién, de quién son estos olivos?&lt;br /&gt;Jaen, levantate brava&lt;br /&gt;sobre tus piedras lunares,&lt;br /&gt;no vayas a ser esclava&lt;br /&gt;con todos tus olivares.&lt;br /&gt;Dentro de la claridad del aceite&lt;br /&gt;y sus aromas, indican tu libertad&lt;br /&gt;la libertad de tus lomas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-784338014176545264?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/784338014176545264/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=784338014176545264' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/784338014176545264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/784338014176545264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/la-poesia-es-una-arma-cargada-de-futuro.html' title='la poesia es una arma cargada de futuro : Andaluces de Jaen'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-8689216943563351009</id><published>2007-12-24T12:59:00.000Z</published><updated>2007-12-24T13:18:23.987Z</updated><title type='text'>Joyeux Noël</title><content type='html'>Joyeux Noël à tous !&lt;br /&gt;Je suis d'excellente humeur ; pour des raisons diverses, nous avons déjà fêté Noël. Nous recommençons chez des amis ce soir. Ce sont des Noëls assez originaux, peu typiques mais on s'en fout.&lt;br /&gt;Une amie qui m'a appelé hier m'a remonté le moral, involontairement. Comme je lui parlais de la dichotomie affreuse de la blogosphère, soit anti-Sarko (Sarko = Hitler = Pétain ), soit-pro Sarko (Sarko = ah enfin un qui va nous sortir du marasme, alors qu'on attend toujours de voir ce qu'il fait, à part des rodomontades), elle m'a fait ramarquer qu'il en allait de même, il y a longtemps, avec Mitterrand, un Dieu pour certains et un Démon né pour détruire la France pour d'autres (je me souviens même de la mère d'une amie, d'extrême droite, qui m'avait sorti une théorie abracadabrante comme quoi Mitterand était un envoyé des Forces Obscures parce qu'il avait tout fait pour que la pyramide du Louvre ait &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_du_Louvre"&gt;666 pièces&lt;/a&gt; - ou c'était un copain, qui m'avait dit ça, je ne sais plus).&lt;br /&gt;Mon amie m'a dit, désabusée : "Bouah, tu sais, c'est toujours la même chose, avant c'était Mitterand, maintenant c'est Sarkozy".&lt;br /&gt;Je me suis sentie mieux, c'est bizarre : j'ai vu tout d'un coup ce grand chambard un peu hystérique qui mélange tout : critiquons les options de Sarko (enfin pas moi parce que la politique m'emmerde) mais ni lui ni son parti ni ses partisans n'ont inventé la magouille, la concussion, la malhonnêteté et l'arrivisme.&lt;br /&gt;Si l'autre fofolle avait été élue, nous aurions d'autres affaires, mais rien de mieux, peut-être pas la fête au fric et aux financiers, mais la fête aux faux-cul, aux menteurs, et aux donneurs de leçons qui s'en foutent plein les poches par derrière en regardant ailleurs.&lt;br /&gt;Octave n'était pas sympathique du tout ; mais les Romains ont eu ce qu'ils méritaient ; probablement nous l'aurons aussi ; pour le même raison. C'est de la faute de tout le monde, moi y compris, je devrais me battre et je ne me bats pas, personne ne se bat, notre civilisation se termine.&lt;br /&gt;Les Démocraties finissent en Principats.&lt;br /&gt;Oui, c'est pas gai, mais bon. C'est pas triste non plus.&lt;br /&gt;Joyeux Noël.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-8689216943563351009?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/8689216943563351009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=8689216943563351009' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8689216943563351009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8689216943563351009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/joyeux-nol.html' title='Joyeux Noël'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-7508552432745643468</id><published>2007-12-20T15:17:00.000Z</published><updated>2007-12-20T15:31:13.037Z</updated><title type='text'>le temps passe</title><content type='html'>Eh oui et moi je ne fais rien parce que j'ai trop de trucs qui se bousculent.&lt;br /&gt;En général, fin novembre (donc là on est bien fin novembre, non?) je passais aux élèves de troisième Nuit et Brouillard.&lt;br /&gt;Nous (les vieux) avons été bercés de reportages, films, romans sur le thème mais il ne semble plus être très à la mode. En France je ne sais pas ; mais dans les pays arabes pas trop.&lt;br /&gt;Voilà les liens. Si vous êtes dans une période de tristesse, ne regardez pas. En revanche, si un jour vous êtes en super forme et que vous vouliez vous mettre à broyez du noir, passez directment à la seconde partie.&lt;br /&gt;Ce film a toujours rendue les classes muettes ; au début ils se taisent, après avoir constaté avec dépit que c'est souvent en N&amp;amp;B. Puis ils regardent, accrochent doucement. La première partie les accroche, la deuxième les saisit et dans les dix dernières minutes, pendant lesquelles je quitte la salle, pour pouvoir ressurgir en toute dignité et pas en larmes à la fin, les mêmes soupirs, les mêmes cris, tous les ans. Ils réagissent tous de la même façon, les yeux fixés sur l'écran, le visage exprimant la stupéfaction et l'horreur.&lt;br /&gt;Au début je les préviens que je ne parlerai pas après, parce que je ne pourrais pas ; pourquoi, madame, ne pourrez-vous pas? parce que je ne pourrais pas, c'est tout. Je vous passe ce film pour ne pas avoir à vous faire le cours, car il est plus efficace que tout ce que je pourrais dire. Tout est vrai, et souvenez-vous que seule une vraie démocratie peut nous préserver de ce que l'homme peut faire subir à l'homme. Je vous le dis depuis le début, mais maintenant vous allez voir. Et encore, même en démocratie, il faut être prudent, les Allemands avaient une démocratie jeune (bon, plutôt mal née) mais elle a vite dérapé.&lt;br /&gt;Première partie.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object height="318" width="420"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x24p1i&amp;amp;related=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x24p1i&amp;amp;related=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" height="318" width="420"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x24p1i_nuit-et-brouillard-12_politics"&gt;Nuit et Brouillard 1/2&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoyé par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/barbarius_76600"&gt;barbarius_76600&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Deuxième partie.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="420" height="321"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x24pgt&amp;amp;related=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x24pgt&amp;amp;related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="321" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x24pgt_nuit-et-brouillard-22_politics"&gt;Nuit et Brouillard 2-2&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/barbarius_76600"&gt;barbarius_76600&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-7508552432745643468?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/7508552432745643468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=7508552432745643468' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7508552432745643468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7508552432745643468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/le-temps-passe.html' title='le temps passe'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-2154300536319283907</id><published>2007-12-17T19:41:00.000Z</published><updated>2007-12-17T20:00:47.344Z</updated><title type='text'>L'étoile de ceux qui ne sont pas nés</title><content type='html'>Un roman de Franz Werfel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pourquoi, quelque chose de douceâtre et d'écoeurant dans la vie politique actuelle me ramène toujours au dégoût que j'ai ressenti à la chute de l'Etoile de ceux qui ne sont pas nés. Un roman de Sf pas comme les autres, écrit par un ami de Thomas Mann et Hermann Hesse, avec cette ambiance surranée, très viennoise, molle, mourante, comme dans Le jeu des perles deVerres (et puis un génie du titre, pour les deux, non?).&lt;br /&gt;Il n'est probablement pas indifférent que l'un traite d'une société parfaite qui a horriblement résolu le problème de la mort (L'étoile de ceux qui ne sont pas nés). L'autre traite de l'impuissance de la culture (Le Jeu des Perles de Verre).&lt;br /&gt;Je suggère la lecture de ces deux livres, si vous vous sentez gais, par exemple, et que vous souhaitiez vous sentir tristes. Mais surtout Franz Werfel, qui gagne à être connu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, pour rigoler, hein, et pour Dja, desfois qu'elle vienne ici, un petit coup de Mafalda.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/R2bTkD8-diI/AAAAAAAAAFw/RFFjIgROL2E/s1600-h/mafalda-et-le-monde.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/R2bTkD8-diI/AAAAAAAAAFw/RFFjIgROL2E/s400/mafalda-et-le-monde.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5145032240807179810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C'est un peu la même idée, mais en mieux.&lt;br /&gt;Il y a un &lt;a href="http://www.blog-mafalda.fr/"&gt;blog Mafalda&lt;/a&gt; en français.&lt;br /&gt;Il y a aussi un&lt;a href="http://mafalda.dreamers.com/"&gt; site en espagnol&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-2154300536319283907?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/2154300536319283907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=2154300536319283907' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2154300536319283907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2154300536319283907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/ltoile-de-ceux-qui-ne-sont-pas-ns.html' title='L&apos;étoile de ceux qui ne sont pas nés'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/R2bTkD8-diI/AAAAAAAAAFw/RFFjIgROL2E/s72-c/mafalda-et-le-monde.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-5552473391522607213</id><published>2007-12-14T14:19:00.000Z</published><updated>2007-12-14T15:11:21.520Z</updated><title type='text'>Sdf à l'Elysée / méchoui à l'Elysée : le charme discret de la dictature</title><content type='html'>Oh, je suis déçue.&lt;br /&gt;Tout à l'heure au mercadona, en faisant mes courses, j'ai eu une idée qui m'a fait rire toute seule.&lt;br /&gt;D'abord, sachez que comme j'ai toujours tendance à avoir le moral dans les chaussettes, parce que je ne fais pas grand chose sauf penser au monde dans lequel je vis, la visite de Khadafi en France m'a démoralisée. Idiot, n'est-ce pas? je lis même des &lt;a href="http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2007/12/tu-la-sent-ma-grosse-realpolitik-tu-la.html"&gt;sites gauchistes&lt;/a&gt;, ça me rappelle ma jeunesse mais ça me démoralise : surtout que l'auteur est naïf, en plus, ça me démonte encore plus (quoique ça me console, dans un sens, il y en a d'autres, je peux ricaner). Oui, il est naïf, il écrit:&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Franchement, de ces vertueuses indignations, qu'est-ce que Nain 1er en a à foutre ? Oh, peut-être bien qu'au fond de ce qui lui sert d'âme, il se sent un peu (un tout petit peu...) lamentable de dérouler le tapis rouge au Colonel, mais ce n'est qu'une hypothèse...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Il rêve ou quoi? Il doit pas fréquenter des masses d'hommes d'affaires. Parce que dans WCII, Khadafi, même avec son passsé douteux, ils le prennent, hein. Je suis formelle.&lt;br /&gt;ça me rappelle ce que je me disais dans le Golfe, quand j'y habitais, face à la réaction de certains de mes compatriotes devant les locaux : un Arabe pauvre est un Arabe ; un Arabe riche est un riche.&lt;br /&gt;Quoiqu'il en soit je suis allé faire mes courses au mercadona et j'ai commencé à rire toute seule comme une bossue en pensant à l'association Don Quichotte et à ses tentes.&lt;br /&gt;Ils pourraient peut-être tenter le coup d'aller les planter à l'Elysée?&lt;br /&gt;Mais je suis déçue parce que &lt;a href="http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20071211002048AAEu7yp"&gt;quelqu'un d'autre y a pensé&lt;/a&gt;. Mais les commentaires sont peu nombreux (et très frais).&lt;br /&gt;En revanche, les journalistes n'y ont pas pensé. (Ou si? je n'ai pas fouillé le net, hein.)&lt;br /&gt;Pas de blague de mauvais goût, peut-être? On n'énerve pas le pouvoir en place? Tiens ça me rappelle des trucs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, une &lt;a href="http://www.maliweb.net/category.php?NID=25308"&gt;vidéo.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=SherBM1HbPc"&gt;Là&lt;/a&gt; (avec le sourire inoxydable de la journaliste, son nom m'échappe - c'est chouette l'info). &lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=WTNXi-c3liI"&gt;Là&lt;/a&gt;(merci de nous accueillir, M. Khadafi, je sais que vous avez peu de temps à consacrer aux journalistes ; oui, je sais, en France c'est banal, mais moi j'ai pas la télé et de toute façon je ne la regarde pas. khadafi, les droits de l'homme, euh, il regarde mais non là il voit pas : la question des droits de l'homme ne se pose pas  - je l'ai lu dans un blog,  mais je croyais que c'était de l'humour noir ! mais non ! mais non ! il le dit vraiment !) . &lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=Mg6MPtEfYVk"&gt;Là&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Ma phrase préférée (c'est Sarko qui parle) : "Pour le reste, il a sa personnalité, son tempérament."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dans ce monde-là que je suis née ou je suis passée dans une autre dimension sans m'en apercevoir?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-5552473391522607213?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/5552473391522607213/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=5552473391522607213' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5552473391522607213'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5552473391522607213'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/sdf-lelyse-mchoui-lelyse-le-charme.html' title='Sdf à l&apos;Elysée / méchoui à l&apos;Elysée : le charme discret de la dictature'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-320146536685548148</id><published>2007-12-14T13:09:00.000Z</published><updated>2007-12-14T09:15:16.981Z</updated><title type='text'>Conclusion</title><content type='html'>1. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;reprendre les points de chaque partie&lt;/span&gt; : Bon, on a vu qu'avec la culture du travail et une expérience internationale on ne réussit pas forcément à faire son trou dans une WC. Donc il faut employer des méthodes anciennes, se faire des relations, copiner avec des gens importants, genre facebook mais en vrai, et moins travailler.&lt;br /&gt;2.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Répondre à la question posée par la problèmatique &lt;/span&gt;: un peu, que le monde est pourri : il ne colle pas avec l'instruction publique ni le politiquement correct, alors pourquoi on nous le dit pas hein?&lt;br /&gt;3. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ouvrir le sujet vers l'avenir&lt;/span&gt; : quel avenir? La seule solution c'est de devenir arriviste. Ou ermite (SDF). Mais on ne peut pas tout arrêter : après on vit de quoi? Comme des souris de laboratoire, faut continuer à courir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le début était mieux que la fin, hein? Je me suis fatiguée sur la longueur. Mais vous saisissez l'idée.&lt;br /&gt;La prochaine fois : Welcome to Six Sigma World. (mais il faut que je réfléchisse)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne pleut plus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-320146536685548148?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/320146536685548148/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=320146536685548148' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/320146536685548148'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/320146536685548148'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/conclusion.html' title='Conclusion'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-1746366605889177600</id><published>2007-12-13T15:21:00.000Z</published><updated>2007-12-13T15:25:11.893Z</updated><title type='text'>Intempéries</title><content type='html'>Il pleut que c'est affreux. Je déteste la pluie. L'eau, d'ailleurs.&lt;br /&gt;Du coup, blogger fonctionne mal. Enfin pas blogger, ma connexion.&lt;br /&gt;Quel est le rapport entre l'eau et internet? Les fils ils sont sous l'eau, ou alors maintenant c'est satellite alors ça fait quoi, l 'eau?&lt;br /&gt;J'ai supprimé un message mais je l'ai remis, mais sans les commentaires.&lt;br /&gt;Mon Dieu ce qu'il pleut. Je déteste, je déteste.&lt;br /&gt;Une petite tempête tropicale pour la route?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-1746366605889177600?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/1746366605889177600/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=1746366605889177600' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1746366605889177600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1746366605889177600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/intempries.html' title='Intempéries'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-4445255188870457903</id><published>2007-12-13T12:24:00.000Z</published><updated>2007-12-13T15:15:46.447Z</updated><title type='text'>World Company II - Part C : at least we found the solution</title><content type='html'>(je parle anglais, c'est l'influence de l'interface de Blogger, qui m'emm....)&lt;br /&gt;Troisième partie : manager sa progression dans la boîte quand on est travailleur, naïf et qu'on croit au système (et victime de l'instruction publique dans une province ouvrière française).&lt;br /&gt;a. Analyse.&lt;br /&gt;T'as fait comme on t'a dit, t'as travaillé, tu t'es investi, tu as fait tienne le devenir de ta boîte.&lt;br /&gt;ça marche pas.&lt;br /&gt;Tu discute avec ta femme, qu'a fait des études avec  papiers qui servent à rien et elle te parle de l'ancien régime, Charlemagne et les rapports d'homme à homme, le serment de fidélité à l'empereur, la recommendatio, et elle t'emmerde parce que tu vois pas le rapport avec la choucroute. Mais ta femme elle-même elle cogite dur sur le sujet.&lt;br /&gt;Sous l'ancien régime, les rapports d'hommes à hommes étaient la base de tout. On n'existait qu'en fonction que de ceux que l'on connaissait. On a un exemple du système à une époque tardive si on lit des romans russes, par exemple, dont les héros essaient d'approcher les hommes importants à coup de lettres de recommandation pour en obtenir des bienfaits. Le début des Trois Mousquetaires, roman génial, raconte comment d'Artagnan est furieux d'avoir perdu la lettre rédigée par son père à l'intention de M. de Tréville : sans la lettre, il ne peut rien obtenir. Mais il va se faire des potes : et du coup il va y arriver quand même.&lt;br /&gt;Maintenant, on n'a plus recours à ces pratiques, fi donc, on rationnalise. Mais ta femme a découvert que tout n'était que mensonge et elle part de la thèse, hardie, que non, l'Ancien Régime est éternel, et que si, on choisit sur recommandation. Etre connu et apprécié, voilà le mot.&lt;br /&gt;Dans les journaux et sur Internet ils disent pareil. Mince. Donc c'était vrai. Tout n'était que mensonge. Il faut pas travailler, être poli et tout faire bien pour que la boîte fonctionne.&lt;br /&gt;b. Actions suggérées.&lt;br /&gt;Il faut être copain avec un max de gens, et de préférence, les bonnes (chefs, sur chefs, sur sur-chefs, et même dans la boîte d'à côté).&lt;br /&gt;Il faut mettre sur pied des PROJETS, des INITIATIVES STRATEGIQUES, des PLANS D'ACTION. Et encore, je suis pas forte en jargon.&lt;br /&gt;Attention : ne commets pas l'erreur fatale de croire qu'il faut les appliquer et donc travailler. Non, non. Tu délègues. Si ça va pas, tu gueules. Là, je cède la parole à Patsi (de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ab Fab)&lt;/span&gt; : Tu traites mal tes employés, tu les sous payes, et tu les vires avant qu'ils commencent à te mépriser.&lt;br /&gt;Analysons fissa la structure de WC.&lt;br /&gt;Un siège dans une olympe américaine (trop loin ; tu respectes, mais tu négliges) ; une subdivision régionale du genre : Amérique - Europe Middle East - Asie pacifique - en option : Afrique avec directeur régionaux (ça se rapproche ; tu vénères, rarement, mais avec feu) ; des sous directeurs régionaux - nous : South Europa (tu t'animes, tu participes, tu suggères, tu video-confères, tu te formes - bon, la formation, très bon, preuve de dynamisme et de confiance dans la structure); directeur de site : ton pote ! et sous-directeur de site : ton pote n°2 ! et les directeurs de service (toi - les autres : prudence, mais écrase si l'occasion se présente).&lt;br /&gt;Tous ces gens, au dessus de toi, pensent. Donc toi, tu penses pas : ils le font. Ils te recrutent pour tes compétences décoratives, mais surtout tu les gardes pour toi. Tu appliques ce qu'on dit. Le département des Bonnes Idées (émanation du siège régional, europe du centre, je veux dire du centre économique)  dit qu'il faut acceillir les clients avec des petits fours sucrés? Petits fours sucrés. Le département décide de supprimer les petits fours pour les remplacer par des dames en liquette? Dames en liquette. Tu vires le mec des petits fours, sans le payer, sinon ça fait plouc - qui paie encore ses fournisseurs? Tu ne suggère pas que les dames en liquette pourrait servir les petits fours. De toute façon, c'est pas toi qui paie pas, c'est la boîte. Exit les dames en liquette, il faut un business center, ça fait plus pro, alors business center. Tu ne penses pas tu appliques. Mondialisation, centralisation, rationnalisation : un seul cerveau, des tentacules. Tu fais tentacule.&lt;br /&gt;Tu deviens directeur de site.&lt;br /&gt;Et là, c'est la suite qui me manque. On fait quoi, après?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-4445255188870457903?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/4445255188870457903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=4445255188870457903' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4445255188870457903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4445255188870457903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/world-company-ii-part-c-at-least-we.html' title='World Company II - Part C : at least we found the solution'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-5585060909694479614</id><published>2007-12-12T15:14:00.000Z</published><updated>2007-12-13T15:19:10.239Z</updated><title type='text'>World Company -part B, 3</title><content type='html'>B. les faits.&lt;br /&gt;Mais c'est rien que des menteries.&lt;br /&gt;En effet, l'Ours, travailleur acharné (il ne prend ses vacances que quand on l'y oblige - j'en connais d'autres, son assistant actuel est comme ça) aurait du réussir une carrière fulgurante. Il a tellement de compétences dans son domaine que c'est du gâchis, il veut travailler tout le temps et il veut absolument devenir riche et heureux en se mettant dans les grandes mains de la WC.&lt;br /&gt;Je me souviens d'une époque où, quand je râlais sur ses boîtes pourries, il me disait avec noblesse. "Ah mais c'est le Jeu. C'est comme ça. C'est le Système. Il faut accepter".&lt;br /&gt;Ah ouais, tiens, que je lui disais.&lt;br /&gt;Vu son passé, voilà ce qu'il croyait. Tu cravailles tu cravailles tu cravailles, et la WC, tellement elle est contente que tu cravailles, elle te promeut et à la fin t'es le big boss, ou dans les big boss, quoi.&lt;br /&gt;C'est ce qu'on fait croire aux ouvriers (cf la citation d'hier) pour leur donner du coeur à l'ouvrage.&lt;br /&gt;On leur fait croire qu'on vit dans une société ascendante. Et ils le croient. Alors qu'il suffit de faire un tas de terre ou de sable ou de caillou ou de riz de blé de n'importe quoi pour observer la forme d'une pyramide et constater qu'en bas il y a plus de terre/sable/riz/caillou/gens qu'en haut et que tout ceux d'en bas ne peuvent pas monter. Si on remue le tas, ça remue mais il y a toujours plus de machins en bas qu'en haut.&lt;br /&gt;C'est Le Grand Mythe du Capitalisme.&lt;br /&gt;Je me moque, mais pas trop. Moi je croyais, je l'ai dit déjà, qu'avant les gens ils étaient tous bêtes et malheureux et que grâce à la démocratie ils allaient tous devenir heureux et tout et que l'Histoire avait aussi un sens ascendant et que les gens étaient tous sur terre entrain de devenir heureux, avec un peu de retard pour les pays pauvres (normal, ils étaient pas français ni européens c'est pas de leur faute). Moi, c'était Le grand Mythe de la Démocratie. Chacun ses illusions, quoi. N'empêche que l'Ours et moi on était fait pour s'entendre, non?&lt;br /&gt;Donc, l'Ours a cravaillé, cravaillé, cravaillé, et il s'est fait prendre pour un con!&lt;br /&gt;Mince. Le système marchait pas.&lt;br /&gt;What to do? (comme disent les Indiens)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-5585060909694479614?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/5585060909694479614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=5585060909694479614' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5585060909694479614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5585060909694479614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/world-company-part-b-3_13.html' title='World Company -part B, 3'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-8990903620099414951</id><published>2007-12-11T10:49:00.000Z</published><updated>2007-12-11T15:49:13.126Z</updated><title type='text'>World Company II, part B 2.</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Deuxième partie : bosser dans une World Company.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A/ La théorie (suite)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;b. Applications pratiques.&lt;br /&gt;Donc on est dans un monde rationnel où on observe les gens avec raison, et on les utilise là où ils sont le mieux pour la monde, et, plus précisément, pour la société. Donc il existe un département dit des Ressources Humaines, dont le chef analyse et décortique soigneusement l'être profond des employés. Car les progrès de la raison ont amené les entreprises à prendre conscience de l'importance du POTENTIEL HUMAIN. C'est vachement important le potentiel humain. Dans les temps modernes, film de Charles Chaplin, on a un exemple facétieux d'entreprise ne respectant pas le potentiel humain de ses employés et essayant de les transformer en machines.&lt;br /&gt;Mais c'était il y a longtemps, longtemps. Maintenant on n'est plus comme ça. On cherche à motiver les gens.&lt;br /&gt;Dans les World Company c'est encore plus vrai. On a besoin de gens compétents. Travailleurs sérieux. Car la puissance de la société vient de ses membres, pas vrai? Si on motive les employés, si on sait les amener à donner le meilleur d'eux-mêmes, alors la société gagnera plus de sous et les employés seront mieux payés, et ils seront plus heureux et tout sera formidable merveilleux.&lt;br /&gt;D'accord? Vous me suivez?&lt;br /&gt;Une petite citation :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Les indigènes eux ne fonctionnent guère en somme qu'à coup de trique, ils gardent cette dignité, tandis que les blancs, perfectionnés par l'instruction publique, ils marchent tous seuls.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La trique finit par fatiguer celui qui la manie, tandis que l'espoir de devenir riche et puissant dont les blancs sont gavés, ça ne coûte rien, absolument rien. Qu'on ne vienne plus nous vanter l'Egypte et les tyrans tartares ! Ce n'étaient ces antiques amateurs que petits margoulins prétentieux dans l'art suprême de faire rendre à la bête verticale son plus bel effort au boulot. Ils ne savaient pas, ces primitifs, l'appeler "Monsieur" l'esclave, et le faire voter de temps à autres, ni lui payer le jouranl, ni surtout l'emmener à la guerre pour lui faire passer ses passions."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ch'est qui?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-8990903620099414951?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/8990903620099414951/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=8990903620099414951' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8990903620099414951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8990903620099414951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/world-company-ii-part-b-2.html' title='World Company II, part B 2.'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-1418589364408426122</id><published>2007-12-09T16:58:00.000Z</published><updated>2007-12-09T16:58:43.710Z</updated><title type='text'>World Company II - Part B</title><content type='html'>Suite de l'Ours.&lt;br /&gt;Au Zétazuni, l'Ours est un peu malheureux parce que les Unions (syndicats), superpuissants, empêchent les stagiaires de travailler. Les stagiaires ne peuvent pas bosser plus que de 9 heures du matin à 5 heures du soir. Même s'ils veulent. C'est horrible.&lt;br /&gt;Et l'Ours fait son stage dans une World Company qui suit les règlements locaux. Il apprend plein de trucs. Dont l'anglais. Il rencontre des tas de gens. Dont Dany Glover et Phil Collins (il les croise, hein, c'est tout).&lt;br /&gt;Il revient et là il veut travailler dans une World Company parce que les standards sont plus élevés. Et dans une World Company on peut aller à l'étanger.&lt;br /&gt;Alors il trouve un boulot dans une World Company, que nous désignerons ci-après par le sigle WC1, puis dans European Company (EC) et maintenant il retravaille dans une WC2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième partie : bosser dans une World Company&lt;br /&gt;A. La théorie.&lt;br /&gt;a. fondements idéologiques. Avant, le monde était affreux. Les riches avaient le pouvoir, et les pauvres n'avaient aucun droit. Mais heureusement, les pauvres, qui en avaient marre d'être malheureux, ils ont fait une REVOLUTION. Surtout en France. Surtout à Paris. Le parisien moyen fout volontiers le bordel dans sa ville, et ce, depuis une époque extrêmement reculée. Saint Louis, par exemple, ramait sec avec les parisiens. Mais Saint Louis s'en est super bien tiré ; Louis XVI, moins. Donc les Parisiens ont fait une REVOLUTION pour apporter le BONHEUR à tout le monde en général, les Parisiens, les Français, et les Européens. Non, parce que nous les Français on est super intelligents et super sympas. La révolution a eu des moments un peu désordonnés (et là, en aparté mais je promets je ne disserte pas, je me souviens de ma prof d'arabe, une soeur, libanaise, catholique, née en Argentine, de nationalité française, et ayant passé toute sa vie dans un pays que je me réjouis d'avoir quitté, qui me disait : le parti baas est un bon parti, à la base, c'est un parti comme Robespierre - rien, c'est tout, j'ai rien dit, j'y repenserai une autre fois) désordonnés disais-je, mais ne faut-il pas être indulgent envers le peuple qui a apporté la Vérité au Monde? (Je veux dire le Concept de Base de la Démocratie, non, c'est pas les Anglais, j'aime pas les Anglais, ils boivent la bière tiède).&lt;br /&gt;Donc après la Révolution et après qu'un petit monsieur ait essayé de conquérir l'Europe pour la rendre heureuse, mais l'Europe n'a pas voulu, franchement on se demande et d'ailleurs les Anglais (des jaloux) et les Espagnols (morts plus qu'à moitié, et à qui on donne tout de même à boire, disait mon père), tout le monde en Europe s'est mis à faire plus ou moins comme en France (des révolutions) mais moins sanglantes je trouve, et les gens se sont mis à être heureux. Au lieu de subir leurs gouvernants, ils les ont élus, ce qui est mieux; les gouvernants élus ont déclenchés des guerres, et là, on a sacrément vu la différence! Foin de ces petites guerres amateurs, avec lancers de soldats à pieds les uns contre les autres, dans le désordre et le cafouillis ! tu rigoles : les gouvernements élus ont fait les choses super bien (fallait qu'ils soient réélus) : de la technique, des avions, des chars, de la chimie, de l'efficacité, merde, quoi : donc massacres, tueries, mais dans les grandes largeurs, pas mesquin, amateur comme avant. Les gouvernements ont (enfin) réfléchi. Plus d'amateurisme. De la réflexion, les mecs. On classe les gens. On les observe, on les analyse, on les quantifie. On cherche le plus apte. Le moins apte.  On trie (mais rationnellement, on n'est pas des sauvages).  Ceux qui sont inutiles pour la société, en a-t-on besoin? Voyons : il me semble inutile de conclure : la réponse à cette question ne s'impose-t-elle pas d'elle-même?  Ceux qui sont utiles, en a t-on besoin? Même remarque. C'est en Allemagne que le processus a été le mieux affiné - mais la méthode a déplu. Mauvaise comm. Encore qu'il faille relativiser : le communicant de l'époque a posé les bases de la propagande moderne, mais avec un manque criant de délicatesse ; on fera plus fin.&lt;br /&gt;Voilà. Donc, là si vous voulez, on est heureux. Le commerce et l'industrie se développent, promesse certaine de bonheur. Equipement des ménages, d'abord en truc utiles, puis inutiles, puis virtuels (et là on touche au sublime).&lt;br /&gt;Il y a un rapport avec la suite  : retenez rationalisation, méthode, objectif bonheur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-1418589364408426122?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/1418589364408426122/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=1418589364408426122' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1418589364408426122'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1418589364408426122'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/world-company-ii-part-b.html' title='World Company II - Part B'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-9137038105924963052</id><published>2007-12-08T21:52:00.000Z</published><updated>2007-12-08T21:52:26.354Z</updated><title type='text'>Retard</title><content type='html'>J'ai plein de trucs à dire, et je ne le fais pas, c'est nul.&lt;br /&gt;Mali a donné une adresse de &lt;a href="http://www.cafe-philo.net/about.php"&gt;Martine Cover Generato&lt;/a&gt;r qui marche.&lt;br /&gt;Blogger fait ch..., je vais mettre les commentaires sur Haloscan, mais je traîne les pieds, de céder à la pression. De deux choses l'une soit je vous connais, et je connais votre blog (d'ailleurs il faut que je refasse mes liens, qui datent du Moyen-Age), soit vous mettez le lien dans les commentaires, j'aime bien aller sur les blogs des gens.&lt;br /&gt;Valérie de Haute Savoie : quand on n'a pas de compte blogger, on ne peut plus mettre son site en lien dans les commentaires.&lt;br /&gt;Il y a un générateurs de Pieds Nickelés, moins bien que celui de Martine, mais marrant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-9137038105924963052?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/9137038105924963052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=9137038105924963052' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/9137038105924963052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/9137038105924963052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/retard.html' title='Retard'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-2088705072735286462</id><published>2007-12-07T09:25:00.000Z</published><updated>2007-12-07T10:08:44.806Z</updated><title type='text'>World Company II - part A</title><content type='html'>Introduction :&lt;br /&gt;1. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;petite phrase générale pour présenter le sujet.&lt;/span&gt; Penchons nous quelque peu sur le cas de l'Ours.&lt;br /&gt;2. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Trouver la problématique&lt;/span&gt;. En quoi l'Ours est-il représentatif de la société pourrie dans laquelle nous vivons.&lt;br /&gt;3. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Annonce du plan&lt;/span&gt; : d'abord on va causer de l'Ours, après de son boulot et après on analysera les deux ensemble. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(3 parties, c'est bon, on est sauvé)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première partie : &lt;/span&gt;Présentation générale de l'Ours.&lt;br /&gt;A. Origines socio-familiales.&lt;br /&gt;L'Ours vient d'une région ouvrière, dans laquelle on a le choix entre être ouvrier ou être patron, à la base. D'un côté de sa famille, on est ouvrier (la Grande Tradition Ouvrière, pas communiste, quelle horreur). De l'autre, petit commerçant. Dans cette région, on a le Culte Du Travail. On n'est pas malade. On n'est pas handicapé. On n'est pas feignant. On bosse. On a le sens des priorités. Patron donner travail, donc patron : bon. Respecter patron. Courber son dos, fermer sa gueule, et bosser.&lt;br /&gt;Quand les usines et les mines ferment, c'est le bordel, mais on ne se plaint pas : c'est la vie. C'est la société qui change. C'est pas la faute du patron. De toute façon, si on bosse on s'en sort toujours. Il y en a qui se plaigne : bon, c'est vrai que pour certains c'est dur, mais dans l'ensemble, si l'on n'est pas feignant, on trouve toujours du travail.&lt;br /&gt;B. Formation&lt;br /&gt;Détail anecdotique, la région de l'Ours est celle où l'on fait le moins d'études supérieures généralistes de France ; et donc, le plus de formation pas généralistes, supérieurs, ou pas, des formations, hein, pas des études de feignants avec des papiers assis à un bureau qu'i dit qu'i travaille mais que tout le monde sait qu'i fout rien parce que faut pas nous prendre pour des branques, du travail, dont, avec efforts, sueurs, et heures.&lt;br /&gt;Donc, l'Ours, a 14 ans, entre en lycée professionnel (NDA : au même âge, dans la banlieue ouest, au milieu des arbres et des petits zoizeaux et des lacs, nous ne parlions qu'en chuchotant de ceux qui s'étaient fait ORIENTER ; je croyais que ceux que l'on ORIENTAIT était juste au dessus des débiles légers ; je ne blague pas ; mais j'étais très cruche et ma banlieue n'était pas hyper portée sur la mixité sociale). Mais l'Ours, lui, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;veut &lt;/span&gt;travailler. Il veut. On lui propose le BEP, parce qu'il est bon élève, mais il veut pas, les études 'est pas son truc, il fait un CAP. Il a son CAP et ses profs lui disent tous qu'il DOIT faire le BEP alors comme il est poli bien élevé et qu'un prof c'est un peu comme un patron (en plus feignant, hein, tout le monde sait que les profs foutent rien), il obéit. Il fait le BEP.&lt;br /&gt;Et là ses profs lui disent qu'il doit passer le bas pro. Il passe le bac pro, il en a marre il veut bosser, merde ! Et après le bac pro les profs lui disent de faire le BTS, ce serait con, au point où il en est. Pfff. les profs, putain, c'est pénible. Mais bon il fait le BTS. Et là ils lui disent que dans le lycée il n'y a plus rien mais il y a dans un ville de France un master et dans un ville de l'étranger une école qui - mais non, merde, là l'Ours en a  marre, il veut bosser, isonkon ces profs.&lt;br /&gt;Je vous rassure : l'Ours a déjà bossé, hein. Ils ont pas pu l'en empêcher complètement (ils essayé pourtant). Il a fait des stages de trois mois pendant les grandes vacances (qui durent deux mois et demi) et il bossait tous les samedi, et parfois aussi le dimanche. Et aussi pendant les petits vacances toutes pourrites qu'on met pendant l'année, tout ça.&lt;br /&gt;Donc l'Ours commence à travailler ; et là c'est le bonheur. Il commence à sept heures du matin, il finit à minuit, il est payé le Smic : la vie, la vraie, enfin ! Son chef du premier boulot le repère, et quand il est muté, il le fait venir avec lui dans un deuxième boulot, où il se fait une super bande de potes qui bossent tous avec lui de sept heures du matin à minuit. Ils s'éclatent comme des fous. Naturellement, il ne prend pas de vacances, eh, oh, ça va pas, non? Et l'école, c'était quoi, hein? Des vacances : donc il a eu six ans de vacances, il va pas remettre ça, non?&lt;br /&gt;C La suite.&lt;br /&gt;A ce stade, l'Ours rencontre une jeune fille, qui a un parcours complètement différent mais il ne s'en rend pas compte tout de suite. Elle parle tout le temps, vit avec un pull énorme et un pantalon en toile de bache qui lui donne un peu l'air d'un sac de pomme de terre animé, habite Paris mais n'hésite pas à sortir de temps en temps, avec un guide et des porteurs, pour visiter la Province, fait des études de trucs bizarre genre pour être prof mais elle veut pas devenir prof, travaille en même temps dans un truc super bizarre. L'Ours n'a jamais vu de fille comme ça avant ; il n'avait même pas le concept, il pensait pas que des gens comme ça existait (la fille non plus, avant de rencontrer l'Ours, elle savait pas que des Ours existaient). Du coup, l'Ours tombe amoureux, la fille aussi. Avec le Travail de l'Ours et le fait que la fille a l'impression de partir en expédition chez les Zoulous dès qu'elle n'est plus dans le métro, c'est pas facile mais bon. Chacun des deux trouve l'autre tellement exotique que tout le monde fait des efforts.&lt;br /&gt;D. la resuite.&lt;br /&gt;Et là, il arrive un truc de ouf à 'l'Ours : un pote à lui lui fait obtenir un superstage dans un superboîte américaine dans une super grande ville. Or, l'Ours a toujours rêvé de partir à l'étranger. L'Ours en parle à la fille qui dit ouais super chouette tous ses copains à elle partent dans des villes faire des stages à l'étranger (mais pas elle ; elle quitte pas le métro, la fille, elle a trop peur). L'Ours en parlent à ses parents qui paniquent : les Zétazuni!!! La mafia ! Le bronx ! Epi c'est loin, epi personne a jamais fait ça dans la famille sauf sa soeur qui habite à 50 km de chez ses parents, déjà c'est une AVENTURIERE. Mon fils, ces choses là (les ZeTAZUNI) ne sont pas pour nous. Reste à ta place. On te propose une bonne place à un peu plus que le smic, tes chefs t'estiment, dans 20 ans tu ganeras deux smic, peut-être même trois, tu auras une maison deux voitures achetées à crédit avec peut-être un chien un femme courageuse trois zenfants le ouikend tu iras manger chez papa, ou sta soeur, ou l'autre soeur, mon fils,  pourquoi tu vas partir?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;Et l'Ours part. Il désobéit ! Il casse le moule familial ! Il part à l'aventure il parle même pas anglais ! Et la parisienne qui quitte pas son métro elle lui dit pas non, et elle part pas avec lui (y a un métro là-bas mais c'est pas le même). (Elle finit ses zétudes pour être prof mais elle veut toujours pas être prof).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;To be continued.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-2088705072735286462?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/2088705072735286462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=2088705072735286462' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2088705072735286462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2088705072735286462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/world-company-ii-part.html' title='World Company II - part A'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-3167975856800578225</id><published>2007-12-03T13:08:00.000Z</published><updated>2007-12-03T13:19:04.593Z</updated><title type='text'>Martine est très pop</title><content type='html'>Je mets le &lt;a href="http://popmartine.over-blog.com/"&gt;lien&lt;/a&gt;, parce qu'il n'y a pas que la Bibliotheca Classica Selecta et que je me tords de rire devant ça.&lt;br /&gt;Mais c'est beaucoup moins drôle que le regretté Martine Cover generator.&lt;br /&gt;J'avais aimé "Martine a loupé son test ADN".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-3167975856800578225?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/3167975856800578225/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=3167975856800578225' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3167975856800578225'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3167975856800578225'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/martine-est-trs-pop.html' title='Martine est très pop'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-6446584784069305672</id><published>2007-12-01T12:51:00.000Z</published><updated>2007-12-01T17:23:15.710Z</updated><title type='text'>Noël, 1</title><content type='html'>Je déteste Noël, les anniversaires et les mariages.&lt;br /&gt;Or, j'ai deux enfants.&lt;br /&gt;Je veux être une bonne mère.&lt;br /&gt;Donc je suis embêtée.&lt;br /&gt;Mais j'ai trouvé la solution pour Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai déjà dit du reste, mais là on va être en plein dedans, sans compter que papa travaille tout le temsp et qu'il ne sera probablement pas hyper présent pour les fêtes. Je parle peu des rapports de l'Ours avec son travail parce que - parce que. Je risque d'exploser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Recentrons-nous sur les fêtes.&lt;br /&gt;Je décore la maison (dans le genre surchargé) dès début décembre ; cette année j'ai décidé de le faire par étapes, parce que quand on a tout mis des le 3 ou le 4, le 24 on ne voit plus des décos.&lt;br /&gt;Je vais faire un truc du genre : un machin par jour, ou quelque chose dans ce goût-là.&lt;br /&gt;Donc, aujourd'hui : calendrier de l'avent.&lt;br /&gt;Mercredi (papa expected) : repas de Saint Nicolas (enfin je ne sais pas si c'est très Saint Nicolas, mais foie gras saumon iberico cava chips coca glaces speculoos si j'ai du courage - la fin de la liste c'est pour les enfants, comme ils ne boivent que très rarement du coca, je suis une mère très chiante, le coca ça fait fête).&lt;br /&gt;Jeudi matin : passage de Saint Nicolas : chocolat.&lt;br /&gt;Semaine suivante : Sainte Lucie. Je ne sais pas ce que je vais faire, mais je le ferai en blanc et bleu, avec des mini bougies.&lt;br /&gt;Semaine d'après : Noël, sans Papa, mais on l'aura peut-être le 25 au matin (cadeaux). Brunch de Noel envisagé (saumon, iberico, foie gras mi-cuit).&lt;br /&gt;Semaine d'après : je dois trouver un truc. Sinon, je me bourre la gueule toute seule au cava (avec du saumon, pour éponger).&lt;br /&gt;Semaine d'après : Reyes magos. (Saumon, etc).&lt;br /&gt;Entre deux : patates et courgettes. Oui, parce qu'en quittant le Tiers Monde, on a eu une baisse de revenu. Ce que c'est que d'aller vivre dans des pays riches. D'autre part, je ne supporte plus de manger riche (cette fois, je parle de mon foie et plus de mon porte-monnaie). Le foie gras, j'adore, mais après c'est courgette et bouillon - je m'en fiche, j'aime les courgettes et le bouillon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cadeau bonus : le &lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=oz1krn0K5co"&gt;lien&lt;/a&gt; pour la cancion de navidad que Fils Aîné, partagé entre l'horreur et le fou-rire, va chanter lors d'une fête ou d'un truc (concours de chant?) organisé par le Corte Ingles.&lt;br /&gt;Vous apprécierez le look de la petite fille sur la gauche, derrière Nicolas le jardinier miniature.&lt;br /&gt;La minute culturelle, oecuménique et qui fait flèche de tout bois : tout cela pour nous rappeler que les trois religions monthéistes prennent racines dans la même culture. Amen.&lt;br /&gt;(je dis ça mais attention. J'adore les chants religieux, j'adore les chants religieux de Noël espagnols, ils sont drôlement plus gais que les français et &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;j'adore, mais alors j'adore&lt;/span&gt; le kitch sous toutes ses formes, et le kitch religieux espagnol, croyez moi, ça arrache grave! Il faut que je me fasse une galerie de photo).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-6446584784069305672?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/6446584784069305672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=6446584784069305672' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6446584784069305672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6446584784069305672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/12/nol-1.html' title='Noël, 1'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-1047648803707066347</id><published>2007-11-29T20:10:00.000Z</published><updated>2007-11-29T09:18:02.964Z</updated><title type='text'>Amitié : 1</title><content type='html'>Au fil du temps j'ai perdu tous mes amis.&lt;br /&gt;Comme mon moral remonte doucement au fur et à mesure que mon environnement nouveau me devient familier, je vais pouvoir en parler sans pleurer après comme une madeleine.&lt;br /&gt;Cela étant, je dois rechercher s'il ne m'est pas arrivé aussi de ne pas faire d'efforts avec d'autres personnes.&lt;br /&gt;Bref. Je vais aussi essayer d'être concise et de ne pas faire de phrases.&lt;br /&gt;Nous appellerons Sara ma première amie; je la rencontrai, paraît-il à 18 mois. C'était la fille de voisins de mes parents, du temps où mes parents sympathisaient avec leurs voisins. Ultérieurement, ces voisins déménagèrent un peu plus loin dans la rue; puis dans le Nord de la France; avant de revenir en grande banlieue parisienne.&lt;br /&gt;Sara partit donc fort loin quand nous avions huit ou neuf ans; je regrettais son absence par phase ; je n'y pensais parfois pas, mais je ressentais parfois un manque énorme, à hurler, et je pensais à elle presque en pleurant (intérieurement). Il me semble aujourd'hui que je me noyais semi-volontairement dans une tristesse qui n'était pas entièrement due à son absence.&lt;br /&gt;Nous nous écrivions, sur du papier à lettre de petite fille : rose, puis crème, avec des photos de jeunes filles floutées, assez cucul.&lt;br /&gt;J'allais la voir, avec mes parents et ma soeur, dans le Nord, des villes un peu sombres, me sembla-t-il, mais elle habitait près d'un golf. J'avais beaucoup d'asthme à l'époque, et le souvenir que j'ai de cette visite se mêle bizarrement au goût du ventoline, à la légère douleur en bas des côtes que j'avais lors des crises et à ce sentiment de bouillie au goût de plastique chaud qui m'empoissait les poumons. Nous logions chez eux, partagions leur vie, et comme nous ne vivions comme personne, je trouvais tout étrange. Mon amie et ses frères faisaient de nombreuses choses qui m'auraient été parfaitement interdites et qui, dans ce contexte, semblaient normales, ma mère abdiquant ses diktats pour quelque temps : du vélo dans le lotissement, des balades dans les bois, de la lecture dans le salon (moi, je ne pouvais lire que dans ma chambre), de la peinture et de la pâte à modeler (ma mère trouvait les travaux manuels, vantés comme instructifs par la mère de mon amie, complètement idiots, sauf si on aimait cela, et elle savait que je n'aimais pas - ma mère savait tout sur moi, même des trucs que j'ignorais, tellement elle était forte). Toute cette liberté me perturbait complètement, et je ne profitais pas du temps avec Sara. Habituellement enfermée tout le temps chez moi, j'avais  l'impression de flotter dans l'espace comme une bohémienne.&lt;br /&gt;Elle revint en grande banlieue quand j'avais 13 ans; je lui rendis visite un jour, de moi-même, sans vraiment prévenir mes parents, je pris le RER, changeai à La Défense, puis pris le train de banlieue. Elle m'attendait à la gare, un peu surprise; elle était venue avec son frère, en vélo. Il me semblait avoir traversé des continents pour la rejoindre, et elle ne parut que surprise.&lt;br /&gt;Nous avions commencé de nous séparer, et je ne comprenais pas pourquoi; depuis son départ, j'avais toujours attendu nos retrouvailles, et chaque fois été déçue par elles, et cela ne faisait qu'augmenter : mais je ne parvenais pas à comprendre ce qui n'allait pas. Quand je lui téléphonais, elle ne disait pas, je le savais, tout ce qu'elle sentait, mais pourquoi?&lt;br /&gt;Son père était bizarre, traumatisé par je ne sais quel souvenir d'enfance, lié à la guerre et aux camp, l'un de ses parents étant juif ; violent, très dur, sarcastique, avec une mollesse dans le bas du visage ; il me faisait très peur. Sa mère ne valait guère mieux, mais elle était plus douce, pleurait tous les jours à cause de son mari, racontait tout à ma mère qui en parlait devant moi, et je frissonnais de stress ; elle quitta son mari qu'elle avait épousé sous les régime de la séparation de biens, très tard, vers la cinquantaine, pour un autre homme de soixante-dix ans, qui ne l'épousa pas, mourut deux ans après et la laissa sans aucune ressources, obligée de travailler, à plus de 50 ans, et au noir - une situation abracadabrante.&lt;br /&gt;Sara, vers l'âge de 15 ans, eut de gros problèmes avec ses parents et se lia avec une famille voisine, au point d'y passer son temps, et d'y être comme une deuxième fille. J'avais alors d'autres amies, mais je me sentais jalouse : pourquoi pas moi? Pourquoi n'était-elle pas aussi amie avec moi? la réponse me paraît claire maintenant : mes parents étaient trop proches des siens, malgré l'esprit hyper-critique dont ma mère faisait preuve envers eux, ma mère était aussi sympa et maternelle qu'une perceuse électrique et nous habitions trop loin.&lt;br /&gt;Je réalise que je ne lui avais jamais dit que je me rendais compte qu'elle ne me disait pas tout, que je ne lui parlais pas, par pudeur, de sa famille, parce que je ne savais pas trouver les mots; il me reste encore beaucoup de cela. Je ne sais pas quoi dire aux gens, très souvent. Plus tard, une autre amie, très proche, pleura devant moi à cause de la mort de son grand-père; je ressentais sa douleur avec tant de force que je me sentais suffoqué et oppressée, mais je ne dis pas un mot. Nous étions dans un bus, elle pleurait, mes pensées tournoyaient en vertige dans ma tête et je dis rien, je ne pris pas sa main, je ne la pris pas dans mes bras. Je n'ai réussi à exprimer mes sentiments qu'avec mes enfants.&lt;br /&gt;L'éloignement, et l'incapacité à communiquer vraiment furent donc responsables de notre éloignement.&lt;br /&gt;J'ai toujours des nouvelles de Sara; je me promets de l'appeler très souvent ;  je l'ai appelé il y a trois ans, pour écouter encore ce pesant silence entre nous.&lt;br /&gt;Elle s'est mariée avec un de mes anciens camarades de classe, grande famille, des sous partout, des appartements, des villégiatures ; mariage au cercle militaire où je ne suis pas allée : je déteste les mariages; je n'ai même pas offert de cadeaux, parce que je n'y ai pas pensé - oui, eh oui, j'ai mis dix ans à comprendre qu'on offrait des cadeaux aux mariages, par principe, moi je croyais qu'on offrait des cadeaux quand on était proche des gens et qu'on savait comment leur faire plaisir, je n'étais pas au fait du cadeau social, d'ailleurs j'ai toujours du mal à m'y faire ; je lui ai rendu visite, dans le VIIème, au village suisse. Je me suis engueulé avec un antiquaire à qui je demandais mon chemin, perdue dans les escaliers. Elle habite un immense appartement qui m'a rendu mélancolique, parce que je me suis demandé ce qu'il nous restait en commun, à la fin : elle école de commerce, lui Normale sup + Sce Po, ce monde que je connais bien, dans lequel je n'ai jamais pu m'intégrer, et que j'ai toujours fui, avec peur, en me sentant cloche, nulle, incapable d'avoir cette assurance terrifiante des filles de bonne famille qui ont fait des écoles de commerce, et même celle des filles pas de bonnes familles, qui ont fait les mêmes études et adopté les codes  (alors que finalement j'en suis une aussi, même si j'ai été tenue loin des courts de tennis, des chevaux, des rallyes, ce qui, au final, m'a placé en position d'étrangère par rapport à mon entourage "naturel"). J'ai pensé à l'Ours, à sa famille, à mes amies éclectiques, étrangères souvent, mais pas de nationalités qu'on retrouve dans le VIIème. J'ai eu un vertige en me demandant où j'allais, ce que je faisais de ma vie, oui, je sais, on doit faire ce qu'on veut, mais j'ai plutôt improvisé, dans ma vie. Je ne veux pas de sa vie de repas entre gens importants (son mari place de l'argent pour des riches clients d'une banque), je sais, et avec quelle acuité, comment parlent ces gens, de quoi ils parlent, et comment ils s'éblouissent par petites touches, finalement aussi ploucs que d'autres moins bien élevés : ils s'épatent dans des dîners en ville, à coup de vacances luxueuses, ou de voitures chères achetés - je ne sais pas si je me fais comprendre, il faudra que je précise. Mais j'ai bien aimé ce sentiment sécurisant de faire, si je puis dire, partie de ce que l'on pourrait appeler les "Maîtres du monde". Samedi nous recevons les Bidules, tu sais, le député, et la semaine prochaine nous retrouvions les machins, tusais, l'éditeur, aux (nom d'une station de ski, ou balnéaire). Proust, sans la crinoline, et sans les phrases.&lt;br /&gt;Bon, j'ai aimé frôler cette ambiance, mais je ne peux pas rentrer dedans, je voudrais pouvoir, ce serait sécurisant, mais je ne peux pas, quelque chose me tord le ventre quand je suis devant des gens comme ça.&lt;br /&gt;Ah!!! J'oubliais le meilleur. Elle m'a fait, cette fois-là, un cadeau. Elle me tend un CD, que j'ouvre, machinalement ; il ne contient pas de CD (suis-je donc béotienne que de l'avoir cru); mais une feuille de papier pliée, marquée de mots et de dessins vagues. C'est un ami à eux, un artiste que fait de l'art quelque chose, et là, en ce moment, son concept, c'est l'art dans des boîtes de CD et elle a pensé que comme j'avais toujours eu un tempérament artistique - hein. Je prends le truc en disant "ah".&lt;br /&gt;Moi, je lui avais amené des chocolats.&lt;br /&gt;Je suis partie en me demandant qui j'étais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, mais je la recontacterai, pour le fun. En plus, maintenant l'Ours évolue vers des postes prestigieux (pas encore ; mais s'il est sage). Je pourrais lui dire : mon mari est pouet pouet pouet. La petite lumière s'allumera dans son oeil. Ah? dira-t-elle.&lt;br /&gt;Trouvez-moi futile. Mais cela me fera plaisir d'avoir "réussi" selon ses critères. C'est déjà assez dur de ne pouvoir parler de Thucydide avec personne. Ou de Proust. Alors, un peu de caressage d'ego, ça fait du bien. Même si ce sont des caresses usurpées.&lt;br /&gt;C'était une amie, très chère, de mon enfance. Je ne peux pas couper. J'ai encore dix ans. Je voudrais la toucher, l'atteindre. C'est idiot : mon silence de quand elle avait des problèmes avec sa famille lui a peut -être fait de la peine. Ou, sans lui faire de la peine, ne l'a pas aidée. Je suis responsable de cela. Si nous étions demeurée proches, elle me paraîtrait moins ridicule, au milieu de ses relations artistico-politiques à la con. On a le droit d'aimer tout le monde, même les gens qui ont des vies sociales mondaines. Si je la retrouve, je la garde. Elle fait partie de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dix ans, ou plus, ou moins, enfin l'année de sa sortie, j'ai vu Mina Tannenbaum. Je suis sortie de ce film en pleurant comme une fontaine (pas à l'intérieur - de vraies larmes). Il y a un peu de ça dans  mon rapport avec cette fille ; il y a un peu de ça dans mon rapport avec toutes mes amies.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-1047648803707066347?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/1047648803707066347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=1047648803707066347' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1047648803707066347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1047648803707066347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/amiti-1.html' title='Amitié : 1'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-5578007791232025676</id><published>2007-11-27T09:55:00.000Z</published><updated>2007-12-01T17:25:16.930Z</updated><title type='text'>Antiquité</title><content type='html'>J'ai oublié de donner deux liens quand j'ai parlé de Thucydide. Bon d'accord tout le monde s'en fout mais moi ça me fait plaisir.&lt;br /&gt;Primo, la &lt;a href="http://bcs.fltr.ucl.ac.be/"&gt;Bibliotheca Classica Selecta.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'adore ce site. D'abord, j'aime bien ce qui fait fac (vous sentez l'odeur de poussière humide et d'encens, vu que c'est catho? Moi, si. Dès que je me connecte, c'est le Nom de La Rose ; de l'avantage d'avoir une imagination débridée). Au cas où vous avez envie, comme ça, d'un petit coup de latin ou de grec, hop : BCS. Dommage qu'il n'y ait pas la même chose pour l'arabe. Les textes sont traduits (non parce que j'ai un mal de chien à les lire sans traduction ; avec la trduction, je peux suivre le texte latin, ce qui est très agréable, mais sans, je sèche).&lt;br /&gt;Ils ont des sigles délicieux pour leurs différentes parties, des trucs pas du tout mode, à la fois fonctionnels et d'un antipoétisme poétique (je sais pas si je suis claire). E-trav, E-trad, E-ress, c'est moche mais précis. Après, nous avons aussi Itinera Electronica, nettement plus poétique, mais seulement le titre. Nous avons des &lt;a href="http://pot-pourri.fltr.ucl.ac.be/itinera/essai/morpho/ludiques/default.cfm"&gt;exercices ludiques&lt;/a&gt; (pour apprendre le latin ; j'adore ; essayez ; c'est presque aussi marrant que World of Warcraft).&lt;br /&gt;N'hésitez pas à taper sur LPE. Pas poétique du tout, sauf pour l'Initié, qui Sait qu'il s'agit de Lupa Capitolina Electronica (merveilleux, non?). Et là, c'est le dédale (parce que leur site est tellement riche qu'on s'y perd un peu, mais c'est bon!) délicieux, merveilleux, des bouts de latin, des questions que vous ne vous étiez &lt;a href="http://lupacap.fltr.ucl.ac.be/lce.donnee.lit.statues.htm"&gt;jamais&lt;/a&gt; posées et &lt;a href="http://lupacap.fltr.ucl.ac.be/lce.plan.det.htm"&gt;vous ne saviez même pas qu'on pouvait se les poser.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je me moque, mais j'adore ce site.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxio, &lt;a href="http://remacle.org/"&gt;Remacle.org&lt;/a&gt;. C'est bien aussi, mais on sent moins l'encens. Moins la poussière, aussi. Tout dépend de l'ambiance - moi, j'ai un faible violent pour tout ce qui évoque le Moyen Age, donc la religion, l'architecture romane, tout ça. Mais remacle c'est super. Ne vous laissez pas décourager par l'entrée, un peu austère. Cliquez sur textes latins traduits et commentés, et après &lt;a href="http://remacle.org/bloodwolf/liege1/sueurs/intro.htm"&gt;sueurs froides&lt;/a&gt;. Et &lt;a href="http://remacle.org/bloodwolf/liege1/sueurs/sueur1.htm"&gt;Pétrone&lt;/a&gt;, après. Anecdotes effrayantes. Il y a des textes sur l'amour, la vie, tout ça. Car les auteurs latins vivaient, mangeaient, tombaient amoureux, tout ça tout comme nous.&lt;br /&gt;Dans les textes grecs, on trouve des textes orientaux pas traduits du grec. Je vous recommande le testament de Saint Ephrem, traduit du syriaque. Bon, il faut ne pas être fermé aux chrétiens orientaux du IVè siècle, mais pourquoi se priver de lire un texte écrit par une telle personne? Il n'y a pas que Philippe Sollers, dans la vie (je parle de lui parce qu'il vient d'écrire ses mémoires ; franchement, préférez le testament de Saint Ephrem ; c'est plus original).&lt;br /&gt;Quelques extraits. Saint Ephrem est curieux (mais nous le respectons ; ce n'est pas de sa faute : il ne connaissait pas les droits de l'homme, la bombe atomique, les armes de destruction massive, le Conseil de Sécurité et tout ça).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-family:Arial Unicode MS;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;I .L'huile a manqué dans la lampe ; mes jours et mes heures se sont     enfuis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;J'aime bien ; très Ecclésiaste, oriental, type : vanité des vanité, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit aphorisme pour la route :&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-family:Arial Unicode MS;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;III : Le sage     ne hait personne si ce n'est le sot. — Le sot, de son côté, n'aime     personne si ce n'est le sot son semblable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Une phrase mystérieuse :&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-family:Arial Unicode MS;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;XIII :Tandis que le raisin vif mûrit dans la vigne, le mort     s'agite dans l'amphore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-family:Arial Unicode MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Un autre aphorisme, vraiment curieux :&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-family:Arial Unicode MS;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;XVIII : La Vérité a coutume de patienter à la pensée     que le fourbe pourrait se convertir&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-family:Arial Unicode MS;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt; Dès que     celui-ci croit qu'il s'est élevé et qu'il s'est sauvé&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; alors     elle l'abat&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La Vérité est bizarre, non? Vous la voyiez comme ça, vous?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Je ne connaissais pas Saint Ephrem ce matin. Vous non plus (ne mentez pas).  On se sent plus cultivé, non? avec une petite note d'exotisme : plus fun que Platon, quoi. Encore que Platon gagne à être connu. Il n'a pas que parlé du mythe de la caverne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela me rappelle quand j'étais prof et que j'arrivais en classe en disant : aujourd'hui, on va faire un truc rigolo. Le visage des élèves s'éclairait, et j'avais un peu de peine pour eux. Je précisais : Un truc rigolo &lt;span style="font-style: italic;"&gt;de prof&lt;/span&gt;, hein.&lt;br /&gt;A la fin du cours, l'un d'eux levait la main en disant : madame, vous aviez pas dit qu'on allait faire un truc rigolo?&lt;br /&gt;Et moi : Mais on l'a fait. T'as pas trouvé ça rigolo, le testament de Saint Ephrem?&lt;br /&gt;L'élève : ah. C'était &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ça&lt;/span&gt;.&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-family:Arial Unicode MS;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-5578007791232025676?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/5578007791232025676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=5578007791232025676' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5578007791232025676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5578007791232025676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/antiquit.html' title='Antiquité'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-1145996400096734302</id><published>2007-11-26T17:07:00.000Z</published><updated>2007-11-26T17:11:52.510Z</updated><title type='text'>Métropolis</title><content type='html'>&lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=SvLPZKh3hXs&amp;amp;feature=related"&gt;Métropolis.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vu ça, je devais avoir 15 ou 16 ans, au lycée, car il y avait un cinéclub. Ou bien au cinéma de ma ville. J'ai adoré. J'étais une fan de science fiction. En tout cas c'est vieux. Depuis, je ne l'ai jamais revu. Est-il ressorti en video?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Je viens de réaliser que je pouvais mettre des liens vers Dailymotion ; il fallait le temps que l'information arrive jusqu'aux centres nerveux. J'ai ditqu'il y avait un décalage entre la réalité et moi).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-1145996400096734302?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/1145996400096734302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=1145996400096734302' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1145996400096734302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1145996400096734302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/mtropolis.html' title='Métropolis'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-4166868355445919244</id><published>2007-11-23T10:36:00.000Z</published><updated>2007-11-24T16:46:53.538Z</updated><title type='text'>Distraite</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis distraite. En fait, il y a entre le monde réel et moi une invisible distance, qui fait que souvent je l'oublie, plongée dans mes pensées.&lt;br /&gt;D'autre part, je ne comprends pas la vie, les gens ; encore que cela s'améliore avec l'âge. C'est difficile à expliquer : en fait, je suis dans mon monde, et j'ai du mal à en sortir. Et quand j'en sors, je suis toujours perplexe et souvent déçue.&lt;br /&gt;Les effets secondaires de tout cela sont nombreux :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;i&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;l m'arrive très souvent de ne pas comprendre les blagues ; je regarde les gens avec incrédulité ; et eux aussi car ils sont sûrs d'avoir plaisanté, donc ils pensent que je dois comprendre. On reste quelques instants suspendus dans le temps, jusqu'à ce que je comprenne que c'est une blague. Alors, soit je dis "ah ! c'est une blague!" ou alors je ris, mais trop tard.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je fais des blagues qui ne font rire personne, et qui me donnent juste l'air bizarre. Quand je fais ça, je me dis que je dois ressembler à mon père... pas enthousiasmant.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je ne vois pas les gens ou les choses. Si je ne vois pas les gens, je ne leur dis pas bonjour ; cela vexe ou semble impoli à un nombre incalculable de gens. Là où j'habitais avant, une mère d'élève de la classe de mon fils, et ensuite dans mes cours, était, je ne sais pourquoi, totalement invisible à mes yeux. En fait, je la voyais, mais il ne me venait pas à l'esprit de la saluer ; je n'avais rien à lui dire. Or, elle, elle tenait à me saluer parce que j'étais prof. Donc, pendant cinq ans, elle surgissait devant moi en me disant : "Bonjour!!!" et à chaque fois je me disais : "merde! j'ai encore oublié de lui dire bonjour!!". Mon esprit est aussi très contradicteur, même à mon corps défendant, et je crois que (car je la voyais) un blocage cérébral m'empêchait de lui dire bonjour : en effet, là-bas, vu l'impact désastreux de ma façon de traverser les foules de mères devant les écoles, je m'astreignais à dire "bonjour! bonjour!" à la cantonnade pour ne vexer personne. Donc, normalement, dans le tas, j'aurais du la voir et lui dire bonjour. Mais non. Cela me semblait si drôle que l'avant-dernière année, quand elle surgissait devant moi, je commençais à me marrer et je lui disais : "Mince! j'ai encore oublié de te dire bonjour!" Comme elle était très expansive, et que j'étais prof de son fils, donc il fallait qu'elle me fasse un peu de lèche au cas où, elle ne pouvait pas trop se vexer mais il était visible que ça l'énervait, et plus encore de me voir rire. La dernière année, j'avais à peu près fini par la repérer, et j'allais la voir en lui disant  : "bonjour! t'as vu, je t'ai dit bonjour!", et ça l'énervait aussi, elle me disait : "oui, eh bien, tout de même, c'est normal, depuis le temps qu'on se connaît!".&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je ne me vexe pas de grand chose, quand ces évènements ont lieu en direct dans ma vie, car souvent je ne ressens rien. Le truc me passe au dessus de la tête, comme on dit. Je capte pas que j'aurais du me vexer. Ou alors, je remarque bien que la personne est désagréable, mais je suis encore plus frappée par sa vulgarité, par exemple, ou son stress, je la trouve bête ou je suis gênée pour elle et je ne suis pas vexée. Il m'est arrivé qu'on me dise :" t'as vu comment elle t'a parlé?" et non, je n'ai pas vu, ni entendu. J'ai vu une femme affreusement vulgaire, ou stupidement hors d'elle, j'ai eu honte de cet étalage de cris, de sentiments, mais je ne me sens pas visée. Il m'arrive de me vexer, mais toujours de remarque dites doucement, et souvent, sans aucune intention de vexer. Une mère qui vient hurler que j'ai fait ceci à son fils ne me vexe pas, elle m'exaspère et je le trouve lamentable, et je me trouve lamentable de devoir me taper des gans comme ça. Une maie qui me dit : "C'est &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;toi &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;qui a fait ce gâteau?" Oui, là je suis très vexée. Cependant, j'ai appris que quand on a affaire à des gens qui s'énervent ou vous prennent de haut, même si on ne se vexe pas, il ne faut pas les laisser faire : dans certaines situations, par exemple si la scène a lieu au sein d'un microcosme (travail, famille, groupe derelations...), l'image de celui qui se laisse fairepeut en pâtir. Je m'en foutais, mais je me suis rendu compte qu'il ne faut pas. Après, l'attitude des gens change à votre égard, ils ont moins de respect et ça peut être gênant. D'une certaine façon, on a intérêt à montrer les dents régulièrement. Je le fais maintenant, bien que cela ne me soit pas naturel. Je me débrouille pour dire un truc qui casse, ce qui est dur car j'ai l'esprit de l'escalier, ou, mieux, je soupire ou prend l'air choqué et je m'en vais. J'adore être toute seule, mais les gens se disent "Oh, là, elle fait la gueule." C'est une méthode, mais il ne faut pas en abuser. On a l'air de fuir. Le mieux, c'est l'ironie. Comme j'ai l'esprit de l'escalier, je commence. Je dis des trucs ironiques tout le temps. N'importe quoi. Parfois c'est con. ("Oh la la, elle a mis sa belle robe! - hou! il a un nouveau téléphone le monsieur! il est content?) mais ça marche bien. L'ironie implique la distance, elle peut être blessante et les gens sont un peu prudents. D'un autre côté, je suis pas hyper ironique, donc ça va. Sinon, je pourrais devenir blessante pour de bon et ce n'est pas le but. je veux juste qu'on me foute la paix.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Comme je suis distraite et que je ne vois rien, je perds tout, et je le retrouve généralement, mais pas toujours. C'est aussi pour ça que je dois être ironique. En général, les gens qui ne perdent rien et qui pensent à tout se moquent des distraits. Je m'en foutais, avant, que l'on se moque d'un défaut que j'ai et qui est réel ; mais comme je l'ai déjà dit, au bout d'un moment, à force de se moquer, ça peut déraper et les gens vous mangent la soupe sur la tête. Donc mieux vaut être un peu acide tout azimut, histoire d'éviter que les esprits forts locaux ne se la pète un peu trop.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je ne suis, normalement, pas conventionnelle, ni dans ma façon de m'habiller, ni quand je parle aux gens. Je m'en fous de parler à quelqu'un qui à l'air d'un zonard, je lui parle. mais ça aussi c'est impossible. Les vêtements, d'abord : je détestais tellement m'habiller quand j'étais jeune que je récupérais les vêtments de mes amis. J'étais super mal habillée, pas coiffée, les cheveux longs, dans la figure, pantalon qui fait des poches au genoux et aux fesses, jupes ringardes, etc. Résultat : je me suis plus d'une fois faire traiter comme de la merde. Dans le boulot que je faisais à Paris, l'une de mes copines essayait de me faire engager par une boîte et la responsable lui a dit  :"Anta? pas possible, nous avons une obligation de représentation envers nos clients, et tu as vu comment elle s'habille? " Ma copine m'a ordonné d'aller m'acheter des vêtements corrects ; j'y suis allée, la mort dans l'âme, et j'ai eu plus de boulots dans la boîte en question, qui payait  bien. Dans une autre société, quand j'arrivais au milieu de mes collègues, certaines filles me regardaient, puis regardaient leurs copines, et pouffaient. J'ai changé, voilà comment. D'abord, quand j'étais prof dans le Golfe, un jour, j'ai mis la tenue "bien" datant de mes années de travail à Paris, achetée sur les conseils de ma copine, je suis allée faire cours et de très nombreux élèves m'ont demandé ce qui se passait. Mais rien, leur disais-je. Mais alors, pourquoi vous êtes habillée comme ça? Moi : Comment? Les élèves : Vous êtes bien habillée, madame, aujourd'hui, et ça vous va bien vous devriez être toujours comme ça. j'ai noté ; plus tard, une amie philippine, fille d'ambassadeur, m'a traîné chez un tailleur pour me faire faire quelques robes du soir ; j'étais parvenue à la conclusion qu'il me fallait au moins trois robe pour sortir le soir, car j'avais été invité dans des circonstances où les bidouillages vestimentaires n'étaient pas possible. J'ai quitté le Golfe en me disant qu'il faut au moins quelques robes du soir ; en Espagne, toutes les filles de moins de trente ans sont généralement bien habillées ; après, ça dépend. Du coup, avec une nouvelle sensibilité au look, je me suis rendu compte que j'étais super mal habillée ; j'ai entrepris de  renouveler ma garde robe ; j'ai jeté des vêtements si vieux qu'ils étaient élimés. Mais cela coûte cher ; j'ai mis du temps. Au final, je n'ai plus que des vêtements bien ou chic ; j'ai viré tous les vêtements pourris : en effet, si j'ai des vêtements pourris, je ne mets qu'eux. On juge sur l'apparence, ai-je compris. Et je n'aime pas, finalement, être prise pour une idiote parce que j'ai des fringues de merde. Le jour où je veux faire simple, je mets un jean et un T-shirt. C'est la même chose avec les gens. D'abord, toutes les personnes non conventionnelles que j'ai connu (je parle de celle-là uniquement) n'aspiraient qu'à avoir l'air conventionelles et mondaines ; elles m'ont donné squattée, pompée, vampirisée, et je l'ai àchaque fois compris trop tard ; elles ont en outre détourné de moi toutes les personnes conventionnelles (or, je ne recherche pas les gens non-conventionnels, les ratés, les zonards : je parle à tout le monde). Donc, maintenant, je me méfie des gens non-conventionnels.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Conclusion : quand j'avais 20 ans, je m'habillais mal, je parlais à tout le monde, je n'avais aucun rythme de vie, je me laissais marcher sur les pieds, je planais, je rigolais tout le temps. Un de mes copains m'appelait "Anta, la fille qui se fume".&lt;br /&gt;Maintenant, je m'habille, j'envoie promener les gens, je me couche à dix heures du soir, je sélectionne mes fréquentations (actuellement, c'est plutôt le nettoyage par le vide - j'exagère, en fait j'ai cette impression parce que je ne recherche pas les gens ; mais j'en trouve). Je plane toujours et je fais des blagues idiotes. C'est tout ce qui me reste.&lt;br /&gt;Mais où sont les neiges d'antan?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-4166868355445919244?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/4166868355445919244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=4166868355445919244' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4166868355445919244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4166868355445919244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/distraite.html' title='Distraite'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-8585790665805891626</id><published>2007-11-22T09:27:00.000Z</published><updated>2007-11-22T10:25:59.387Z</updated><title type='text'>Grève des profs</title><content type='html'>Je sais que les grèves sont à l'actu en France, mais je n'ai rien à en dire, je balance des deux côtés et même au dessus et en dessous. Mais j'ai un truc à dire sur  la grève des profs.&lt;br /&gt;On dit que les profs font tout le temps grève. Qu'ils sont corporatistes. Dès que le gentil gouvernement tente une gentille réforme les profs sont contre. C'est normal : les profs râlent tout le temps, ils veulent rien changer au système, auquel ils s'accrochent pire que des bernicles sur un rocher.&lt;br /&gt;Je vais pas parler de tous les profs, il y en a des cons, insupportables et tout, mais je vais parler de mon expérience.&lt;br /&gt;Le système des écoles françaises est schizophrène, c'est mon avis. Je n'ai travaillé qu'à l'étranger et par hasard, mais voilà comment les choses se passent : il y a un décalage hallucinant entre le baratin à l'extérieur et la pratique à l'intérieur.&lt;br /&gt;Discours de début d'année : la direction évoque tous les merveilleux changements : trois ordi de plus, une photocopieuse neuve, la mise en place de la réforme de l'enseignement des langues, bla bla bla. Bon, évidemment, nous, c'était une petite école, donc ça restait modeste.&lt;br /&gt;Les parents sont heureux. Quel dynamisme!&lt;br /&gt;La réalité : les ordi nateurs vont mettre un ou deux mois à être installés, parce que personne ne sait le faire. Ceux qui sauriant n'ont pas envie de se lancer dans un processus qui ne va leur valoir que des emmerdes : faire du bénévolat dans un domaine non directement lié à leur cours. (si il y a le moindre problèem, ça sera de leur faute ;et il y aura des problèmes ; c'est pour ça que les société modernes ont des informaticiens)&lt;br /&gt;La photocopieuse neuve est nouvelle dans l'établissement, souhaitons lui la bienvenue, mais elle n'est pas neuve. Elle tombera sept fois en panne dans l'année scolaire ; de toute façon, dit le principal, trop de photocopies, c'est mauvais. Il faut que les élèves écrivent. (NB : je suis par ailleurs d'accord ; sauf que c'est en contradiction avec tout le système, dans lequel on doit travailler sur doc ; il y a des docs dans le livre ; oui ; trois ans de suite avec les mêmes docs, les mêmes commentaires, les mêmes corrections, moi je deviens folle ).&lt;br /&gt;La réforme de l'enseignement des langues :  quand on l'a lancé, on n'avait pas les manuels. Donc on bidouillait avec des photocop (et une photocopieuse en panne  : pratique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez au quotidien que vous soyez obligé de faire le contraire de ce que l'on vous dit de faire. Les instructions des programmes sont délirantes ; elles supposent que les élèves courent après le savoir comme de jeunes chiens après un os. Les élèves doivent être acteurs de leurs savoirs. Si vous dites à un officiel, comme moi, pauvre naïve, je le faisais au début : Mais, mes élèves s'en foutent de la Déclaration des Droits de l'Homme, moi ils ne pensent qu'à World of Warcraft, s'envoyer des SMS en cours et probablement pire encore, l'officiel vous regarde avec horreur et/ou commisération : QUOI? Vous ne savez pas intéresser vos élèves? Vous n'êtes pas sûre de vos pratiques? Mais c'est à vous de les intéresser. Evidemment, si vous n'en êtes pas capable....&lt;br /&gt;c'est que vous êtes nulle. Au début j'essayais  ; à la fin je faisais tout ce que j'avais envie de faire. Y compris des trucs complètement réac, ou loufoques : je me faisais plaisir. (contrat loc : pas d'inspection) Pour leur parler des temples égyptiens, deux ans de suite, j'ai fait fermer les yeux à toute la classe et je leur ai décrit un parcours imaginaire et mystérieux dans le temple. Deux ou trois élèves m'ont dit : "oh, madame, j'avais l'impression d'y être!" deux ou trois ;les autres je ne sais pas ; mais je m'en fous.  J'étais contente, et eux aussi (des sixièmes, notez). Parfois je leur faisais lire des textes extraits de livres d'histoire anciens qu'ils ne comprenaient pas, là plupart du temps, parce que la baisse du niveau de compréhension de l'écrit est inimaginable, je veux dire que même lorsqu'on en est averti on a encore des surprises.&lt;br /&gt;Je n'en veux pas aux élèves, même s'ils m'énervaient, ce sont des enfants. J'en veux au système.&lt;br /&gt;Un système qui te dit, en gros, qu'il ne faut pas pénaliser les élèves en difficulté : fort bien, ne les pénalisons pas. Aidons-les, alors? On ne parle plus d'aide : on parle de remédiation. remédiation!!! ça me donne envie de vomir. On met en place des méthodes, des cours, des claases au petit bonheur la chance, parce que rien n'est précis, ce sont des mesures prises pour faire plaisir aux gens, aux parents, aux consommateurs. Madame, nous avons mis en place une structure de remédiation au sein de notre établissement. Pour ce que j'en ai vu (je ne dis pas que c'est partout pareil, il y a des profs dévoués, que je trouve merveilleux et sublimes et extraordinaires), il s'agit surtout de monter la structure, de la faire apparaître, de la rendre visible, pour pouvoir dire ensuite : "Ah!! mais nous on a fait ce qu'il faut, on a mis en place une structure de remédiation." C'est à dire qu'un prof qui veut faire ceci ou cela, à la limite il doit le faire discrétos, sinon il aura des emmerdes : pourquoi il prend des initiatives, ce prof, il y a une structure de remédiation!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bénévolat. Bien aussi. Il y a les profs qui "s'investissent" et ceux (les méchants) qui ne s'investissent pas.&lt;br /&gt;ceux-là, on les aime pas, hein? Ils font prof que pour l'argent et les vacances. C'est vrai que les profs sont tous riches, surtout les instits.&lt;br /&gt;Moi j'étais un prof qui s'investissait. Comme tous les contrats loc du collège, d'ailleurs. Seuls les résidents et expats ne s'investissaient pas.&lt;br /&gt;Conclusion :il n'y a que ceux qui sentent le vent de la porte qui s'investissent. (remarque qui vaut pour toutes les catégories socio-professionnelle, d'ailleurs, sauf pour mon mari, absent six jours sur sept, de sept heures du matin à neuf heures du soir, mais bon c'est une autre histoire ; mon mari n'est pas prof, ahahaha, lui il travaille).&lt;br /&gt;Etudions la question. Avant de m'investir, j'avais réfléchi : je m'étais dit : tu vas faire un truc, tu sais que tout le monde s'en foutra complètement et que même le directeur qui veut tout le temps que les profs s'investissent ne le verra pas. Tu le sais? Tu vas pas te démobiliser? Tu vas te mettre à penser que tout de même ils pourraient faire un peu gaffe, hein? Non parce qu'après tu vas être triste t'auras pas le moral.&lt;br /&gt;Bon. Je l'ai fait. Ce que j'ai fait, je l'ai fait en pensant aux bénéfices ultérieures que ça pourrait me rapporter. Je me suis obligée ainsi à utiliser un logiciel et à retravailler une langue que j'ai perdu de vue. D'autre part, j'ai obtenu de mon chef un papier avec toutes mes activités au sein de l'établissement, même que quand il l'a fait il m'a dit "ah, mais finalement vous faisiez pas mal de choses". Comme ça, si je  me retrouve dans un pays où je ne pourrais être que prof je pourrais me la jouer, et avoir un poste mieux, peut-être, on verra.&lt;br /&gt;Parce que quand vous faites des trucs dans un établissement, personne ne le voit. Or, et dans le privé, dans les grosses boîtes isl le savent, le personnel a besoin d'encouragement, de positif. Moi, je n'ai jamais vu un prof qui fait des trucs en plus et à qui on dit que c'est super d'être venu tous les mercredi après-midi pour répéter la pièce de théâtre, fabriquer les décor, s'occuper du journal, etc. Peut-être certains principaux le font-ils, mais ils sont rares ; les principaux aussi traitent les profs comme s'ils ne voulaient jamais rien faire. On met dans le même sac tous les profs. Et ceux qui refusent de s'investir sont souvent ceux qui l'ont fait avant, qui se sont investiti, qui n'ont récolté que des emmerdes, et qui en ont marre.&lt;br /&gt;Moi qui aime travailler quand j'ai un travail, (et je n'ai pas toujours été prof), qui trouve que le travail est bon pour tout (combien de fois suis-je partie travailler avec un début de rhume, angine, et suis-je revenue, je ne blague pas, guérie, tellement cela me donne la pêche de travailler, et en particulier prof, parce que c'est gai, vivant, drôle, sympa), eh bien je vous jure qu'avec un ou deux ans de plus je faisais grève, pourquoi? Pour faire chier. Ce système qui vous dit "travaille" et vous empêche de le faire, occupe-toi des des élèves, mais pas comme tu sais qu'il faut le faire, qui tue l'initiative, sauf si tu la prends tout seul dans ton coin en accord avec toi-même, je le déteste, et pourtant, dans l'absolu, j'aime l'enseignement, j'aime être dans la classe avec les enfants, c'est un moment extraordinaire.&lt;br /&gt;Prof, c'est un boulot où on peutêtre détesté, méprisé ou avoir de gros problèmes sur tous les fronts : les élèves, les parents, la direction, les collègues.&lt;br /&gt;Heureusement : je ne suis plus prof.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant, je travaillais dans le privé, en France, à Paris. J'avais l'impression d'être traitée comme de la merde. Prof, j'ai l'impression qu'on te parle avec respect en face, mais que le système te prend pour une merde quand même, par derrière. Comme, à l'époque, je gérais mes horaires (on va dire que j'étais à peu de choses près, en free-lance), je ne peux même pas dire qu'il y a l'avantage des horaires.&lt;br /&gt;Donc, s'il y a bien une grève que je soutiens, c'est celle des profs. En meême temps, elle me fait de la peine : elle n'aide pas à la compréhension du système par les usagers. Plus les profs font grève, plus on les déteste (ils n'assument même pas leur fonction ultime : garder les gosses)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'arrête, je vais répéter mille fois la même chose et me pourrir ma journée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-8585790665805891626?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/8585790665805891626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=8585790665805891626' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8585790665805891626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8585790665805891626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/grve-des-profs.html' title='Grève des profs'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-4183936074825640160</id><published>2007-11-21T12:44:00.000Z</published><updated>2007-11-21T12:56:36.500Z</updated><title type='text'>Le meilleur jambon du monde</title><content type='html'>L'année dernière, j'avais entendu dire à plusieurs reprises que tous les Français s'excitaient comme des idiots sur le Serrano, alors que  les Espagnols savaient que le  meilleur jamon n'était pas le Serrano mais le Jamon Iberico.&lt;br /&gt;Bon. De toute façon, le porc, là où j'étais auparavant, on était déjà content d'en avoir, alors les finasseries sur le Serrano ou le Iberico, ça me paraissait vraiment abstrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce week-end j'ai goûté du jamon Iberico.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien c'est vrai. c'est meilleur que le Serrano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment expliquer. Le Serrano, c'est comme du Parme ou du jambon de pays, sauf que c'est meilleur à mon avis (et pourtant j'aime le jambon de pays; quant au Parme, je dois dire qu'il est probablement meilleur en Italie ; après, il y a l'autre jambon italien dont le nom m'échappe, Aoste peut-être et en fait je connais mal. Mais malgré toutes ces réserves, je demeure persuadée que le Serrano est meilleur ; sauf si vous allez chez le producteur le déguster le dimanche matin, en montagne, après le messe, au milieu d'un paysage d'une beauté ensorcelante, avec le petit vin du coin ; mais dans un tel contexte, tout est bon ; moi je parle de jambon acheté prosaïquement sur un marché, ou dans un supermarché ; dans les conditions de la vie courante ; eh bien dans ce contexte, moi je dis que le Serrano gagne).&lt;br /&gt;Le Serrano est donc un  jambon sec ; j'espère qu'aucun puriste du jambon ne me lit.&lt;br /&gt;Le jamon Iberico est complètement différent. Il est gras, et le goût diffère. Il n'y a pas que le goût qui diffère, d'ailleurs, il y a aussi le prix.&lt;br /&gt;Il faut que j'en rachète pour comparer encore. Mais il n'y a pas photo.&lt;br /&gt;Voilà. Je suis contente d'avoir fait le point là-dessus. Mais que l'on se rassure :  je ne bouderai pas le Serrano.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-4183936074825640160?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/4183936074825640160/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=4183936074825640160' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4183936074825640160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4183936074825640160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/le-meilleur-jambon-du-monde.html' title='Le meilleur jambon du monde'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-359443914755467627</id><published>2007-11-16T10:26:00.000Z</published><updated>2007-11-19T10:29:44.709Z</updated><title type='text'>Thucydide : histoire de la guerre du Péloponnèse</title><content type='html'>Eh bien, la fin de l'histoire sera brève. Les protagonistes étaient les Athéniens (impérialistes) et les Méliens (petit état indépendant). Les Méliens ayant refusé de s'allier avec les Athéniens et de se battre avec eux, contre Sparte et les autres cités anti-athéniennes, les Athéniens attaquent les Méliens, les battent, massacrent les hommes adultes et vendent les femmes et les enfants comme esclaves (la méthode ancienne pour rentabiliser les guerres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'étais enfant, j'avais une vision ascendante de l'histoire : au fur et à mesure, me disais-je, les choses allaient de mieux en mieux. Quand j'ai rencontré ce type dans le train, Eduardo Galeano ou pas, il m'a demandé quel pays je préférais. Comme une petite courge de treize ans, je lui ai sorti tout de go que je ne connaissais aucun pays à part la France, mais que je savais que c'était le plus beau pays du monde. D'ailleurs, ai-je précisé en réponse à son silence souriant, tout le monde le dit alors ça doit être vrai. (ça c'est de l'argument!) je maudis rétrospectivement ma bêtise, mais en tout cas j'étais sincère. Je croyais que la vie humaine allait de mieux en mieux, et que la France y avait une part importante. Les "méchants" étaient rares, pensai-je, et d'ailleurs il y en avait de moins en moins.&lt;br /&gt;Quand j'ai quitté la France, je pouvais encore croire à peu près cela. Avec des nuances. Il est évident que maintenant, tout ce bel édifice s'est écroulé. Je me suis sentie très bête, très petite bourgeoise, française, et surtout très triste. Les règles régissant le monde, si elles n'étaient pas ascendantes, alors, comment les expliquer? Eh bien, ce sont les classiques qui me l'ont dit : pas les gauchistes énervés, ni les cyniques de droite. Le monde est horizontal et répétitif. C'est dans la Bible aussi, au début du livre de la sagesse. Le soleil se lève, le soleil se couche, et la terre tient toujours. Les hommes sont des êtres de pouvoir, et le sage doit s'en tenir écarté (relire Sénèque). On peut aussi plonger dedans, mais le monde est fou, de plus en plus, et les tempêtes de plus en plus violentes. On ne sait plus où sont les gentils et les méchants, ils sont partout, même parmi les victimes.&lt;br /&gt;Donc, relire les classiques aide à comprendre le monde. Avec une rigueur intellectuelle reposante et tranquille, ils ont observé ce qui les entourait et compris la vie humaine, non pas seulement celle de leur époque mais celle de toutes les époques.&lt;br /&gt;Ce texte, à moi, ex-naïve de gauche, petite bourgeoise pétrie de bons sentiments, en révolte polie contre son milieu de droite française traditionnelle (il faut entendre ma tante, de 76 ans, dire d'un air sérieux : tout de même, Sarkozy, depuis qu'il est là, il a fait plein de choses! - je n'ai même pas eu le courage de lui demander quoi, nous étions dans une ambiance tellement proustienne, et je ne sais pas si vous avez remarqué mais il n'y a pas de place pour la contestation politique chez Proust, au milieu des fleurs, des madeleines, des robes du soir, des escaliers en volutes que l'on descend lentement, le son des revendications meurt tout seul), ce texte disais-je me fournit une clef d'explication simple; les hommes cherchent le pouvoir; toutes les formes d'organisation politique organisent l'accès au pouvoir. En politique extérieure, les choses sont encore plus simples : l'une de mes amies, comme moi, quoique moins bourgeoise à la base, mais créature d'illusion comme moi, me l'a bien résumé il y a sept ou huit ans : dans la vie, soit tu bouffes, soit tu te fais bouffer. Il nous a fallu tant d'années pour en arriver à cette conclusion ; je me fais pitié. Quoiqu'il en soit, dans le texte au dessus, c'est mieux dit.&lt;br /&gt;J'aime ce texte parce qu'il me rassure. Face à la folie du monde, il me propose une analyse rigoureuse et abstraite. Pour lutter contre le désordre extérieur, qui tend à envahir notre espace intérieur, en provoquant le désespoir et un sentiment d'impuissance et d'injustice, il permet d'établir un calme intérieur, une rigueur, et même une courtoisie, refuge et réponse à ce que nous voyons autour de nous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-359443914755467627?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/359443914755467627/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=359443914755467627' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/359443914755467627'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/359443914755467627'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/thucydide-histoire-de-la-guerre-du.html' title='Thucydide : histoire de la guerre du Péloponnèse'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-7097385209138967799</id><published>2007-11-16T09:22:00.000Z</published><updated>2007-11-16T15:17:30.942Z</updated><title type='text'>Nous ne craignons pas non plus que la bienveillance divine nous fasse défaut.</title><content type='html'>Suite de l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de raconter, une précision. Je suggère à mes lecteurs de lire à haute voix le texte, pas le mien, mais celui que je cite ; ce n'est pas la langue originale, mais le texte me paraît tout de même magnifique ; style ou idées ; pour moi, c'est comme du pain frais, du vin, quelque chose de léger et de délectable. Je suis désespérée de vivre dans un monde qui n'apprécie plus cela. Quand j'étais étudiante, mon prof voulait que je passe l'agrèg ; il y avait deux sortes d'êtres humains sur terre à ses yeux : les agrégés; et le reste. J'ai refusé ; beaucoup trop paresseuse, et puis je travaillais dans le marketing en même temps, et si j'aimais mes études, je détestais l'ambiance de bibliothèque poussiéreuse de la fac ; en plus mon prof était d'extrême droite : à l'occasion, il défilait en tenue de pénitent genre Ku Klux Klan ; Clovis le jetait dans les bras de Le Pen, par un procédé qui m'échappait. Entre le monde du Jeu des Perles de Verre et celui des supermarchés, j'ai choisi celui des supermarchés, parce que l'autre me semble lugubre. Je ne peux pas dire que je le regrette, mais je me suis tout de même éloignée de ce monde de culture qu'était la fac.&lt;br /&gt;Je le redécouvre &lt;span style="font-size:100%;"&gt;maintenant&lt;/span&gt;, surtout que j'ai du temps. Pourquoi est-il impossible de concilier les deux? Pourquoi &lt;span style="font-size:100%;"&gt;le passé &lt;/span&gt;sombre-t-il dans un naufrage inexorable? Pourquoi perdons-nous la mémoire?&lt;br /&gt;Bon, bref.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Impérialistes venaient juste de dire que le petit état indépendant ne pouvait rester neutre, car accepter leur neutralité aurait eu l'air d'un aveu de faiblesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;Petit état indépendant, surpris, voire, le malheureux, choqué &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;: &lt;/span&gt;Est-ce là la conception que vos sujets se font de l'équité ? Les cités qui n'ont avec vous aucune attache et celles que vous avez soumises, les mettent-ils donc sur le même plan ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Impérialistes, techniques &lt;/span&gt;: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"&gt;&lt;a name="XCVII"&gt;&lt;/a&gt;Ce ne sont pas les arguments plausibles, pensent-ils, qui manquent aux uns et aux autres ; mais si quelques cités conservent leur indépendance, ils pensent qu'elles le doivent à leur puissance et que c'est la crainte qui nous empêche de les attaquer. Ainsi en vous réduisant à l'obéissance, non seulement nous commanderons à un plus grand nombre de sujets, mais encore par votre soumission vous accroîtrez notre sûreté, d'autant mieux qu 'on ne pourra pas dire qu'insulaires et moins puissants que d'autres, vous avez résisté victorieusement aux maîtres de la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le petit état indépendant commence à trouver saumâtre le débat. Je saute quelques répliques plus locales. Voici comment ils résument la situation &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"&gt;: Voyons, si vous-mêmes n'épargnez rien pour maintenir votre empire et si des peuples déjà esclaves font tout pour secouer votre joug, nous qui sommes libres encore, nous commettrions la lâcheté et l'ignominie de ne pas tout tenter pour éviter la servitude ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et là, les Impérialistes se font cyniques : le petit état n'a aucune chance. Donc&lt;/span&gt; : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"&gt;&lt;a name="CI"&gt;&lt;/a&gt;Non, si vous délibérez sagement. Car il n'est pas question pour vous d'une lutte d'égal à égal où votre réputation soit en jeu et où il vous faille éviter la honte d'une défaite. C'est sur votre salut même que vous délibérez et vous avez à vous garder d'attaquer des adversaires bien plus puissants que vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce cynisme doit écoeurer leurs interlocuteurs :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"&gt;Eh bien ! nous savons que la fortune des armes comporte plus de vicissitudes qu'on ne s'y attendrait en constatant la disproportion des forces des deux adversaires. Pour nous, céder tout de suite, c'est perdre tout espoir ; agir, c'est nous ménager encore quelque espérance de salut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Impérialistes s'en moquent, et ils savent très bien qui est le plus fort :&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"&gt;&lt;a name="CIII"&gt;&lt;/a&gt;L'espérance stimule dans le danger ; on peut, quand on a la supériorité, se confier à elle ; elle est alors susceptible de nuire, mais sans causer notre perte. Mais ceux qui confient à un coup de dés tout leur avoir - car l'espérance est naturellement prodigue - n'en reconnaissent la vanité que par les revers qu'elle leur suscite et, quand on l'a découverte, elle ne laisse plus aucun moyen de se garantir contre ses traîtrises. Vous êtes faibles, vous n'avez qu'une chance à courir ; ne tombez pas dans cette erreur ; ne faites pas comme tant d'autres qui, tout en pouvant encore se sauver par des moyens humains, se sentent sous le poids du malheur trahis par des espérances fondées sur des réalités visibles et recherchent des secours invisibles, prédictions, oracles et toutes autres pratiques, qui en entretenant leurs espérances causent finalement leur perte.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" name="CIV"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah! voilà pour Moukmouk. Les dieux arrivent, mais discrètement. Les dieux anciens  ne se voilaient pas de théories. Les dieux n'arrivent pas tout seuls, le petit état fait aussi confiance à ses alliances politiques. Si leur cause est juste, les dieux et leurs alliés les soutiendront. Comme la naïveté est ancienne! : &lt;/a&gt;Nous n'ignorons pas, sachez-le bien, qu'il nous est difficile de lutter contre votre puissance et contre la fortune ; il nous faudrait des forces égales aux vôtres. Toutefois nous avons confiance que la divinité ne nous laissera pas écraser par la fortune, parce que, forts de la justice de notre cause, nous résistons à l'injustice. Quant à l'infériorité de nos forces, elle sera compensée par l'alliance de [l'autre état puissant, mais pas impérialiste, ennemi des Impérialistes] que le sentiment de notre commune origine contraindra, au moins par honneur à défaut d'autre raison, à venir à notre secours. Notre hardiesse n'est donc pas si mal fondée.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"&gt;&lt;a name="CV"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Impérialistes se marrent : comme l'a remarqué Moukmouk, on sait de quel côté se mettent les dieux. &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et là, ça devient excellent. Je surligne le meilleur selon moi : &lt;/span&gt;Nous ne craignons pas non plus que la bienveillance divine nous fasse défaut. Nous ne souhaitons ni n'accomplissons rien qui ne s'accorde avec l'idée que les hommes se font de la divinité, rien qui ne cadre avec les prétentions humaines&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;. Les dieux, d'après notre opinion, et les hommes, d'après notre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; connaissance des réalités, tendent, selon une nécessité de leur nature, à la domination partout où leurs forces prévalent. Ce n'est pas nous qui avons établi cette loi et nous ne sommes pas non plus les premiers à l'appliquer. Elle était en pratique avant nous ; elle subsistera à jamais après nous. Nous en profitons, bien convaincus que vous, comme les autres, si vous aviez notre puissance, vous ne vous comporteriez pas autrement.&lt;/span&gt; Du côté de la divinité, selon toute probabilité, nous ne craignons pas d'être mis en état d'infériorité. Quant à votre opinion sur [vos alliés], dont vous escomptez qu'elle vous secourra pour ne pas trahir l'honneur, nous vous félicitons de votre naïveté, sans approuver votre folie. Vos alliés, il est vrai, entre eux et dans leurs institutions nationales, font preuve généralement de droiture ; mais dans leurs rapports avec les autres peuples, que n'y aurait-il pas à dire sur leurs procédés ! Pour tout dire en un mot : plus manifestement qu'aucun peuple de notre connaissance, ils appellent l'agréable l'honnête, et l'utile le juste ; une telle disposition d'esprit ne s'accorde guère avec vos folles prétentions sur votre salut.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Attendre encore un peu pour la fin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-7097385209138967799?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/7097385209138967799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=7097385209138967799' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7097385209138967799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7097385209138967799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/nous-ne-craignons-pas-non-plus-que-la.html' title='Nous ne craignons pas non plus que la bienveillance divine nous fasse défaut.'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-5481547404348169451</id><published>2007-11-15T11:08:00.000Z</published><updated>2007-11-15T11:15:31.354Z</updated><title type='text'>Je les nettoie tous ou seulement ceux qui ont un mauvais gouvernement?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RzwpZdNfQGI/AAAAAAAAAEg/zz94gkVxsyY/s1600-h/ma7.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RzwpZdNfQGI/AAAAAAAAAEg/zz94gkVxsyY/s400/ma7.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5133023192610193506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pris ça sur le site de Mafalda, j'espère que j'ai le droit. Petite pause en attendant la suite de l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;img src="file:///C:/DOCUME%7E1/ADMINI%7E1/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot.jpg" alt="" /&gt;&lt;img src="file:///C:/DOCUME%7E1/ADMINI%7E1/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot-1.jpg" alt="" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-5481547404348169451?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/5481547404348169451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=5481547404348169451' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5481547404348169451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5481547404348169451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/je-les-nettoie-tous-ou-seulement-ceux.html' title='Je les nettoie tous ou seulement ceux qui ont un mauvais gouvernement?'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RzwpZdNfQGI/AAAAAAAAAEg/zz94gkVxsyY/s72-c/ma7.gif' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-1759262012344768764</id><published>2007-11-14T10:08:00.000Z</published><updated>2007-11-14T10:48:34.667Z</updated><title type='text'>La justice n'entre en ligne de compte dans le raisonnement des hommes....</title><content type='html'>... que lorsque les forces sont égales de part et d'autres; dans le cas contraire, les forts exercent leur pouvoir et les faibles doivent leur céder.&lt;br /&gt;Le monsieur qui a dit cela vivait il y a deux mille cinq cent ans, à la louche. Il a inventé l'histoire, si ce n'est le concept, ce dont on peut débattre, ce que je ne ferais pas, au moins le mot, qui signifie enquête dans sa langue.&lt;br /&gt;Le contexte dans laquelle cette phrase n'a pas été prononcée, mais aurait pu, voire aurait du l'être est le suivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une puissance impérialiste a laissé déclencher une guerre contre elle dans le but de soumettre ses adversaires et d'en tirer plus de puissance. Cette puissance impérialiste est une démocratie. Son principal adversaire n'en est pas une. Si quelqu'un trouve que ces évènements ont quelque ressemblance avec des évènements récents, ... - ah?&lt;br /&gt;Les impérialistes, dont le franc-parler me charme, envoient des ambassadeurs à un Etat secondaire, indépendant, mais plutôt alliés à ses adversaires.&lt;br /&gt;Quelques extraits du dialogue :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Impérialistes :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;De notre côté, &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;nous&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;n'emploierons pas de belles phrases ; nous ne soutiendrons pas que notre &lt;span style="font-size:100%;"&gt;domination &lt;/span&gt;est juste, parce que nous avons défait [notre ennemi commun] ; que notre expédition contre vous a pour but de venger les torts que vous nous avez fait subir. Fi de ces longs discours qui n'éveillent que la méfiance ! Mais de votre côté, ne vous imaginez pas nous convaincre, en soutenant que c'est en qualité d'[alliés de notre adversaire] que vous avez refusé de faire campagne avec nous et que vous n'avez aucun tort envers nous. Il nous faut, de part et d'autre, ne pas sortir des limites des choses positives ; nous le savons et vous le savez aussi bien que nous, la justice n'entre en ligne de compte dans le raisonnement des hommes que si les forces sont égales de part et d'autre ; dans le cas contraire, les forts exercent leur pouvoir et les fables doivent leur céder&lt;/span&gt;&lt;a title="" style="font-style: italic;" href="http://remacle.org/bloodwolf/historiens/thucydide/livre5.htm#_ftn65" name="_ftnref65"&gt;&lt;span style="" class="MsoFootnoteReference"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'Etat indépendant :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A notre avis - puisque vous nous avez invités à ne considérer que l'utile à l'exclusion du juste - votre intérêt exige que vous ne fassiez pas fi de l'utilité commune ; celui qui est en danger doit pouvoir faire entendre la raison, à défaut de la justice et, n'eût-il à invoquer que des arguments assez faibles, il faut qu'il puisse en tirer parti pour arriver à persuader. Vous avez, autant que nous, avantage à procéder de la sorte. En vous montrant impitoyables, vous risquez en cas de revers de fournir l'exemple d'un châtiment exemplaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Impérialistes (même pas peur):&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En admettant que notre domination doive cesser, nous n'en appréhendons pas la fin. Ce ne sont pas les peuples qui ont un empire, qui sont redoutables aux vaincus, mais ce sont les sujets, lorsqu'ils attaquent leurs anciens maîtres et réussissent à les vaincre. Si du reste nous sommes en danger de ce côté, cela nous regarde ! Nous sommes ici, comme nous allons vous le prouver, pour consolider notre empire et pour sauver votre ville. Nous voulons établir notre domination sur vous sans qu'il nous en coûte de peine et, dans notre intérêt commun, assurer votre salut.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et là, le petit état indépendant s'étonne, le naïf :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et comment pourrons-nous avoir le même intérêt, nous à devenir esclaves, vous à être les maîtres ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;T'ar ta gueule à la récré, répondent les maîtres du monde : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous auriez tout intérêt à vous soumettre avant de subir les pires malheurs et nous nous aurions avantage à ne pas vous faire périr. (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ils sont sympas, tout de même, ils préviennent)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le petit état indépendant, peu désireux d'attaquer la puissance du moment, argumente rationnellement : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si nous restions tranquilles en paix avec vous et non en guerre sans prendre parti, vous n'admettriez pas cette attitude ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Impérialistes (tout ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous) :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Non, votre hostilité nous fait moins de tort que votre neutralité ; celle-ci est aux yeux de nos sujets une preuve de notre faiblesse ; celle-là un témoignage de notre puissance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà de la politique positive. Pas de longs discours sirupeux, dans le style actuel, qui n'éveillent que la méfiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;To be continued. La fin de l'histoire est bien.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"  &gt;&lt;a name="XCV"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Bookman Old Style;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-1759262012344768764?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/1759262012344768764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=1759262012344768764' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1759262012344768764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1759262012344768764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/la-justice-nentre-en-ligne-de-compte.html' title='La justice n&apos;entre en ligne de compte dans le raisonnement des hommes....'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-8462270065782379069</id><published>2007-11-11T16:31:00.000Z</published><updated>2007-11-11T16:44:32.398Z</updated><title type='text'>Allons z'enfants</title><content type='html'>Gaz, attaques aériennes,  rats, tranchées, Bretons, Sénagalais, galerie des glaces, Dames (chemin des), voie sacrée, boue, poux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première guerre mondiale : une guerre totale.&lt;br /&gt;En vous aidant des document et de vos connaissances, vous rédigerez un paragraphe argumenté d'un quinzaine de lignes dans lequel vous expliquerez en quoi la première guerre mondiale était une guerre totale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdelkhader : madame, une guerre totale, c'est comme une guerre mondiale?&lt;br /&gt;Antoine : On peut faire vingt lignes?&lt;br /&gt;Ben : Madame, c'était quand, la première guerre mondiale, déjà?&lt;br /&gt;Chaïma : Est-ce que je peux écrire en rose?&lt;br /&gt;Elodie : Je peux numéroter mes lignes?&lt;br /&gt;Hassène : La première guerre mondiale, c'est celle avec Hitler?&lt;br /&gt;Mohamed : Il faut mettre des dates?&lt;br /&gt;Olivier : L'orthographe compte?&lt;br /&gt;Pascale : La présentation compte?&lt;br /&gt;Sonia : Qu'est-ce que vous entendez exactement par Guerre totale?&lt;br /&gt;Zeineb : On est obligé de faire des phrases?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-8462270065782379069?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/8462270065782379069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=8462270065782379069' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8462270065782379069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8462270065782379069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/allons-zenfants.html' title='Allons z&apos;enfants'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-3135287459281390030</id><published>2007-11-11T16:00:00.000Z</published><updated>2007-11-11T16:24:36.249Z</updated><title type='text'>Two months later...</title><content type='html'>Fils Aîné est rentré le 11 septembre (...) et Petit Garçon le 14. Avec un scepticisme courtois. Je leur affirmais que si si si, on apprend vite les langues quand on est enfant, mais, après leur première journée d'école, il leur a paru difficile d'imaginer que ces sons pouvaient leur devenir intelligibles.&lt;br /&gt;Je leur ai alors dit : Deux mois, on attend deux mois, d'accord? Vous verrez, dans deux mois, comme vous comprendrez et parlerez. Tu crois? disait Petit Garçon. Fils Aîné faisait la gueule, genre : après tout tu assumes. Viens pas me demander de faire mes exercices comme les autres, hein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bilan, deux mois après : Petit Garçon a découvert que l'on peut communiquer avec une utilisation réduite du langage. Escondite? suggère-t-il à Bo (qui, apparemment, est chinois). Ils se comprennent très bien.  Les dames de l'immeuble (charmantes, ou odieuses, ça dépend du point de vue, bourgeoises espagnoles d'un certain âge pomponnées et parfumées, avec petit chien en option)  lui demandent : Entiendes espagnol? Et il répond avec désinvolture : Un poquito, et elles se récrient à qui mieux mieux : Muy bien! Que guapo! &lt;br /&gt;Fils Aîné a découvert qu'il y a (en tout cas ici) un staïle franchote (ça s'écrit comme ça?). Il se la joue complètement. Quand on lui pose des questions trop précises sur la France, il disait au début avec un peu de gêne qu'il ne connaissait pas la France (il n'y a vécu qu'un an). Dans son immense naïveté, il était déçu de si peu correspondre à l'idée que son interlocuteur se faisait d'un Français. Mais il parle à des iliens qui ne sont jamais sortis de l'ile, ou tout au moins de l'archipel, et qui le regardent avec admiration (lui, le grand voyageur) - il a compris et il en rajoute.&lt;br /&gt;On vient lui demander le vocabulaire de base, surtout dans les douches, en sport. "ça veut dire quoi, gillipollas?" me demande-t-il après. "Je ne sais pas", dis-je. "Ah, d'accord, je vois, répond-il, et je lui précise que je ne sais vraiment pas ce que ça veut dire, même si je sais bien que c'est un gros mot (ce qui n'est pas exactement la vérité). Je lui fais remarquer qu'on peut s'en passer et qu'il n'aura pas à s'en servir dans les contrôles. Ses copains lui posent pleins de questions intéressantes sur les diverses activités auxquelles ils souhaiteraient s'adonner avec des jeunes personnes, et je pense que son stock d'eexpressions idiomatiques adolescentes augmente sympatiquement (pourvu qu'il n'oublie pas la version arabe, ça pourra toujours lui servir).&lt;br /&gt;Dernièrement, une fille de sa classe lui a demandé la signification d'un mot. Pas compris. Elle sort un préservatif de son sac, et il lui donne le mot en français. "Tu te rends compte! Elle est dans ma classe et elle a des préservatifs! Tu trouves ça normal?" Je ne trouve, de toute façon, rien normal. A son âge, j'étais déjà en retard par rapport aux filles de mon âge, j'avais tout lu mais tout était théorique, si je puis dire. Alors ces filles de 13 ans en string et body, je ne fais aucune remarque, je suis ultra-larguée; je suis seulement contente de ne pas avoir de fille, je ne sais pas ce que je ferais. Je lui ai dit que si vraiment elle en avait l'usage, il valait mieux qu'elle en ait ; et que c'était peut-être un genre (c'est possible, non?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Ils parlent espagnol, maladroitement, mais bon, ils ont des copains, on mange des tapas et le ciel est bleu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-3135287459281390030?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/3135287459281390030/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=3135287459281390030' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3135287459281390030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3135287459281390030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/two-months-later.html' title='Two months later...'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-125303566793072926</id><published>2007-11-07T08:41:00.000Z</published><updated>2007-11-07T15:37:23.836Z</updated><title type='text'>Les Indiens feront-ils plier le gouvernement de Dubai?</title><content type='html'>Selon le site de&lt;a href="http://communisme.wordpress.com/?s=dubai"&gt; Solidarité Ouvrière&lt;/a&gt;, les Indiens de Dubai ont tenu bon et font plier le gouvernement, qui va (?) demander "aux entreprises de construction de revoir les salaires et d’envisager la création d’un salaire minimum."&lt;br /&gt;Dans le pays du libéralisme absolu, total, et ravageur, on a peine à y croire.&lt;br /&gt;J'attends la suite.&lt;br /&gt;Les médias français s'en battent les c... Un peu de sang serait le bienvenu. Un meurtre, une bombe, un truc, quoi, merde, de l'action! Ils sont nuls, les Indiens, ils ont même pas de terroristes!&lt;br /&gt;Info charmante : J&lt;a href="http://www.blogger.com/Sorbonne%20Abu%20Dhabi%20welcomed%20Former%20French%20National%20Education%20Minister"&gt;ack Lang est à Abu Dhabi&lt;/a&gt;. Et que fait-il là-bas?&lt;br /&gt;Il visite le campus de l'Université Paris-Sorbonne d'Abu Dhabi.&lt;br /&gt;Hein? faites-vous. Eh oui, eh oui, on ne sait pas s'ils ont vendu &lt;a href="http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=8161"&gt;le kit Louvre&lt;/a&gt;, mais ils ont casé le kit Sorbonne!&lt;br /&gt;Oui, parce que l'Université d'Orléans Abu Dhabi, ça le fait pas. Mais &lt;a href="http://www.paris-sorbonne-abudhabi.ae/_French/university.htm"&gt;La Sorbonne Abu Dhab&lt;/a&gt;i!&lt;br /&gt;Ils font même de l'&lt;a href="http://www.paris-sorbonne-abudhabi.ae/pdf/history_intro_french.pdf"&gt;Histoire!&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un point demeure obscur : ont-ils déposé un copyright pour La Sorbonne? Non, parce qu'il y a un milliardaire chinois (de grands démocrates par là aussi) qui a copié &lt;a href="http://chine.blogs.liberation.fr/pekin/2005/09/une_nuit_au_cha.html"&gt;Maison Laffitte.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'avais à l'époque trouvé un lien qui disait qu'il avait déposé sa copie, de façon à ce que toute personne qui veuille refaire Maisons Laffitte ne puisse le faire ou lui paie des droits. Mais je dois avouer que c'était peut-être de l'intox car je ne retrouve rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, enfin. Pensons aux Indiens de Dubai : ils sont traités comme de la merde, et pas de la merde dubaiote (vous ne savez pas, vous, ce que sont des toilettes d'Arabes riches à Dubai; moi si, je sais, ah,ah, parce que j'ai donné des cours de Français; et encore, ils n'étaient pas très riches; la pièce fait quatre mètres carrés, le sol et les lavabos sont en marbre, la chasse d'eau et les robinets  en or ou en plaqué or; le tout d'un goût très fin, délicat, mi-victorien, mi-Louis XIV- Napoléon III, tout ce qui se fait de léger, avec la patine dorée - les Indiens vivent à soixante dans des maisons prévues pour une famille de quatre ou six personnes).&lt;br /&gt;Ils sont dans une situation qui aurait plu aux socialistes du début du XXième siècle : ils fabriquent de leurs mains la richesse de leurs employeurs, et je suis prête à parier qu'entre leur richesse et celle des types dont ils contruisent les biens, il y a un écart nettement supérieur à celui qui existait entre, mettons, un mineur, et le patron de la mine au XXième siècle (je pense à Germinal). Combien de fois supérieur, je ne saurais le dire, et je déteste les affirmations à l'emporte-pièce. Cela dépend d'ailleurs de l'employeur et du propriétaire. Mais je dirais que l'écart doit être au moins du double et doit pouvoir aller jusqu'au décuple (si la richesse mondiale augmente, les écarts entre les extrêmes augmentent donc mécaniquement).&lt;br /&gt;Ils fabriquent le richesse et non seulement ils n'en retirent rien, mais ils peuvent à peine vivre. Voilà le libéralisme exacerbé - ou, non, pas exarcerbé, juste naturel.&lt;br /&gt;Maintenant, les Indiens de Dubai n'ont probablement plus rien à perdre. Comme je voudrais en savoir plus!&lt;br /&gt;L'auteur du Journal de Bridget Jones, a écrit un autre roman, Caus'Célèb, négligeable, mais qui m'a frappé par une de ses pages; vraiment frappé. L'héroîne se retrouve je ne sais comment à collaborer avec une ONG qui vient au secours de Réfugiés africains. L'héroïne, une jeune londonienne aussi engagé politiquement que Bridget Jones (ou moi), se retrouve à sa propre sureprise et sa grande frayeur en Afrique, dans une vallée, avec plein de travailleurs humanitaires, à attendre l'arrivée des réfugiés; elle attend, elle s'ennuie, elle pense à Londres, à son copain, etcet puis les réfugiés arrivent. Et là, l'auteur écrit les quelques phrases que j'ai retenu du livre; en gros, l'héroïne, bien que totalement évaporée, secouée par la vue des ces gens qui arrivent en masse, épuisés, désséchés, désespérés, ayant tout perdu, se dit que le monde entier devrait s'arrêter de vivre ou de respirer devant un tel spectacle; que plus rien ne compte; qu'il faut avertir tout le monde; que l'Angleterre entière, l'Europe entière, le Monde entier doit les aider, les secourir, s'occuper d'eux parce qu'il n'est pas possible d'abandonner ces familles détruites, ces enfants sans parents, ces parents sans enfants; mais tandis que le flot ininterrompu des réfugiés déferle elle réalise que le monde entier, l'Europe entière, l'Angleterre entière est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;déjà &lt;/span&gt;au couant, qu'ils savent, que tout le monde sait, qu'elle-même savait, et que personne ne fait rien.&lt;br /&gt;Ces quelques phrases m'avaient frappées par leur justesse.&lt;br /&gt;Donc, là, par exemple, je vais finir d'écrire mon truc sur les Indiens. Je vais publier, et puis je vais aller manger parce que j'ai faim. Je ne me jetterai pas par la fenêtre; je n'irai pas hurler dans la rue qu'il faut soutenir les Indiens, ou les Birmans (qui sont moins d'actu, hein?Maintenant qu'ils ne se font plus massacrer), ou les Nauruans (qui n'ont eu que ce qu'ils méritent, paresseux incapables de gérer leur fortune!). Vous non plus.&lt;br /&gt;Nous avons raison. Chacun sa merde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-125303566793072926?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/125303566793072926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=125303566793072926' title='18 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/125303566793072926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/125303566793072926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/les-indiens-feront-ils-plier-le.html' title='Les Indiens feront-ils plier le gouvernement de Dubai?'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>18</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-5915727397370829839</id><published>2007-11-05T20:10:00.000Z</published><updated>2007-11-05T20:59:56.169Z</updated><title type='text'>mère de famille</title><content type='html'>Techniquement, je suis donc une mère de famille, et ce d'autant plus que je ne travaille plus. J'aime mes enfants, mais je déteste être une "mère de famille".&lt;br /&gt;Ma mère en était une.  Avec tous ses caprices - de malade (physique). Elle trouvait ridicules "les mères" qui faisaient manger des légumes aux enfants - ah, ah, elle n'était pas comme ça, elle, elle mangeait surtout des pâtes et de la viande et elle ne s'en portait pas plus mal. "Les mères" qui sortaient leurs enfants étaient ridicules aussi. Quelle idée : sortir les enfants et les emmener prendre l'air. Elle ne le faisait que de temps en temps, ironique à l'égard des "régulières", des habituées du parc. Je mourais d'envie d'y aller aussi. Mais pas question d'y aller sans elle, et pas question d'y aller tous les jours.  Il y avait aussi les "mères" qui faisaient réviser leurs enfants : les imbéciles : elles ne m'avaient pas comme fille, moi qui l'avait envoyé promener, et, je suppose, vexée, quand elle avait voulu prendre en main mes études, pour se conformer à un modèle. Ces pauvres mères avaient des filles dociles (elle était, sur ce coup, bien que vexée, secrètement fière de moi) et vivaient ridiculement la scolarité de celles-ci, par procuration. Ma mère me faisait "entièrement confiance". Elle pouvait. Dans la série, elle a fait "entièrement confiance" à ma soeur. C'était une moins bonne idée.&lt;br /&gt;Mon dégoût des "mères" vient donc de ma mère. Elle détestait ses consoeurs, parce qu'elles faisaient preuve de plus de sérieux qu'elle dans le suivi. Pour ma mère, être mère avait quelque chose de sacré : elle était, elle, mère, et c'était tout. Il y avait juste à avoir un enfant, et on devenait "mère". Comme elle : elle s'idolâtrait. Tout le surplus (se soucier des repas, des devoirs, etc) était inutile.&lt;br /&gt;En fait, les médecins lui avaient déconseillé d'avoir un enfant, et elle leur avait désobéi deux fois : sa petite révolte de petite bourgeoise malade, un peu pitoyable. Je pense que c'était pour cette raison que sa seule maternité biologique lui paraissait merveilleuse, et que tout le surplus, qu'en réalité elle assumait mal parce que cela l'épuisait, elle le classait avec mépris et assurance dans la catégorie "inutile".&lt;br /&gt;Curieusement, je n'ai jamais vu ma mère comme une femme malade. Il m'a semblé que sa santé se dégradait quand j'ai eu 14 ans, mais elle était déjà très malade avant. Elle parlait souvent de la mort, et comme elle ne mourait jamais, je barbotais dans le flou : allait-elle mourir, ou non? J'ai angoissé au début, après, sa mort est devenue abstraite. Quand elle a fini par mourir, ce dont elle m'avertissait depuis  20 ans,  elle est morte d'autre chose.&lt;br /&gt;J'essaie d'éloigner l'image que j'ai d'elle pour la rendre plus générale. Malade, elle a eu deux filles, ce qui l'épuisait, et elle justifiait par des raisonnements tout ce qu'elle ne pouvait ou ne voulait pas faire; je pourrais envisager les choses avec plus de douceur si elle avait elle-même été plus douce. Mais elle était comme un sergent-chef.&lt;br /&gt;Quand j'ai eu un enfant, elle a joué les blasées, et elle s'est attendu à ce que je l'imite : elle avait été tellement extraordinaire que je me devais de la prendre pour modèle. Elle a été déçue de mes divergences, et pleine de rancune. Rien ne lui faisait plus plaisir que de dire "Tu es comme moi". Rien ne l'agaçait plus que de me voir prendre des voies différentes.&lt;br /&gt;Si je ne sors pas les enfants, je l'imite.&lt;br /&gt;Si je les sors, je suis une de ces mères qui croient utile de sortir les enfants.&lt;br /&gt;Quand je fais des nouilles, je l'imite.&lt;br /&gt;Quand je fais une brioche, je suis de ces mères qui croient utile de cuisiner.&lt;br /&gt;Quand je laisse les enfants faire leurs devoirs comme ils veulent y compris les bâcler (comme ma soeur), je l'imite.&lt;br /&gt;Quand je me bats pour que les devoirs soient bien faits, je suis de ces mères qui croient utiles de suivre les études de leurs enfants.&lt;br /&gt;Quand je l'imite, je me déteste.&lt;br /&gt;Quand je joue le rôle des mères qui..., je la vois me détester.&lt;br /&gt;Mise au point intéressante.&lt;br /&gt;Merci à &lt;a href="http://filomene.canalblog.com/"&gt;Filomène &lt;/a&gt;qui a provoqué cette réflexion par sa question. C'était l'objectif de mon blog : réfléchir sur ma mère.&lt;br /&gt;Cela me rend affreusement amère. Brr. Envie de beurk. Je n'aime pas penser à elle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-5915727397370829839?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/5915727397370829839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=5915727397370829839' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5915727397370829839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5915727397370829839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/mre-de-famille.html' title='mère de famille'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-4428316633336934699</id><published>2007-11-04T16:31:00.000Z</published><updated>2007-11-04T16:48:26.026Z</updated><title type='text'>Etre indien à Dubai</title><content type='html'>Les indiens de Dubai se révoltent... Je ne me sens pas la plume pour écrire des trucs intelligents là-dessus. Voilà un &lt;a href="http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=79335"&gt;lien.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une image : un camion dans une rue, large, à trois voies. Le camion est entièrement clos, ses parois sont de métal. Entièrement clos : pas tout à fait : à trente centimètres du toit, un interstice d'environ dix centimètres laisse, sur toute la largeur du camion, passer l'air et la lumière.&lt;br /&gt;A l'arrière du camion, une porte, et un petit escalier.&lt;br /&gt;Que transporte donc ce camion? A la voir, et machinalement, on pense à des animaux, mais quels animaux sortent par une porte et descendent un escalier?&lt;br /&gt;?&lt;br /&gt;?&lt;br /&gt;Des indiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, une histoire drôle, que m'a raconté mon prof de conduite, pakistanais, dans ce même pays.&lt;br /&gt;Je la fais en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;anglais&lt;/span&gt;, à peu près tel qu'il me l'a raconté (vous verrez, ce n'est pas de l'anglais).&lt;br /&gt;Un sponsor est un dubaiote qui "sponsorise" un étranger pour qu'il vienne dans le pays. Nous avions nous aussi été "sponsorisé".&lt;br /&gt;(il faut essayer d'imaginer l'accent indo-pakistanais, c'est mieux).&lt;br /&gt;Local man (=dubaiote), rich man, lot of malvory sponsoring, driving car, kill malvory (ne me demandez pas, ça veut dire indien, je ne sais pas pourquoi).&lt;br /&gt;Police catch local man, and says : go to jail.&lt;br /&gt;Local man says : why you put me to jail?&lt;br /&gt;Police says : but you kill man!&lt;br /&gt;Local man : what man I kill?&lt;br /&gt;Police : this man, malvory man.&lt;br /&gt;Local man : I kill malvory? So what? I have lot of malvory of my own, you call his sponsor, I give to the sponsor one malvory, no problem.&lt;br /&gt;(c'est là qu'il faut rire).&lt;br /&gt;Conclusion mélancolique de Sayyed, mon prof : Local man, not good man. But we need locals.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Ce même Sayyed voulait absolument que je me mette un foulard sur la tête pour que tout le monde voit que j'étais une gentille dame. "You good women, habibi, you just put scarf, everybody know you're good women").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous ne comprenez pas l'anglais de Sayyed, je traduirai.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-4428316633336934699?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/4428316633336934699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=4428316633336934699' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4428316633336934699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4428316633336934699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/etre-indien-dubai.html' title='Etre indien à Dubai'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-4241611756186101474</id><published>2007-11-04T15:49:00.000Z</published><updated>2007-11-04T16:04:38.847Z</updated><title type='text'>Parc, vélo, marché, tapas, De Cecco, sieste</title><content type='html'>Vive la civilisation; je mène ici une vie merveilleuse. Le week-end dernier, nous avons marché dans la montagne.&lt;br /&gt;Ce week-end, les enfants ont fait du vélo dans le parc; cela semble peut-être anodin, mais l'existence de routes lisses, et non pas pleines de nid de poules, d'un parc verdoyant et agréable, traversé par des familles, des jeunes, des enfants,  transforme le quotidien. Oui, des activités simples comme promenades en vélo ou en roller, m'émerveillent. (Avant, c'était possible théoriquement, après une recherche active de routes sures et lisses, le chargement du matériel dans la voiture, vingt minute de route, et supporter d'être le spectacle des jeunes du village d'à côté, morts de rire, venus regarder des Français se distraire).&lt;br /&gt;Aujourd'hui nous sommes allés à pied et en famille (même remarque sur  les routes) au marché, en revenant nous avons bu une bière dans un petit bar au bord d'une place très grand siècle/rococo, au milieu des bananiers et des palmiers, en mangeant quelques tapas (papas à la brava et pulpo a la je ne sais plus quoi).&lt;br /&gt;Excellentes pâtes (De Cecco, depuis le temps que l'on me bassine avec ça "les meilleures d'Italie" avec les Barilla que je n'aime irrémédiablement pas, mais les De Cecco sont effectivement très bonnes).&lt;br /&gt;Avec un vin blanc du pays, plutôt raide, mais j'aime bien les petits vins, et puis je suis si contente de reboire du vin qui ne me rende pas malade, comme celui de là-bas, plein de sulfate.&lt;br /&gt;Puis sieste.&lt;br /&gt;Puis re-parc.&lt;br /&gt;Simple, efficace.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-4241611756186101474?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/4241611756186101474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=4241611756186101474' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4241611756186101474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4241611756186101474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/parc-vlo-march-tapas-de-cecco-sieste.html' title='Parc, vélo, marché, tapas, De Cecco, sieste'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-9042357915632214902</id><published>2007-11-01T08:54:00.000Z</published><updated>2007-11-01T09:07:36.469Z</updated><title type='text'>Halloween</title><content type='html'>Jamais je n'ai fêté Halloween; du temps où je vivais dans un univers anglo-saxon, Fils Aîné était très jeune et j'ai horreur des fêtes; puis nous sommes allées dans des zones peu concernées par la chose; l'année dernière, le 31 octobre, les enfants ont reçus les gâteaux de l'Aid, ou quelque chose dans ce goût-là.&lt;br /&gt;Hier, sur l'invitation pressante des amies françaises des enfants, nous sommes allées à une petite fête organisée par les profs d'une école anglaise. Excellent! Tout ce que l'on peut faire avec de la bonne volonté!&lt;br /&gt;Le minuscule appartement qui tient lieu d'école avait été redécoré : cartons aux fenêtres, pour bloquer la lumière, les murs, sols et plafonds entièrement tapissés de sac poubelles noirs, avec des dessins fluo dessu; de fausses toiles d'araignées géantes, quelques faux squelettes et cadavres. Un parcours dans le noir quasi total, mi-tunnel (les tables!), mi-grottes (les salles), était organisé, avec des monstres (les profs!) à chaque angle. Je n'en suis pas revenue. Les enfants ont adoré. Certains sont sortis en pleurant, tant fonctionne l'illusion. Génial.&lt;br /&gt;Inutile de vous dire que ça m'a donné des idées... peut-être pour un anniversaire. Je vais y réfléchir (le principe du parcours est à retenir).&lt;br /&gt;Pourquoi donné des idées? Après avoir haï les fêtes d'enfants, je suis passée à l'étape suivante, plus positive, faire des méga-super-fêtes. Avec très peu de choses on peut. L'année dernière, j'ai fait un super-truc pour Petit garçon. Mais les enfants n'étaient pas très difficiles. ici, apparemment, c'est anniversaire dans des boolings ou des fast-food - rien que l'idée me donne envie de vomir. Aliénation absolue. Donc, il faut trouver LE truc qui fasse que les gosses n'aillent PAS dans un booling et reviennent en disant que WAAOU. Et en fait, ce n'est pas si dur (un enfant reste un enfant).&lt;br /&gt;L'erreur à ne pas faire, c'est de tout préparer à la dernière minute. Là, c'est l'horreur. Mais si on s'organise, on peut faire quelque chose de bien. La planification, y a que ça de vrai. Staline le savait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-9042357915632214902?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/9042357915632214902/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=9042357915632214902' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/9042357915632214902'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/9042357915632214902'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/11/halloween.html' title='Halloween'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-5068389996927433110</id><published>2007-10-31T14:53:00.001Z</published><updated>2007-10-31T15:04:59.959Z</updated><title type='text'>Souvenirs</title><content type='html'>Souvenirs. La nostalgie est un truc bizarre. Les jeunes filles voilées me manquent.  Je n'ignore pas tout ce que le voile signifie, mais je trouve aussi que l'on se prend la tête pour le mauvais truc. Quand on montre la lune, l'imbécile regarde le doigt. Le voile est la partie émergée d'un iceberg et on se demande pourquoi seul ce petit morceau de vêtement fait crier. Tout ce qu'il y a derrière le voile (une société intolérante, où la femme est peu respectée), on peut très bien l'avoir sans le voile (et même sans islam). Il n'est par ailleurs pas du tout certains que ces deux jeunes filles, que je ne connais pas du tout, soit les plus malheureuses, ni les plus heureuses.  Si l'on veut (à supposer que ce soit le cas, et pas juste pousser des cris) résoudre des problèmes, alors ne nous attaquons pas au voile, mais à l'éducation des femmes, à la démocratisation, etc.  Le voile tombera, ou pas,  et ce petit morceau de vêtement pourra alors avoir tout son charme,  et perdre son rôle exaspérant de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;symbole&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RyiXWDPQstI/AAAAAAAAAEY/pxeh2gn55uo/s1600-h/vues+de+Sousse+%2822%29.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RyiXWDPQstI/AAAAAAAAAEY/pxeh2gn55uo/s400/vues+de+Sousse+%2822%29.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5127514580843541202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-5068389996927433110?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/5068389996927433110/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=5068389996927433110' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5068389996927433110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5068389996927433110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/souvenirs.html' title='Souvenirs'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RyiXWDPQstI/AAAAAAAAAEY/pxeh2gn55uo/s72-c/vues+de+Sousse+%2822%29.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-390922336314256922</id><published>2007-10-30T08:42:00.001Z</published><updated>2007-10-30T08:42:25.276Z</updated><title type='text'>Repas</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Lorsque j’étais plus jeune, j’étais organisée avec indifférence et je faisais toujours les corvées à la dernière minute. Par exemple, mettre la table, ce que j’avais rarement à faire vu les horaires de mon mari ; et quand je la mets pour les enfants, c’est au pas de course.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Depuis qu’ils sont plus grands c’est différent. Ils mangent vraiment des repas et en observant une amie j’ai redécouvert l’eau tiède : à savoir que lorsqu’une famille mange ensemble, cela peut être un bon moment familial, un bon moment passé ensemble : si tout le monde aime le repas, si tout le monde s’amuse, c’est vraiment important. Mon amie était prof et pas catho : j’ai des amis cathos qui m’avaient parlé du repas, moment de partage, mais ils m’énervaient. Chez ma copine, j’ai réalisé que c’était du vécu. Avec une grande patience, elle faisait participer sa fille à la confection de certains plats, ou de certaines parties du plat. Mes enfants m’ont parlé de repas chez certains copains, où « on se poile trop » - pourquoi on se marre pas chez nous ? (Parce que les repas stressent maman) Dans ma belle-famille aussi le repas est un moment ; en fait, ils ne font que manger, devant le journal de la 1 ; et entre deux ils meublent, vaquent vaguement, font la vaisselle, la sieste, les courses, en vue du deuxième moment de la journée : le repas du soir. Ils sont tous gros, stupides, avec des maladies cardio-vasculaires, un diabétique, etc. Je les déteste.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Mais tout de même j’ai redécouvert l’importance du repas. J’ai redécouvert que c’est bien de&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;mettre la table avant : cela donne l’impression que le repas est attendu. Pourtant je n’ai pas. Cela fait femme au foyer. J’ai horreur. C’est épidermique. J’y suis allée par étapes : avant, je ne mettais que les assiettes. Mon mari me lançait : on mange avec les doigts, aujourd’hui ? Maintenant je mets les couverts en plus, et les verres au dernier moment. Enfant, je mettais la table complètement, jusqu'au sel, et au beurre, et à la cruche d’eau.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Mon mari fait la cuisine aussi ; mieux que moi. Nous avons chacun nos spécialités ; il met le couvert, prépare les apéritifs, avec une dextérité que je n’ose imiter parce que cela fait femme qui s’occupe de sa famille, je sais, je suis une femme, j’ai une famille, mais il y a des images qui ne passent pas. Je sais par expérience qu’il fait une excellente maîtresse de maison (repassage inclus … ) quand il a le temps.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;N’empêche, mon cœur se serre quand on passe à table. Il faut le faire : tout le monde a besoin de manger, je n’ai pas beaucoup fait la cuisine depuis cinq ans… et en plus j’aime assez cuisiner. Mais ces images ne passent pas. Je me sens autre, pas moi, prisonnière.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Entre deux repas classiques (ce soir : poulet sauce suprême, la version volaille de la blanquette de veau, un truc qui jette mais qui est super-simple), j’intercale des grèves (il prépare les repas) ou des apéritifs dînatoires ; hier il a fait des bruchettes ou bruschettas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Après le repas il fait la vaisselle. Ou il la fait faire à ses fils. Je ne me plains pas (je précise).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Mais j’ai du mal tout de même. Quelque chose qui serre dans le ventre.&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-390922336314256922?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/390922336314256922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=390922336314256922' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/390922336314256922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/390922336314256922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/repas.html' title='Repas'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-4999989504812714827</id><published>2007-10-27T10:19:00.000Z</published><updated>2007-10-29T10:07:51.692Z</updated><title type='text'>Pluie</title><content type='html'>Aujourd'hui, je sors pour faire des courses. Arrivée au rez-de-chaussée, surprise : il pleut. Chouette! Cela fait six mois que je suis en robe d'été (sauf, bien sûr, lors de mes vacances en France). Je remonte fissa, troque ma robe contre un pantalon noir, mode, un top bariolé et une veste bleue en skai imitation croco, des chaussures noires à noeuds et zou je redescends.&lt;br /&gt;Eh bien il ne pleut déjà plus.&lt;br /&gt;Lassants, ces pays où il fait toujours beau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-4999989504812714827?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/4999989504812714827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=4999989504812714827' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4999989504812714827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4999989504812714827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/pluie.html' title='Pluie'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-7698482361917201555</id><published>2007-10-26T10:33:00.000Z</published><updated>2007-10-26T10:47:25.343Z</updated><title type='text'>Paris</title><content type='html'>Cet été, j'ai pris des photos de Paris. Je vais les mettre en ligne peu à peu.&lt;br /&gt;Il a été très difficile de faire des photos. Photographier ce qui me plaît et me touche, c'est dur. Je prends la photo, bon, ça fait souvenir, mais elle perd son sens. J'ai réalisé à cette occasion que je ne sais pas ce qui, pour moi, est Paris, c'est-à-dire, quel doit être l'objet de ma photo. Certains objets anodins me plaisent, mais je ne songe pas à les photographier. Je ne suis donc pas contente de mes photos. Mais elles correspondent à quelque chose néanmoins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RyHFnzPQssI/AAAAAAAAAEQ/jqL2G_pJO30/s1600-h/Luxembourg1.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RyHFnzPQssI/AAAAAAAAAEQ/jqL2G_pJO30/s400/Luxembourg1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5125595138484122306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-7698482361917201555?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/7698482361917201555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=7698482361917201555' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7698482361917201555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7698482361917201555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/paris.html' title='Paris'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RyHFnzPQssI/AAAAAAAAAEQ/jqL2G_pJO30/s72-c/Luxembourg1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-1253669794186857774</id><published>2007-10-26T10:09:00.000Z</published><updated>2007-10-26T10:33:35.570Z</updated><title type='text'>Zut</title><content type='html'>Je suis tellement en colère contre moi que j'ai la pêche. Je dois arrêter de me plaindre. La vérité c'est que c'est toujours comme ça, je devrais m'y être habituée : je ne suis jamais contente. Quand je suis à la montagne, je fantasme sur la mer; seule, je veux être entourée; entourée, j'aspire à la solitude; forcément, mécaniquement, ça coince.&lt;br /&gt;C'est un état d'esprit que je connais bien, c'est le mien de puis toujours.&lt;br /&gt;D'accord, il y a des moments difficiles, mais au global j'en ai retiré plein de choses. Certes, je n'ai pas eu la vie que je voulais - vous savez pourquoi? Parce que je n'en ai eu qu'une, et que je suis paresseuse, en plus, alors que j'en voudrais dix. Une confession : enfant, et même jusqu'à mes vingt ans, dotée d'un sens des réalités absolu, je voulais être Arsène Lupin; chercheur au CNRS (en physique ou chimie; alors que je suis nulle en maths, en science et que j'ai un bac littéraire); parler trois langues; être actrice (alors que je suis timide, sauf depuis que je suis prof); entraîneuse dans un bar; danseuse de cabaret (je ne sais pas danser, et n'ai jamais fait le geste de prendre des cours). Avec tout ça, à la fin je rentre chez moi, je me dis que je suis nulle et je passe trois heures à bouquiner, et encore deux heures au tél avec une copine (maintenant je ne téléphone plus mais je lis toujours).&lt;br /&gt;Je dois faire un effort pour apprécier les moments que je vis; pas mes fantasmes; ni ceux que je regrette; ni ceux que j'espère : sinon c'est la voie ouverte au désespoir.&lt;br /&gt;En outre, actuellement, j'ai beaucoup de temps, et je fais quelque chose que j'ai toujours fait, voulu faire, même si parfois j'ai arrêté ou recommencé : j'écris. C'est plutôt contemplatif; et j'ai besoin d'être seule. Du coup, je m'enivre de ma propre tristesse, comme les enfants que l'on gronde et qui pleurent et encore plus de se voir pleurer et finissent par être hors d'état, hystériques (mes enfants n'étaient pas comme ça; moi, si).&lt;br /&gt;Si le boulot que je guigne me tombe dans les bras comme je le crois, dans deux mois je serai une active woman qui court partout avec sa petite voiture et son portable (une vie que je n'ai pas encore eue). Sinon, j'aurais de toute façon du temps pour écrire.&lt;br /&gt;Voilà; je me redresse. Je respire. J'analyse les faits avec lucidité. Je me dis parfois que je fais ou commence peut-être une dépression; mais je ne pense pas; très peu d'activité me redonne la pêche, je ne crois pas que ce serait le cas si j'en avais une.&lt;br /&gt;J'ai le spleen. Mais j'ai pas que ça à foutre, d'avoir le spleen. Je me trouve dans une situation exceptionnelle : j'écris comme jamais, à croire que j'ai trouvé la méthode. Je ne sais pas ce que cela donnera : pour l'instant j'écris. J'ai déjà essayé de me dire que j'allais renoncer à l'écriture, parce que j'écris est trop mauvais. Mais ça n'est pas une solution. C'est comme si je renonçais à manger. Ou comme si je décidais de ne me nourrir que de soupe. C'est faisable, mais le manque est immense. Alors j'écris. Je ne suis pas contente de moi; en fait, j'ai décidé il y a deux ans de ne pas attendre d'être satisfaite de ce que j'écris. Ma satisfaction, c'est le but. Je ne sais pas où il est. Mais il me faut me mettre en route, malgré les obstacles. Je travaille minutieusement, laborieusement. Il me semble avoir un château à construire, avec une petite cuillère et un baton. Je n'aime pas cela. Je voudrais faire autre chose. Mais dès que je fais autre chose un regret amer me lancine. Je fais monter en neigne des émotions et des idées qui balaient mon esprit jusqu'à la nausée : mais il faut. Je suis irritée d'émotions comme une peau qu'on a frotté; mais il faut.&lt;br /&gt;Je n'ai pas le temps de pleurer, pas d'être malheureuse, en plus je dois faire le ménage et préparer les repas. Le soleil brille, je lis des blogs sympas, je fais quelque chose que j'aime, même si c'est dur.&lt;br /&gt;Hop.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-1253669794186857774?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/1253669794186857774/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=1253669794186857774' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1253669794186857774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1253669794186857774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/zut.html' title='Zut'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-2726179340499485511</id><published>2007-10-25T10:25:00.000Z</published><updated>2007-10-25T10:36:58.577Z</updated><title type='text'>Difficulté d'être</title><content type='html'>Est-ce qu'on peut remplacer une vie qu'on n'a pas eu par le récit et le fantasme de celle-ci? Je n'ai pas eu ma vie, celle que j'aurais voulu, mais je ne sais pas pourquoi. Comme si tout avait déraillé il y a longtemps, mais je ne sais pas pourquoi.&lt;br /&gt;Ou peut-être que je rêve trop; je ne sais pas m'en empêcher; mon esprit va tout seul.&lt;br /&gt;Exemple : Une terrasse, un jardin au delà, pas large, un jardin de banlieue ou de petite ville balnéaire; le jardin est limité par une haie verte et quelques arbres.&lt;br /&gt;Un peu de vent, un air frais; c'est le matin. Sur la table en bois qui boîte, on amène des bols, les couverts, le pain, le lait, puis les confitures, la cafetière; une odeur de pain grillé sort de la cuisine toute proche. Quelqu'un crie qu'il faut ramener le pain, les croissants réchauffés au four et le miel.&lt;br /&gt;Un arbre se penche au dessus de la table; des vasques de fleurs suggèrent la limite de la terrasse; un enfant vagabond glisse dedans; cris et rires.&lt;br /&gt;Je n'ai jamais vécu un tel moment; je l'ai peut-être vu dans un film, peu importe lequel. Des moments réels, dans ma belle-famille, que je n'aime pas, ou chez la femme de mon père, que je voudrais bien aimer plus, m'ont fait vivre des matins similaires, mais pas identiques.&lt;br /&gt;Mais je rêve de l'avoir vécu. Je rêve d'avoir été intégré au groupe doux et confus qui le vit. Ils auraient, quelques qu'ils soient, été ma famille, plus ouverte et agréable que la réelle, toute confite, étroite et refermée.&lt;br /&gt;Je suis amère de ma vie, peuplée d'êtres détestables. Une famille sèche, une belle famille écoeurante, des amies qui s'évanouissent, mon coeur qui se dessèche - est-ce que je peux remplacer cela par le récit de rêves?&lt;br /&gt;C'est peut-être le moment pour moi de regarder &lt;span style="font-style: italic;"&gt;partition inachevée pour piano mécanique&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-2726179340499485511?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/2726179340499485511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=2726179340499485511' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2726179340499485511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2726179340499485511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/difficult-dtre.html' title='Difficulté d&apos;être'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-8106840681445391000</id><published>2007-10-23T10:54:00.000Z</published><updated>2007-10-23T11:34:32.306Z</updated><title type='text'>Ado</title><content type='html'>Fils Aîné a du réviser avec moi ce week end un contrôle d'histoire et apprendre la conjugaison anglaise, qui, tous les deux jours, s'effondre dans son esprit comme un paquet de linge sale.&lt;br /&gt;Je le sais, tout ce qui est grammatical n'a qu'une prise limitée sur son cerveau; il est au bord de la dyslexie. Il raisonne en maths, il raisonne en science, mais retenir la forme négative de I work, il ne peut pas.&lt;br /&gt;J'aime mon fils; il y a treize ans, c'était un adorable petit bébé rose et plein de boutons, le pauvre, c'était mon Titou. Je me réveillais la nuit pour l'empêcher de se gratter.  Je lui ai fait et je lui fais toujours des bisous pour lui dire que je l'aime. Il avait d'adorables petits pieds roses dont j'embrassais la palnte en lui disant des trucs gentils.&lt;br /&gt;Mais voilà. Samantdi a écrit un &lt;a href="http://www.samantdi.net/dotclear/index.php?2007/10/19/992-si-javais"&gt;texte &lt;/a&gt;auquel je ne peux hélas que souscrire. Maitenant il a des pieds immenses, avec des ongles longs et sales; je dois me battre pour qu'il se lave; il a mauvaise haleine. Il ne parle que de prouts et de rots. C'est affreux. Je lui ai lu des poèmes de Victor Hugo et de Baudelaire, pourtant. Bon, il a des bons côtés, mais sous une couche de crasse et de grossièreté qui m'accablent totalement. D'où ça vient? A quel moment j'ai loupé le coche?&lt;br /&gt;D'un autre côté, il m'embrasse tous les soirs sur le bras ou l'épaules en me disant "ma maman chérie". C'est de la manipulation. J'enrage.&lt;br /&gt;Récit, écourté, de mon samedi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fils Aîné se lève à dix heures; et m'informe qu'il ne se sent pas l'envie de travailler dès le matin. Il se trouve que j'ai hélas l'expérience de mon fils et que je sais que, hélas encore, la compréhension ne sert à rien. Quand il se lève comme ça, lui dire que pas de problème, je comprends, eh bien tu n'as jouer une heure à la PS2 et après tu travailleras, eh bien, cela ne fait que repousser le problème. Je le sais pour avoir déjà essayé. Donc, je ne le fais plus. Je rassemble mes forces pour jouer le rôle de la mère chiante : un rôle que j'adore. Je maintiens fermement : non, tu vas travailler dès maintenant, comme ça tu auras fini plus tôt.&lt;br /&gt;- Mais je ne sais pas quoi faire, dit-il. Je n'ai rien à faire. J'ai fait tous mes devoirs.&lt;br /&gt;- Tu ne sais pas par coeur le cours d'histoire. On avait dit que tu apprendrais par coeur ou à peu près tout le cours pour faire les résumés.&lt;br /&gt;- Je parle même pas espagnol.&lt;br /&gt;- On avait dit en Français.&lt;br /&gt;- Plus tard.&lt;br /&gt;- Non, maintenant. Et puis l'anglais. Tu vas avoir un contrôle.&lt;br /&gt;- C'est un contrôle oral. Je peux rien apprendre.&lt;br /&gt;- Et le contrôle écrit?&lt;br /&gt;- C'est dans un mois. Je vais pas réviser maintenant.&lt;br /&gt;- réviser? Réviser? Mets-moi le verbe to work au présent progressif.&lt;br /&gt;- Je ne sais pas. Je l'ai jamais appris.&lt;br /&gt;- S'il te plait, cela fait trois ans que tu fais de l'anglais.&lt;br /&gt;- Eh bien je sais pas quand même.&lt;br /&gt;- Si, tu sais.&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- Bon, dans ce cas-là tu vois bien qu'il ne s'agit pas de révision. Tu dois apprendre.&lt;br /&gt;- J'ai mal à la tête. je veux jouer à la Play.&lt;br /&gt;- Moi je ne veux pas. Lève -toi et va travailler.&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;(Il était allongé sur son lit)&lt;br /&gt;Au bout d'un moment (une demi-heure)&lt;br /&gt;- Lève-toi et habille-toi.&lt;br /&gt;- Je peux pas.&lt;br /&gt;- Pourquoi?&lt;br /&gt;- Tu veux pas.&lt;br /&gt;- Hein?&lt;br /&gt;- Tu veux que je travaille.&lt;br /&gt;- Je suis désolée, je ne comprends pas.&lt;br /&gt;- Tu m'as pas dit de m'habiller, tu m'as dit de travailler.&lt;br /&gt;- ..........&lt;br /&gt;- Si, c'est vrai. Si tu m'avais dit de m'habiller, je me serai habillé.&lt;br /&gt;- Habille-toi et va travailler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je crois que c'est suffisant. Nous avons eu ce genre de dialogue pendant environ deux heures, jusqu'à midi. A midi il s'est mis à son bureau et a commencé à travailler avec une atroce mauvaise volonté. Vers midi quarante cinq, comme le soleil, sa bonne volonté est apparue. Ses demandes d'aides sont devenues pertinentes, il a appris son anglais et son histoire en environ une heure et demie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne comprends pas pourquoi il ne s'y met pas tout de suite. Sûrement une façon de chercher à s'affirmer. Si au moins il travaillait quand on le lâche! Je ne serais pas sur son dos; mais j'ai déjà essayé : il ne fout rien si je ne le harcèle pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais le lâcher et m'en moquer. Mais je ne veux pas. Je ne lui demande pas d'être le premier de la classe, mais d'apprendre à l'école, un minimum. En plus, je ne veux pas qu'il redouble : désolé, mais l'école privée c'est cher. Je ne peux pas tout lâcher : je veux qu'il exploite un minimum de ses capacités; souvent, je souhaite qu'il soit majeur et que je puisse me dire : je suis libérée de la contrainte de le harceler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est affreux, c'est que moi ça me détruit, mais pas lui : une heure après, alors que j'angoisse de cette matinée à se disputer, il est de nouveau le petit garçon affectueux que je connais. Quand je lui dis : mais pourquoi m'obliges-tu à crier et à m'énerver? Il me dit : "Ah, ça? Pfff" Il a déjà oublié, ou on dirait qu'il l'a oublié, et ce qui l'agace, c'est que je lui en reparle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces conversations folles que j'ai avec lui me rendent folle, vraiment. Il m'arrive de lui dire : "tu fais tout pour me forcer à m'énerver, mais je ne me mettrais pas en colère". Et je vois juste après dans son regard que non, il ne le fait pas exprès pour me mettre en colère, et c'est moi qui l'ai blessé en lui prêtant des intentions mauvaises qu'il n'a pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois apprendre à ne pas me laisser envahir par un sentiment d'angoisse et de désespoir dans de tels moments. Je dois y réfléchir. D'où vient ce sentiment? Je suppose que ses refus me mettent dans une position d'échec. Je ne peux pas m'empêcher, en quelques secondes, d'imaginer un avenir terrible; c'est une projection d'angoisse, mais elle a quelque caractères de réalité. Ensuite je suis prisonnière de l'angoisse. Y penser, pour la prochaine fois.&lt;br /&gt;Je sais. Je vais me préparer un livre à lire pour ces moments. Cela me permettra de sortir de ces angoisses qu'il déchaîne en moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rappelle que j'ai un autre enfant; avec lui tout est zen. Il fait ses devoirs sérieusement, avec quelques clowneries au milieu; mais jamais il ne se bloque dans des refus : il fait ses devoirs, sans excès de travail, ce que je trouve très bien; recommence s'il a mal écrit, en râlant un peu; puis termine, et va jouer ou lire. Tout coule, tout est fluide.&lt;br /&gt;Mais avec l'aîné, tout peut déraper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'essaie de positiver tout ce qui va bien. Il a eu le contrôle, lundi; me l'a raconté; et je l'ai félicité de ses réponses, parce qu'il a vraiment essayé de bien faire.&lt;br /&gt;En fait, il faut que je tienne quand il ne veut pas travailler: parce que je sais que sinon, il ne travaillera pas. Je le sais pour avoir essayé. Mais après, dans notre bras de fer, je dois rester au dessus du débat, et ne pas être atteinte par ses tentatives de déstabilisation; au contraire : il a besoin de ma fermeté, pas de ma colère.&lt;br /&gt;A retenir. Pas facile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-8106840681445391000?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/8106840681445391000/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=8106840681445391000' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8106840681445391000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8106840681445391000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/ado.html' title='Ado'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-7379714037958733014</id><published>2007-10-18T08:09:00.002Z</published><updated>2007-10-18T08:45:49.700Z</updated><title type='text'>Installation, suite</title><content type='html'>Hier, Fils Aîné, de retour de l'école, m'a informé de ce qu'il parlait maintenant avec des camarades, selon les voeux de sa coordinadora, et il souhaite même les retrouver vers six heures le soir pour aller faire du vélo.&lt;br /&gt;Petit Garçon parle aussi avec ses camarades. L'autre jour, il m'a fait la remarque suivante : "Ze sais pas comment ze fais, ze parle même pas espagnol et ze bavarde dézà avec Juan Antonio". Trop fort, non?&lt;br /&gt;Ouf; un poids commence à m'être ôté; sept ans dans le pays précédent avaient créé des liens; ils connaissaient toute l'école (forcément, vu la taille : 150 en primaire, un peu moins au collège), ils étaient comme des poissons dans l'eau; un peu trop : l'un de mes collègues parlait de "Club med" à propos de l'école.&lt;br /&gt;Quant à moi, je cire des meubles depuis plusieurs jours, et, bien que j'ai des mains rougeâtres, j'en suis assez satisfaite - voire très, mais je me sens d'humeur critique en ce moment. En effet, nous avions fait faire ces meubles chez des menuisiers divers, du coin de la rue (de plusieurs rues), parce que j'ai passé mes 11 premières années d'expatriation à vivre dans des meublés, sous prétexte de voyager léger et de n'être attachée à rien (sauf mes livres); j'ai eu succesivement un canapé à grosses fleurs roses et bleues, un canapé à fleurs vert, marron et jaune, nuance pisseux, et, la grande classe, un canapé bleu roi avec des angelots et des torsades dorées, façon Second Empire, revu dans le style arabe; en table : une table genre conforama bas de gamme, en aggloméré, avec les plaques qui se décollent; une table genre meuble en pin suédois avec une plaque de verre dessus (pas trop mal, mais je déteste les plaques de verres), et une table hexagonale toute petite, genre moderne/design/restau qui se la joue/rose cendré/ pas pratique. Après quoi j'ai jeté l'éponge, dessiné des meubles hyper simple etdemandé à des menuisiers de les faire.&lt;br /&gt;L'ensemble est pas mal, sauf les détails; par exemple, le plateau de ma table de salle à manger, que je voulais exactement aligné avec les pieds, sans rebord, a légèrement diminué de volume et il est donc à trois millimètres en retrait par rapport aux pieds. Bien fait pour moi, je n'avais qu'à dessiner plus classique. Cependant, je suis assez contente : les meubles ont plutôt souffert du voyage : mais un coup de cire teintante, et les voilà de nouveau, non pas comme neuf, mais vivants et dans mon salon. Il y a quelque chose de chaud et de vivant dans les meubles en bois; ils étaient exsangues il y a une semaine, ils frétillent maintenant dans mon salon et me remontent le moral.&lt;br /&gt;Demain, entretien d'embauche... j'en ai déjà eu un, pour une autre boîte, dans l'humanitaire, mais avec des conditions de travail, surtout horaires, prohibitives : si, encore, les enfants étaient adaptés! celui-là semble plus classique; s'ils me prennent, c'est une chance pour moi : c'est un poste en entreprise, et mon CV ne les a pas refroidi (au contraire). J'ai rédigé une lettre de motivation assez désinvolte où j'expliquais le lien entre prof et leur poste; c'était plutôt tiré par les cheveux, mais je n'arrivais pas à me concentrer, je l'ai vité rédigée, j'ai demandé à mon mari si ça allait, il m'a dit pfff, de toute façon ils les lisent à peine, et quand je les ai rappelé ils se souvenaient de moi. Les horaires ont l'air lourds (mais moins affreux que les autres). Selon l'Ours, ils doivent être attirés par mon niveau d'étude, mon espagnol (les espagnols que je rencontre me disent très gentiment que mon espagnol est estupendo, surtout que j'ai l'accent du sud de l'Espagne, ce qui apparemment les fait marrer, muy gracioso, mais il me semble passer mon temps à bafouiller ou articuler - comment prononcer ejercito, merde?), ma vie errante (pour une fois que ça sert), mon goût pour la nourriture (pléonasme, je suis gourmande comme tout, mais épicurienne - en fait c'est ce que m'a dit la dame "épicurienne" - elle ne connaît pas le sens littéral, parce que je suis épicurienne, mais au sens propre, pas galvaudé - mais je ne lui ferais pas de cours, promis, promis, sinon elle va se sentir critiquée et puis la doctrine d'Epicure va à l'encontre de l'utilisation moderne du mot, alors si elle veut que j'aime bouffer, ce que j'aime d'ailleurs, mais intelligemment, je vais aimer ça!) - et c'est tout. C'est bien, parce que j'ai pas grand chose d'autre à proposer. Enfin, j'ai déjà bossé en entreprise, mais c'était, mon Dieu, il y a - oh.&lt;br /&gt;Je crois qu'elle a aimé aussi que je lui dise que je veux une vie professionnelle stimulante.&lt;br /&gt;Moyennant quoi, je suis donc angoissée d'être prise (les horaires, et puis c'est loin) et angoissée de ne pas l'être (qu'est-ce que je peux trouver d'autre et de bien?).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-7379714037958733014?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/7379714037958733014/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=7379714037958733014' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7379714037958733014'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7379714037958733014'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/installation-suite_18.html' title='Installation, suite'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-7786724987270751280</id><published>2007-10-16T08:32:00.000Z</published><updated>2007-10-16T08:40:13.775Z</updated><title type='text'>Peuples sous occupation interne</title><content type='html'>Bien que je n'ai pas envie de parler de l'actualité, surtout celle qui déchaîne le sentimentalisme des blogueurs au chaud dans leurs démocraties qu'ils peuvent taxer de dictature pour se faire des frissons et se donner l'impression d'appartenir à l'histoire, &lt;a href="http://moncefmarzouki.net/spip.php?article157"&gt;voici un lien vers un texte qui exprime, mieux que je ne saurais le faire, ce que je pense à propos de certains pays.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai déjà évoqué, à ma façon, ce thème dans de précédents billets. Mais il est infini. Il ne faut pas craindre d'en parler trop. Même pour moi, de retour au chaud dans une démocratie, c'est une douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un extrait de ce texte magnifique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’occupant interne peut prendre toutes les formes organisationnelles : familles maffieuses comme dans ce pays , parti idéologique comme au Cambodge ou en Corée du Nord , juntes militaires comme en Algérie ou en Birmanie, minorité conduite à sa perte par des hommes sans scrupules comme en Syrie. Partout le régime fonctionne à la manière d’un virus envahissant une cellule .et s’emparant de la machinerie de l’ADN pour se nourrir, se répliquer, diffuser dans le corps, l’affaiblir et finir par le tuer. La machinerie dont s’empare l’occupant interne est celle de l’Etat. La police n’a plus pour fonction de défendre la société contre le crime organisé, mais de défendre le crime organisé contre la société. La Justice est là pour couvrir d’un voile de légalité les exactions de la police. Les libertés individuelles et collectives, surtout la liberté de parole, sont muselées. Les ‘’élections ‘’, quand elles existent, font partie d’un simulacre de démocratie qui ne trompe personne. Tout cela a pour objectif ultime de concentrer le maximum de pouvoir, le plus Longtemps possible dans les mains des occupants pour s’adonner en toute impunité à leur péché mignon : la prédation. Cette dernière n’est pas seulement économique. Elle est aussi morale et symbolique. On ne s’empare pas seulement de l’essentiel de la richesse mais aussi de tous les honneurs, de toute la dignité qui n’est plus une caractéristique intrinsèque de la personne humaine, mais une faveur concédée aux serviteurs et refusée aux traîtres et autres ennemis. On ne sait pas calculer le coût d’un tel régime. On sait simplement qu’il est prohibitif. Le nombre de prisonniers politiques, celui des torturés et des exilés, la quantité d’argent public volé, ne sont que les symptômes aigus de l’infection. Il y a les effets à long terme qui eux passent inaperçus. Les systèmes bancaires, de santé, de justice et d’éducation sont gérés par un mélange de corruption, d’irresponsabilité, et d’incompétence. Ils finissent, en l’absence de toute évaluation et réformes, par tomber en ruines, avec les effets que l’on imagine sur la population et que l’on imagine moins sur les générations futures. Si l’on ajoute à cela le délabrement moral dû à l’atmosphère de peur, d’impuissance et d’indignité générale, on mesure le degré de souffrance endurée. La société occupée commence d’abord par imploser à travers l’augmentation des inégalités, de la criminalité, du suicide, des divorces, de troubles psychiatriques. Puis un jour elle explose comme par un réflexe de survie. C’est le terrorisme à l’Algérienne ou à la Saoudienne, ou bien l’insurrection civile comme aujourd’hui en Birmanie et demain dans de nombreux autres pays occupés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moncef Marzouki&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-7786724987270751280?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/7786724987270751280/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=7786724987270751280' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7786724987270751280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7786724987270751280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/peuples-sous-occupation-interne.html' title='Peuples sous occupation interne'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-5832430078871451641</id><published>2007-10-13T20:02:00.000Z</published><updated>2007-10-13T20:24:22.735Z</updated><title type='text'>Une terrible solitude</title><content type='html'>Tout va bien, les choses se mettent en place. Comme l'année dernière, mais différemment, les minutes s'écoulent poliment, les unes après les autres, mais chacune est une petite flèche empoisonnée. Toutes blessent, la dernière tue.&lt;br /&gt;Derrière une facade convenable, correcte, une vie ordinaire et même satisfaisante, il n'y a rien et j'en ai marre! Pourquoi les choses ne peuvent-elles pas aller, tout simplement? Comment font les autres? Les autres ont des familles, des amis, des vies sociales. Ma famille est lamentable, et même ceux qui sont à peu près convenables me semblent pourris de névroses. Je n'ai plus d'amis véritables, et puis je passe les gens à ce point au crible de mes mésaventures anciennes que pas un ne peut en réchapper.&lt;br /&gt;Il fut un temps où je crois, j'étais toujours contente de rencontrer de nouvelles personnes. Mes dernières "amitiés "ont été si affreuses que je me méfie de tout, ce qui n'est pas agréable, mais c'est plus fort que moi. Je veux être seule, alors qu'en société je m'amuse toujours, mais les heures qui suivent ces bons moments sont suivies de tels dégoûts que la solitude, avec son amertume, me paraît préférable.&lt;br /&gt;J'ai appris à me méfier des gens disponibles.  Si vous arrivez dans un nouvel environnement et qu'une personne est aussitôt disponible pour s'occuper de vous, alors qu'ancienne dans l'environnement, elle devrait être occupée, et n'avoir qu'une fraction de temps à vous consacrer, je trouve cela suspect. Ai-je raison? Mon expérience me montre que oui. Or, j'ai rencontré une telle personne, avec enfants, et je m'inquiète de l'avenir. Pourtant, je sais à quel point les pensées négatives sont néfastes, mais c'est plus fort que moi.&lt;br /&gt;Mon environnement précédent avait pour lui l'ancienneté; il était rempli de mensonges, je n'étais qu'une écorce, mais tout allait très vite, j'étais très occupée et même si ce vide me pesait, mes activités m'emportaient. Aujourd'hui, le vide de ma vie nouvelle éclaire cruellement ma situation. Certes, je réussirai probablement à m'étourdir d'activités, ici aussi, mais qu'est-ce que cela signifie?&lt;br /&gt;Comment font les autres? Pour mon malheur, je ne vois que mensonges partout. De loin, je vois des gens dont la vie me paraît enviable, avec amis, famille, harmonie. Chaque fois qu'il m'est donné de me rapprocher d'eux, je découvre un néant similaire au mien, dont ils ne sont, je crois, pas toujours conscients. Est-ce ceci, la vie humaine?&lt;br /&gt;Il m'arrive de croire en Dieu, de sentir Dieu, comme une chaleur créatrice. Mais pas en ce moment. Je ne l'ai pas assez cultivé, probablement. Je ne sens que le froid, le vide, le néant. Tant pis. Ce petit jeu me fatigue, je me suis assez laissé dire qu'il nous a créé pour que nous nous tournions volontairement vers lui, j'en ai marre, il n'a qu'à faire un geste, ou nous créer moins cons, plus perceptifs - merde. Ou sans libre arbitre, je ne sais pas, mais ces petits jeux intellectuels, marre.&lt;br /&gt;S'il n'y avait pas les enfants. Je' ne suis gaie que pour eux. Je leur fais des sourires, des blagues - j'espère que le néant ne se voit pas trop.&lt;br /&gt;Certes, un déménagement, le changement de pays, tout cela perturbe. Mais le mal est plus profond.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-5832430078871451641?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/5832430078871451641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=5832430078871451641' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5832430078871451641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5832430078871451641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/une-terrible-solitude.html' title='Une terrible solitude'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-8047191965635194047</id><published>2007-10-11T18:05:00.000Z</published><updated>2007-10-11T19:26:31.324Z</updated><title type='text'>Aujourd'hui</title><content type='html'>J'aurai voulu avoir quelque chose à dire, pour dire.&lt;br /&gt;J'aurai pu raconter que j'ai emmené mon fils à l'école ce matin.&lt;br /&gt;Que j'ai rendu visite à une dame dont le mari parle beaucoup, et ne se tait que parce que nous sommes plus "baroudeurs" qu'eux, moins aventuriers, mais plus de pays. Expats dans la surenchère.&lt;br /&gt;J'aurais pu raconter que j'ai fait une super sauce tomate la semaine dernière, que je l'ai congelé, et préparé un couscous hier avec, et aujourd'hui des pâtes, excellentes.&lt;br /&gt;Que mon mari n'a pas eu de congé depuis 15 jours - workalcoholic.&lt;br /&gt;Que j'aime être ici, mais l'ailleurs me manque.&lt;br /&gt;Que grâce à Sophie et aux tsunamis, je n'ai plus envie de Valparaiso (et pourtant, le nom!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cela n'a aucun intérêt. Je sens cependant que je vais me remettre à critiquer (les Français) - un peu de temps, pour avoir du grain à moudre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La matin, je descends dans l'avenue, longe le parc dont les senteurs poivrées m'enivrent et font commenter mon fils; nous récitons les tables de multiplications; nous marchons doucement en parlant jusqu'à l'école. Parfois l'aîné vient avec nous. Puis je rentre et me prépare le thé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-8047191965635194047?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/8047191965635194047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=8047191965635194047' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8047191965635194047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8047191965635194047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/aujourdhui.html' title='Aujourd&apos;hui'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-7575963561351857137</id><published>2007-10-10T09:19:00.000Z</published><updated>2007-10-10T09:55:54.931Z</updated><title type='text'>RAS</title><content type='html'>Avant, j'étais énervée, j'en avais marre de tout, des gens, du pays, tout.&lt;br /&gt;Je voulais partir, aller n'importe où, surtout en Espagne.&lt;br /&gt;Je suis en Espagne (encore que... ).&lt;br /&gt;Je nage donc dans le bonheur.&lt;br /&gt;Encore que : le bonheur devient vite ennuyeux.&lt;br /&gt;M'ennuie-je? Non.&lt;br /&gt;Mais je n'ai pas grand chose à dire aujourd'hui. Mon Dieu, ça me fait peur.&lt;br /&gt;Avec un peu de chance, ça me passera.&lt;br /&gt;Finalement, j'ai envie d'aller à Valparaiso (rien que le nom!!!) mais : avion + terremoto + tsunami + je suis sûre qu'il y a des cafards (il n'y en a pas dans mon immeuble). Je vais commencer par ne pas bouger, et on verra après.&lt;br /&gt; Suggestion de lecture (ans rapport avec quoique ce soit, ou presque) : Le Poisson Scorpion, Nicolas Bouvier. Langue fine, ciselée, un peu trop, et il s'agit du Sri Lanka.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-7575963561351857137?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/7575963561351857137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=7575963561351857137' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7575963561351857137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7575963561351857137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/ras.html' title='RAS'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-6618251095146492769</id><published>2007-10-05T08:36:00.000Z</published><updated>2007-10-05T09:28:08.239Z</updated><title type='text'>Erreur de manipulation</title><content type='html'>A la suite d'une erreur de manipulation j'ai effacé un commentaire de Sophie et ma réponse. Quelle nouille. Je ne peux pas les retrouver, mais je vais essayer de reformuler ma réponse.&lt;br /&gt;Vous êtes européen. Vous vous intéressez aux autres civilisations. Vous êtes une âme sensible. Les malheureux à travers le monde vous touchent. Vous trouvez que c'est affreux. Vous avez de bons sentiments et vous êtes contents de vos bons sentiments.&lt;br /&gt;Vous allez dans un PVD. Dans le monde arabe, par exemple, comme moi. Ou ailleurs. Vous cotoyez des locaux riches, vous bossez avec ou pour eux, en dirigeant des locaux pauvres. Leur pauvreté n'a rien à voir avec elle que vous connaissez. Ils vivent dans des maisons qui sont des cubes de béton sans eau chaude, parfois sans électricité. Leurs enfants vont à l'école à cause du "salaire" que votre entreprise leur verse, si on peut appeler ça un salaire. Ils ne sont pas très dégourdis, pas très travailleurs, pas très honnêtes. Même si vous les comprenez, vous avez du mal avec certaines odeurs, et puis tout mettre sous clefs, ce n'est pas dans vos habitudes, même après la disparition de votre appareil photo, qui vaut un mois, ou un an, de leur salaire(ça dépend de la qualité de votre appareil photo). Les gens qui ne viennent pas au boulot sans prévenir, qui baclent le travail et font perdre une semaine, c'est dur aussi à supporter parce que vous êtes là pour faire tourner le truc, vous, et même si vous avez le de lapeine pour eux, si vous perdrez le job c'est vous qui êtes dans la merde, après, chez vous ou ici. Vous auriez du faire de l'aide humanitaire, peut-être, mais là, c'est trop tard, vous êtes là, vous avez une famille, et faut que la boîte tourne.&lt;br /&gt;Parmi les locaux, certains vous comprennent très bien, et n'ont pas assez de mots méprisants pour qualifier leurs concitoyens : ce sont les riches. Vous êtes mal à l'aise quand ils parlent de leurs employés. Vous avez le respect de l'autre, vous, même et surtout s'il est pauvre et démuni. Les locaux envoient leurs enfants dans des écoles plus chères que celles où vous mettez les votres. Leurs enfants ont la PS1, la PSP 2, la PSP, un lecteur MP3, un lecteur MP4, un Ipod, un téléphone portable de l'année dernière, et celui de cette année, des fringues de marques comme si elles sortaient par magie de l'armoire. Votre fils se sent pauvre à côté : pas facile d'expliquer à votre belle-mère que non, il n'a pas dit merci pour le DVD offert à son anniversaire parce que, euh, maintenant, pour lui, un (1) DVD ce n'est rien. Vous expliquez à votre fils que, primo, vous n'êtes pas millionnaire comme les parents d'Ahmed ou de Flora, et de toute façon le luxe c'est honteux sans la culture. Votre fils s'en moque. Il veut quand même la PSP (ou l'Ipod).&lt;br /&gt;Les locaux vous invitent à des fêtes. Vous buvez du champagne au bord des piscines. Vous commencez à aimer ça. Que nous sommes loin des frites-poulet du resto U (le menu premier prix, avec un yaourt et une pomme). Leurs maisons sont moches, mais on voit que ça a coûté cher. Vous méprisez. Quand vous invitez les locaux chez vous, vos maisons sont belles, avec des meubles esthétiquement pensés, mais on voit que ça n'a pas coûté cher. Ils méprisent aussi.&lt;br /&gt;Vous aimez votre femme de ménage. Elle est bien. Mais un jour elle part, et ne revient pas, avec une paire de lunettes qui vous appartenait. La suivante vient une fois sur trois, et casse un truc par jour. Vous la virez. Vous expliquez à une copine en France que c'est impossible de trouver une femme de ménage et elle vous dit "Te plains pas, tu as une femme de méange!". Vous essauyez de savoir si l'intonation dans sa voix c'était du venin, ou la fatigue, ou un effet d'écho dans le téléphone. Vous ne parlez plus de femme de ménage. La suivante a besoin d'argent parce que son fils est en prison. C'est triste, et en plus son mari la bat. A ce stade, vous commencez à penser avec irritation qu'elle aurait pu mieux choisir son mari, mieux gérer son couple et éduquer ses gosses, m.... Vous culpabilisez. la pauvre. Avec la vie qu'elle a. Vous lui donnez de l'argent, mais la semaine suivante rebelote (sa fille à l'hôpital). Combien a-t-elle d'enfants? Vous dites que non, mais ça fait radin. Vous avez vu sa maison. Vous vous sentez nulle. Vous prenez une autre femme de ménage et vous êtes très désagréable avec elle dès le début. Après, vous reprensez à ce que vous disait Najiba sur sa femme de ménage quand vous êtes arrivée : vous la trouviez odieuse? Maintenant, l'odieuse, c'est vous.&lt;br /&gt;Le joli coeur de la classe, Mohamed, a le dernier Ipod machin truc avec toutes les options comme il faut et votre fils revient à la maison en disant que, de toute façon ,comme la richesse n'est rien sans la culture, et que les petits Africians meurent de faim et pas nous, il va continuer d'écouter sa musique sur le lecteur cd du jurassique que vous lui avez fourgué. Oui, affrimez-vous avec fermeté. On est pauvre, lui criez-vous. Je sais, dit-il avec froideur. Vous ne vous sentez pas super nette. Pauvre, avez-vous dit : manque de décence si l'on pense à la femme de ménage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'arrête parce que je n'ai plus le temps.&lt;br /&gt;La solution, au moins provisoire, à tout cela, ou du moins ma solution, c'est de partir.&lt;br /&gt;Ma question, à propos de Sophie, c'est : est-ce la même chose en Amérique du Sud en général et au Chili en particulier? La réponse m'intéresse pour mon avenir. Je pourrais bien m'y retrouver un jour.&lt;br /&gt;Les échos que j'ai sur le Brésil sont similaires à ce que je décris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin j'étais plus philosophico-poétique, je trouve.&lt;br /&gt;Je vais dire la même chose autrement. Est-ce qu'un Européen de notre genre, éduqué à une bienveillance paternaliste envers les malheureux du monde qui ne sont souvent pour lui qu'une abstraction, peut vivre agréablement dans un PVD avec comme le disait Sophie dans son commentaire, des différences sociales marquées, c'est-à-dire écartelés entre les riches, vers lesquels il est mécaniquement rejetés, par l'école où il met ses enfants, les restaurants où il dine, les magasins dans lesquels il fait ses courses, et les pauvres, tellement pauvres et n'ayant pas grand chose à perdre, et de plus peu éduqués, donc potentiellement dangereux, malheureux, malhonnête (dans notre logique occidentale - c'est-à-dire qu'est-ce que le vol quand on n'a pas grand chose? un transfert de richesse, c'est tout. Une petite parcelle de richesse prise à celui qui en a tant), soumis à des gouvernements tyranniques et injustes et donc peu sensibles à la notion de justice, de correction, d'honnêteté, toutes valeurs qui ne peuvent exister véritablement que dans un système organisé et structuré?&lt;br /&gt;Je ne sais pas si je me fais bien comprendre sur ce point. Si, dans votre quotidien, vous savez que vos droits seront bafoués régulièrement : on va prendre votre place dans la queue parce qu'on connait le chef de bureau; le gouvernement a  saisi le compte de la boîte pour laquelle vous avez travaillé depuis trois ans et tout le monde sait bien qu'il ne rendra pas l'argent; le médecin ne soigne pas votre fils parce qu'il s'occupe d'un client riche. Pourquoi, le jour où votre chef laisse trainer son portefeuille, ne le lui prendrez-vous pas? Votre vie, c'est vous qui vous la faites, et dans le système, tout le monde est contre vous. En fait, la vie dans les PVD, c'est Battle Royal, avec de temps un temps une personne bonne qui réussit à se maintenir contre le courant, et le soutien de la famille, l'unité élémentaire.&lt;br /&gt;J'exagère? je ne crois pas.&lt;br /&gt;Une bonne nouvelle, au fait, dans la série, tirons-nous d'ici, enfin de là-bas : Sana a réussi à obtenir un visa pour un boulot ou un stage rémunéré dans sa branche, sur un sujet qui la concerne exactement, super. Du coup j'ai peur pour elle, si ces papiers ne sont pas pile en règle, si elle doit passer par la France, avec ce qui s'y passe en ce moment (elle ne va pas en France, mais dans un pays voisin, mais des gens ont été arrêtés parce qu'ils n'avaient pas leurs papiers alors qu'ils n'allaient pas en France, mais passaient par le territoire : faire du chiffre, si j'ai bien compris).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-6618251095146492769?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/6618251095146492769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=6618251095146492769' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6618251095146492769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6618251095146492769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/erreur-de-manipulation.html' title='Erreur de manipulation'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-7607587720538110830</id><published>2007-10-04T09:04:00.001Z</published><updated>2007-10-04T09:48:59.808Z</updated><title type='text'>Valparaiso</title><content type='html'>Il y a des &lt;a href="http://sophie.typepad.com/sophildeleau/"&gt;gens&lt;/a&gt; qui habitent Valparaiso, rien que le nom, rien que le nom me fait rêver... Bon, je pense aussi à l'avion.&lt;br /&gt;Pourtant, j'attends avec impatience la suite des récits de Sophie; je veux savoir si, vraiment, des européens comme nous peuvent vivre dans un PVD; plus ça va et plus je doute. Mais je suis peut-être négative; et puis vivre ça ne veux rien dire : vivre un an, vivre deux ans, passe.... Mais dix ans?&lt;br /&gt;En totale contradiction, je suis nostalgique du monde arabe. Les muezzins me manquent; les jeunes filles voilées, gracieuses comme des fleurs, me manquent. Evidemment, il y a aussi des choses qui ne me manquent pas. Mais c'est terrible comme le souvenir embellit les choses.&lt;br /&gt;Ici, j'espérais rapartir à zéro : me retrouver seule, isolée, m'ennuyer et avoir de nouveau envie de rencontrer des gens. Raté. Je connais déjà trois personnes; le téléphone sonne et je dois dire que non, je suis prise. Et ça recommence. Vous savez quoi? Avant, j'avais toujours envie de rencontrer des gens; et cela se sentait; et les gens, inconsciemment, vous fuient quand vous, inconsciemment, vous émettez des signaux désespérés de recherche d'amitiés. J'avais donc du mal à rencontrer des gens (ce qui est une façon de parler; malgré tout ce que j'écris, je suis un pot de miel social : je ne sais pas comment l'expliquer, mais je finis toujours par connaître plein de gens). Je mettais donc trois quatre mois avant d'avoir des copines. Maintenant je fuis; je dis non, je suis désolée; je me plonge férocement dans des livres; je parle à tort et à travers en me disant que je vais dire des conneries et que ça va faire fuir les gens. J'ai l'impression que ça ne marche pas.&lt;br /&gt;Ou alors c'est autre chose : le boulot de l'Ours. Est-ce que c'est ça? Comment le savoir?&lt;br /&gt;En tout cas je suis déjà en train de gérer mes week-ends sur trois semaines. J'en ai déjà marre des ces gens; mais ils ont des enfants et les miens ont un peu besoin de voir du monde. Je sais ce que c'est que d'avoir des parents isolés socialement. Pas de ça.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-7607587720538110830?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/7607587720538110830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=7607587720538110830' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7607587720538110830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7607587720538110830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/valparaiso.html' title='Valparaiso'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-271451411203018127</id><published>2007-10-04T08:20:00.000Z</published><updated>2007-10-04T08:46:10.713Z</updated><title type='text'>Installation</title><content type='html'>En un mois j'ai fait le gros, maintenant je gère au coup par coup.&lt;br /&gt;D'abord inscrire les enfants; le grand est inscrit depuis belle lurette dans une école privée dont il s'avère qu'elle est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L&lt;/span&gt;'école locale, mais il a fallu aller à la consejeria inscrire le petit; avec le contrat de location; donc signer le contrat de location, faire la queue à la consejeria, inscrire et attendre - par très longtemps, qutre jours après la rentrée du grand, mais Petit Garçon me demande depuis trois mois "elle est où mon école?" tant que nous étions loin, il était facile de tenir, mais sur place ça devenait dur. Il s'avère que son école est à dix minutes à pied, et que, bien que publique, elle est bien. (et dire que je suis une petite fille de la communale! ici, il y a une tension entre public et privé : les pauvres vont dans le système public, on dirait, et les riches dans le privé - je shématise peut-être avec précipitation, mais il y a de ça).&lt;br /&gt;Depuis qu'ils vont à l'école tout va mieux et depuis octobre c'est la journée complète : je ne vois plus le Grand.&lt;br /&gt;Ensuite s'installer dans l'apart choisi par l'Ours qui m'avait dit au téléphone avoir trouvé un appartement moins petit que tous les autres, mais sur un ton tel que j'avais l'impression que c'était un grand studio. résultat, le salon salle à manger a la taille de notre premier appart en France (50 mètres carrés - ça va).&lt;br /&gt;Faire les courses... bon, ça va.&lt;br /&gt;Attendre le déménagement : un mois. Emballées le 13 juillet, nos meubles ont quitté le port ifriqyien le 27 août, sont ensuite passées par l'Italie, pour arriver ici le 19 septembre; les douanes ont ensuite fait je ne sais quoi, il a fallu donner des papiers, et hier elles ont débarquées chez nous.&lt;br /&gt;Petit garçon s'est fait une copine française à l'école, pourvue, fort pertinemment, de trois soeurs; elles ont follement sympathisées avec les miens et comme nous habitons à côté du seul parc de la ville... les enfants s'y retrouvent pour jouer en bande. Grâce à ces petites filles, l'arrivée des garçons a été excellentes.&lt;br /&gt;Fils Aîné a attaqué, non sans suspicion, l'école espagnole (en VO). Il a très vite compris (ses deux ans d'espagnol d'il y a sept ans, plus la fréquentations de quelques espagnols durant nos premières années en Ifriqyia n'y sont probablement pas étrangers). Il le comprend à l'écrit et à l'oral, sauf quand les gens parlent vite (c'est-à-dire qu'il comprend une fois sur deux, mais c'est pas mal). Depuis quelques jours je crois qu'il parle un peu.&lt;br /&gt;Petit Garçon fait les maths sans trop de difficultés, mais en lengua il rame à sec. Qu'à cela ne tiienne, lui ai-je dit, il finira bien par y arriver. Il fait donc tous ses exercices avec une bonne volonté flegmatique qui n'appartient qu'à lui. "Quand ze comprendrai, soupire-t-il, ce sera mieux; mais pour l'instant, ze n'ai pas le soix".&lt;br /&gt;Fils Aîné travaille, c'est la première fois que je le vois travailler; c'est même un peu trop; il a des devoirs dans toutes les matières tous les soirs. Des problèmes archidurs en maths (je n'y comprends rien, mais en maths, je ne suis pas une référence), des questions en lengua et en sociales, des exercices en anglais. Il est écoeuré. Il travaillait moins à l'école française. Mais il fait face pour l'instant avec bonne volonté, bien qu'il soit crevé le soir (six heures dans l'espagnol, plus deux heures de devoirs). Il faut absolument qu'il se mette à devenir efficace dans son travail, il perd beaucoup de temps. Quand il râle, je lui dis : "Tu as raison de te plaindre : tu vas devenir bilingue, tu apprends l'anglais, tu fais des calculs en maths, tu fais travailler ton cerveau, tu t'adaptes à des choses nouvelles et tu stimules ton intellect; pas de bol; tu aurais pu végéter dans une ignorance crasse mais tu te bouges : ce n'est vraiment pas de chance".&lt;br /&gt;Bref, au global, vive les voyages.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-271451411203018127?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/271451411203018127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=271451411203018127' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/271451411203018127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/271451411203018127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/installation.html' title='Installation'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-3726602700975750603</id><published>2007-10-03T16:41:00.000Z</published><updated>2007-10-03T16:42:48.760Z</updated><title type='text'>Trompettes, hautbois, musettes, etc</title><content type='html'>Enfin, enfin, enfin. Maintenant que je me suis habituée au clavier espagnol... je suis chez moi., avec clavier français.&lt;br /&gt;Je serai plus bavarde demain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-3726602700975750603?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/3726602700975750603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=3726602700975750603' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3726602700975750603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3726602700975750603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/10/trompettes-hautbois-musettes-etc.html' title='Trompettes, hautbois, musettes, etc'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-8267500504601346786</id><published>2007-08-29T16:47:00.000Z</published><updated>2007-08-29T09:19:09.079Z</updated><title type='text'>Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 11</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Dès ma sortie, je réalise que ce n’est pas simple : je n’ai plus de muscle, surtout dans les jambes. J’ai du mal à m’asseoir dans la voiture, à en sortir, j’utilise mes bras pour m’accrocher et me faire avancer. Je monte les escaliers à la force des bras. Pour donner le biberon, je m’assieds, je me cale dans le canapé, et on me donne le bébé. Je ne peux pas me relever seule, il me faut un assistant qui me le prenne des bras.&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Je passe l’essentiel de ma journée au lit, mais mon fils aîné peut venir me voir et faire des câlins. Le bébé est à mes côtés. Je suis aidée : ma mère, remarquable d’inefficacité, mais c’est toujours mieux que rien, puis ma belle-mère, très efficace.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;A part de gros problèmes d’insomnie qui ont persisté six mois, je m’en suis remise, et bien. J’ai retrouvé mes muscles, ma (faible, de toute façon) capacité respiratoire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Voilà comment je ne suis pas morte en Espagne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;PS : ici, le premier pédiatre qui a vu mon titounet, alors âgé de quinze mois, m’a dit en lisant le carnet de santé : « Tiens ! Voilà un bébé qui a eu du mal à respirer en naissant ! ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais quinze mois après, cela ne m’a pas fait le même effet.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-8267500504601346786?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/8267500504601346786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=8267500504601346786' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8267500504601346786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8267500504601346786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/08/le-pays-dans-lequel-je-ne-suis-pas_29.html' title='Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 11'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-2913730850207282430</id><published>2007-08-25T16:45:00.000Z</published><updated>2007-08-25T17:15:16.740Z</updated><title type='text'>Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 10</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;En chambre :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;On m’a interdit de me lever mais j’ai envie d’aller faire pipi toute seule, alors je me lève, accrochée à la perche du goutte à goutte (je n’ai plus qu’un tuyau qui se divise en trois, et le cathéter, mais je ne sais pas que je l’ai, je ne me suis pas regardée), et je marche jusqu’à la salle de bain. Je suis courbée, j’ai des vertiges, je plie les genoux et je reste attentive au moindre signe de malaise, auquel cas je me dis que j’essaierai de choir en souplesse. Mais ça va. Aller au toilette m’épuise pour au moins deux heures.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Au bout de trois jours je réclame ma sortie. Le médecin, à coup de cariño et d’airs désolés, refuse. Les infirmières sont emmerdées, mais plutôt de mon côté. Le quatrième jour en chambre, j’adopte un discours simple : « quiero mi bebe ». D’autre part, je pleure dès qu’on me parle. Là, je sens que ça fonctionne. Les allées et venues se multiplient ; ils décident de m’autoriser à voir le bebe (qui a quitté la nursery). Mon mari débarque avec mes deux enfants. L’aîné est effaré, et souriant, bravement. Il me demande quand je rentre. Il ne sait trop comment faire avec cette mère bizarre, blanche, faible, inhabituelle. Le bébé barbote dans la zénitude. Il ne pleure pas, s’agite un peu, regarde autour de lui. Il est toujours comme ça, me dit mon mari. Quand il a faim, on lui fait un câlin et il attend.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Quand il parte, je comprends que voir ses enfants, c’est vivre avec eux, pas recevoir une visite.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Quelques personnes viennent me voir (je ne connais pas grand monde), dont une madrilène exaspérée qui se met tout de suite en colère contre le système de santé espagnol et m’explique que je devrais haïr l’Espagne. Je lui dis que tout le monde a été sympa, ce qui l’énerve encore plus : ils te devaient bien ça !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Quelqu’un m’amène une énorme mousse au chocolat, puisque j’aime ça.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je reçois des fleurs du service du personnel de la boîte de mon mari. Le directeur du personnel et le directeur m’appellent (ce sont des anglais ; en fait ils se sentent emmerdés parce que la couverture sociale de mon mari n’était pas terrible, pour un expat- pas expat ; mais en fait, avec la meilleure couverture sociale du monde je n’aurais pas forcément évité le problème : je ne me suis pas méfiée de mes problèmes respiratoires à cause de mon asthme, et je n’ai été voir que le médecin du centro de salud ; d’autre part, les seuls médecins corrects étaient en ville, à vingt bonnes minutes en voiture, et je n’avais pas la « force » d’y aller, je n’y serais pas allée, même avec une extraordinaire assurance privée ; non, ce qui aurait changé les choses, c’est des médecins privés compétents dans les environs proches, ou que le médecin du centro de salud soit plus futé – mais j’ai rencontré sa femme après, et j’ai su qu’il était en dépression, et que cela faisait peu de temps qu’il avait repris le travail ; après mon histoire, sa hiérarchie l’avait mis en dispo ou je ne sais quoi ; à partir du moment où j’ai mis les pieds à l’hôpital naval, j’ai été très bien soignée ).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Le médecin me fait mariner. Je sors jeudi. Puis le jeudi matin : vendredi, peut-être. Finalement je sors le samedi. Je suis restée en tout trois semaines à l’hôpital, 5 jours endormie, 8 réveillée à &lt;st1:personname productid="la UMI" st="on"&gt;la UMI&lt;/st1:personname&gt;, et 8 en chambre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-2913730850207282430?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/2913730850207282430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=2913730850207282430' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2913730850207282430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2913730850207282430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/08/le-pays-dans-lequel-je-ne-suis-pas_25.html' title='Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 10'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-1568344520891470490</id><published>2007-08-21T16:42:00.000Z</published><updated>2007-08-21T17:50:49.551Z</updated><title type='text'>Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 9</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Les jours suivants je réalise. D’abord, j’émerge lentement et je constate que je ne peux plus bouger : je suis molle, bouger mon corps est un effort. Je ne peux pas m’asseoir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Les infirmières viennent me laver tous les matins, heureusement. Je me laisse faire, en notant que c’est curieux (d’être obligée de se laisser faire à ce point par d’autres). Elles me disent qu’elles sont contentes. Pourquoi, leur dis-je. Une fille jeune comme moi ! disent-elles. Eh bien quoi, une fille jeune comme moi- quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Elles sont contentes pour moi, dis-je à mon mari. Elles sont vraiment sympas, quand même.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Mon mari me regarde bizarrement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;-Mais tout le monde est content pour toi. Pas seulement elles. Moi aussi, je suis content pour toi !! A la boîte aussi ils sont contents. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;-Mais pourquoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style=""&gt;- Parce que tu n’es pas morte !!!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Ah ! fais-je. Je n’avais pas perçu les choses comme ça, mais évidemment ça se comprend mieux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;A la visite suivante, je dis à mon mari :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Mais tu crois que j’ai vraiment failli mourir ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Il me sort une phrase que j’ai longtemps eu dans la tête :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Tu as déjà vu quelqu’un vivre sans poumons ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Oui. Enfin, non.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Une idée me vient.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Mais tu as du être stressé ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Il me regarde. Mon mari est dans le genre : tout à l’intérieur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Titou aurait pu être orphelin !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Il devient blanc.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Oui, bon, eh bien on n’en parle plus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Les infirmières ont une super –méthode : elles me roulent d’un côté, enlèvent le drap sale, placent à demi le drap propre et frais ; puis elles me roulent de l’autre côté, font de même et me rallongent. Deux me tiennent pendant que l’on change l’oreiller.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Un jour, une infirmière vient me voir : il faut que je mange. Manger ? J’ai oublié ce que c’est. Elle me demande ce que je veux. Je ne veux rien. Je n’ai pas faim. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Si tu veux voir ton bébé, tu dois manger.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je réalise que j’ai un bébé, que je n’ai pas vu. J’accepte un yaourt, si on me montre le bébé. Impossible : pas de bébé à &lt;st1:personname productid="la UMI. Je" st="on"&gt;&lt;st1:personname productid="la UMI." st="on"&gt;la UMI.&lt;/st1:personname&gt; Je&lt;/st1:personname&gt; me transforme en fontaine. En fait, dans ma tête, j’étais toujours « enceinte », je n’avais pas accouché psychologiquement, mais ce jour-là j’ai réalisé que j’avais un bébé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Branle-bas de combat ; mon mari pourra emmener le bébé, mais je ne le verrai qu’à travers la porte ; il reste un foyer de pneumonie dans un poumon. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je vois le bébé ; c’est un bébé ; il est tranquille, il remue vaguement les pieds. Mon mari me dit que c’est le plus beau, le plus mignon, et que tous les parents qui viennent à la nursery croient que c’est le leur ; je mange trois cuillers de yaourt.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;L’infirmière recommence le lendemain. Je progresse en espagnol.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Que te apetece, cariño ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je ne comprends pas, puis je comprends apetece, appetit, plus le contexte.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Mais nada, rien, je n’ai pas faim, penser à la nourriture me remplit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Elle me fait manger un yaourt et une tisane par jour. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je comprends progressivement que j’ai vraiment failli mourir. Un jour, une vieille dame arrive à &lt;st1:personname productid="la UMI" st="on"&gt;la UMI&lt;/st1:personname&gt;, je l’entends gémir. Moi qui suis une ancienne, cela fait cinq jours que j’y suis, je demande ce qu’elle a : c’est une anglaise qui a fait une crise cardiaque. Je suis inquiète pour elle : venir dans un pays étranger, et faire une crise cardiaque, risquer la mort ! Je dis à l’infirmier qui est à mes côtés combien je trouve cela horrible. Il me regarde :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Y tu, cariño ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Moi, quoi ? Il se coue la tête. Il m’explique que quand ils m’ont vu arriver et qu’ils m’ont réveillé (abre los ojos, c’était eux), ils étaient inquiets et stressés pour moi : une étrangère, une jeune mère…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Mais moi, ce n’était pas pareil – mais l’infirmière me coupe la parole vigoureusement : ce que tu as eu, me dit-il, c’est plus grave qu’une crise cardiaque.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Ce qui me cloue : je ne vois pas ce qui peut être plus grave qu’une crise cardiaque, mais je ne suis pas du métier. Néanmoins, je prends note de la chose. Donc j’ai vraiment failli mourir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Un autre jour, les infirmières arrivent à cinq : elles ont une mission : m’asseoir. Je ne veux pas. Je veux qu’on me foute la paix. Mais elles ne m’écoutent pas. Elles me disent qu’il faut faire le lit. Je leur dis qu’avant elles s’en sortaient très bien sans m’asseoir. Rien du tout. Elles me prennent, à trois, plus un pour le fauteuil et une pour porter mes jambes qui tombent, molles. Elles y tiennent. Elles m’installent. Ça prend dix minutes. Elles font le lit. Puis elles me laissent assise, avec un journal, que je n’ai même pas la force de tenir dans mes mains. Je gis sur le fauteuil, en pensant qu’on est peu de chose. A la première qui surgit, je demande qu’on me recouche, ce qui est fait.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Curieusement, on ne me repropose pas de m’asseoir dans les jours suivants.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Les derniers jours, ça va mieux. J’avale un yaourt et une tisane par jour, et je demande quand est-ce que je sors et quand je pourrais rentrer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Après deux jours où on me fait de nombreuses radios, il apparaît que le foyer de pneumonie s’est résorbé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Pour sortir de &lt;st1:personname productid="la UMI" st="on"&gt;la UMI&lt;/st1:personname&gt;, on me place sur un lit roulant, et en sortant, je vois le mur derrière moi, pour la première fois : ce ne sont que des tableaux, des instruments, des appareils. Cela me fait un choc. Là aussi, je réalise que pour qu’on me mette dans un endroit pareil, je devais vraiment être malade.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-1568344520891470490?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/1568344520891470490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=1568344520891470490' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1568344520891470490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1568344520891470490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/08/le-pays-dans-lequel-je-ne-suis-pas_21.html' title='Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 9'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-718522514001870012</id><published>2007-08-12T16:40:00.000Z</published><updated>2007-08-15T15:26:54.122Z</updated><title type='text'>Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 8</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Très peu de temps après j’ai soif. En fait j’ai soif depuis que je me suis réveillée, mais ça devient intenable. Ils ne veulent pas me donner à boire. Je suis en rage. Le deuxième jour, je m’arrache le truc que j’ai dans le nez, pour manifester mon mécontentement. Une infirmière vient m’expliquer très lentement que j’ai eu beaucoup d’eau dans le corps ( ?) et qu’ils ne peuvent pas m’en donner. Je m’en fous.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Dès que quelqu’un survient, je dis « tengo sed ». J’ai un truc au doigt pour mesurer le taux d’oxygène dans le sang, une pince avec une lumière, et quand je le retire une infirmière vient me le remettre. Alors je le retire tout le temps, comme ça elles viennent et je leur dis que j’ai soif. Une chef finit par m’engueuler. Ce truc au doigt n’est pas un jeu. Je pleure. J’ai soif. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Quelqu’un me met un coton imbibée d’eau dans la bouche.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-family: georgia;font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Une nuit, débarque une infirmière très gentille. Elle m’écoute. Elle va chercher plein de gens et on me fait une radio ou un électrocardiogramme, je ne sais plus. Je me souviens qu’elle attend les résultats, et tout d’un coup on lui amène un papier et elle crie : « Sed ! Sed ! » ce que je comprends comme la preuve technique que mon corps avait soif. Est-ce possible ou est-ce une autre hallucination ? Ensuite, elle ou une autre m’explique que toutes les infirmières savaient que j’avais soif, mais les médecins disaient de ne pas me donner à boire ; mais cette infirmière-là étudiait pour être médecin et pensait à part elle que les médecins se trompaient souvent sur les malades (ou dans mon cas ; j’ai écouté ces explications avec fatigue, c’est lointain). Elle a donc prouvé aux médecins que j’avais soif, et j’ai pu boire (au début, goutte par goutte).(vrai ou hallucination ?)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-718522514001870012?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/718522514001870012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=718522514001870012' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/718522514001870012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/718522514001870012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/08/le-pays-dans-lequel-je-ne-suis-pas_12.html' title='Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 8'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-3481598264619167794</id><published>2007-08-10T16:38:00.000Z</published><updated>2007-08-15T12:32:27.827Z</updated><title type='text'>Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 7</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Quand je me réveille, je suis dans le doré. C’est agréable. Un mec, doré aussi, avec une sorte de vaporisateur sur le dos, vaporise le mur à l’aide d’un long tuyau relié à son appareil. C’est curieux, car il ne fait aucun bruit. Des mouches ou des abeilles volètent autour de lui. Je trouve cela curieux qu’on vienne faire cela dans une chambre d’hôpital, mais bon, me dis-je, après tout c’est l’Espagne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je dors encore, et quand je me réveille, je ne suis plus dans le doré. Je demande dans mon espagnol exécrable pourquoi le type était là.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Ça donne&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;à peu près ça.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Habia un hombre… Porque ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- No, cariño, no habia.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Si… habia… et moscas tambien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;- No habia hombre, no habia moscas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Si … o abejas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Abejas tampoco.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;J’en parle à mon mari. Je lui dis que je vais peut-être être allergique au produit qu’il vaporisait. Il me regarde avec inquiétude.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Il n’y avait personne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- C’est pas possible. Va leur demander.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Il y va.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Non, il n’y avait rien. Elles disent que tu as eu une hallucination.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Non mais c’est pas possible, je l’ai vu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Ecoute, c’est &lt;st1:personname productid="la UMI" st="on"&gt;la UMI&lt;/st1:personname&gt; ici, ils vont pas envoyer des mecs pour vaporiser les insectes dans &lt;st1:personname productid="la UMI." st="on"&gt;la UMI.&lt;/st1:personname&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- C’est quoi &lt;st1:personname productid="la UMI" st="on"&gt;la UMI&lt;/st1:personname&gt; ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- C’est ici. C’est un endroit pour les malades graves. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Mais je ne suis pas malade. L’accouchement s’est mal passé ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Pas vraiment.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- C’est l’asthme ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Ce n’était pas de l’asthme. Tu as eu une double pneumonie. Ils t’ont endormi pour te mettre sous respirateur artificiel et te soigner.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Tu ne crois pas qu’ils ont un peu paniqué ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Mon mari est agacé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Non, je ne crois pas qu’ils ont un peu paniqué. Regarde –toi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je ne peux pas bouger, je suis molle, mais en tournant la tête je constate, ce que je n’avais pas remarqué, que j’ai trois perfusions, une dans chaque coude plus une au poignet, et que dans chaque perfusion, rentrent trois tuyaux (donc neuf tuyaux en tout).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;J’ai aussi un tuyau dans le nez, et un truc qui va dans l’artère (mais je ne le saurais qu’après, quand ils me l’auront enlevé, au bout de trois semaines – j’ai failli m’évanouir : c’était quoi, ce truc ? Un tuyau qui va dans le …(je ne comprends pas), alors elle me dit que ça va cerca du corazon ;et je me mets à crier : mais c’est hyper dangereux – et elle s’en va avec agacement). J’ai aussi un drain pour uriner.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Enfin, ce jour-là, je suis très fatiguée, et je demeure convaincue au fond de moi (je suis dans le brouillard) que tout le monde s’est beaucoup énervé pour une grosse crise d’asthme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-3481598264619167794?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/3481598264619167794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=3481598264619167794' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3481598264619167794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3481598264619167794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/08/le-pays-dans-lequel-je-ne-suis-pas_10.html' title='Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 7'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-6258930540084388307</id><published>2007-08-06T16:35:00.000Z</published><updated>2007-08-06T13:32:08.438Z</updated><title type='text'>Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 6</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Plus tard, je me réveille, dans un lit. J’ai soif. Mon mari est là. Il est bizarre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- ça va ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;J’envisage de répondre oui, mais je me sens molle. Je flotte dans une sorte de torpeur douce. je suis plutôt bien, et je n'ai mal nulle part. Il insiste.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- ça va ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je veux dire oui mais ma bouche est bizarre, il y a un truc. Je m’agite, l’idée c’est d’enlever le truc.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;D’ailleurs le truc est dans mon nez.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Comment tu te sens ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Pourquoi on me met des trucs dans le nez ? c’est quoi ce plan ? Ils sont quand même frappadingue, les espagnols. On n’accouche pas par le nez.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;J’arrête d’y penser. Je dérive.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Mon mari insiste.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- ça va ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Ça me rappelle que j’ai un truc dans le nez. Je décide d’essayer de l’enlever. Il me prend la main pour m’en empêcher.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Où est le bébé ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Ça doit être un système espagnol, on sépare les bébés des mamans.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Il va bien, me dit-il sur le ton de quelqu’un qui aurait aussi bien pu dire le contraire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;J’ai beau être molle, rêveuse, avec des trucs dans le nez, je trouve ça louche.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Il est où ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Il est à la nursery.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Il va bien ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Oui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Vraiment bien ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Oui. Pourquoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Tu es bizarre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Hmm, fait mon mari. Tu sais quel jour on est ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Ben, mardi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Non.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Mais si, on est mardi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je suis fatiguée, molle, j’ai envie de dormir, et il me casse les pieds avec le jour de la semaine.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Alors mercredi, dis-je agacée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Non.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Mais ça veut dire quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- L’anesthésie a duré longtemps.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je me dis vaguement que c’est peu probable, une anesthésie ne dure pas longtemps. Mais je n’ai pas la force de débattre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Quel jour ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Dimanche.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je le regarde, mes yeux fatiguent, il est flou.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Comment ça, dimanche, c’est trop long…Le bébé est né quand ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Mardi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Et là c’est dimanche ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Oui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Une infirmière arrive ; il va s’en aller. J’ai plein de questions à lui poser, mais surtout envie de dormir, je n’insiste pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je m’endors.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-6258930540084388307?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/6258930540084388307/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=6258930540084388307' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6258930540084388307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6258930540084388307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/08/le-pays-dans-lequel-je-ne-suis-pas_06.html' title='Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 6'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-3678160642720353561</id><published>2007-08-01T16:31:00.000Z</published><updated>2007-08-01T12:02:38.846Z</updated><title type='text'>Abre los ojos</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Bon. Le temps passe de façon confuse, et tout d’un coup on me dérange. Je suis suspendue (je pense aux suspenseurs de Vladimir Harkonnen) dans une lumière dorée, un soleil sur les yeux et des gens me disent des trucs que je n’ai pas envie d’entendre.&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Je n’entends pas, je ferme les yeux, je suis bien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Ils insistent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Ils parlent, ils s'agitent, ils m'empêchent de dormir ou de flotter dans le doré.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Ce qu’ils disent n’a aucun sens. Je m’en souviens, maintenant, mais quand ça s’est produit cela n’avait aucun sens. Ils me parlaient, me touchaient, me secouaient, en répétant tout le temps la même chose.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Abre los ojos Anta. Abre los ojos. Abre los ojos.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Je suis bien, je flotte. Ils me secouent la tête et j’ai le soleil dans les yeux. Ce n’est pas le soleil, c’est une lampe.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Abre los ojos Anta. Abre los ojos. Abre los ojos.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Alors que je veux dormir. Ou flotter dans le doré.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Dans une sorte de vaisseau spatial, en apesanteur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Abre los ojos Anta. Abre los ojos. Abre los ojos.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Ils continuent. Mais je me rendors. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-3678160642720353561?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/3678160642720353561/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=3678160642720353561' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3678160642720353561'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3678160642720353561'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/08/abre-los-ojos.html' title='Abre los ojos'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-7094129281073017983</id><published>2007-07-28T16:27:00.000Z</published><updated>2007-07-28T09:11:04.224Z</updated><title type='text'>Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 5</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;En voiture, emmitouflée dans deux pull et une couverture, et toujours gelée, d’un froid qui pénètre jusqu’aux os, je lui ordonne d’aller à l’hôpital militaire. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Mais on n’y a pas droit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Les urgences.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Tu crois ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Je&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;me couche par terre et je meurs dans le hall s’il le faut.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Mon mari est d’une famille de travailleurs ; les ordres sont les ordres et le chef c’est le chef. Si on n’a pas le droit d’aller à l’hôpital militaire on n’a pas le droit. Moi, j’essaie d’abord d’obtenir ce que je veux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;A l’hôpital, personne ne fait d’objection, de toute façon je ne tiens plus de bout, je ne parle plus qu’à peine, on me met dans un fauteuil et on me transporte en obstétrique, détail croustillant, à côté d’un bébé de deux jours. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Comme je respire mal, j’appelle les infirmières, moyennement aimable, pour leur dire : « No puedo respirar », elles vont peut-être comprendre, non ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Elles finissent pas m’amener une bouteille d’oxygène, puisque vraiment je tiens à étouffer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;J’essaie de leur faire comprendre que quand on est enceinte et qu’on respire mal, c’est peut-être gênant pour le bébé, non ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;La nuit se passe. La jeune mère me regarde avec épouvante toute la nuit. Je respire comme une locomotive, je tremble de fièvre et je lui dis « Lo siento » tout le temps parce que mes maigres connaissances en matière de santé publique me permettent de douter du bien-fondé de mon placement aux côtés d’un nouveau-né.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Au matin, après divers mouvements, arrive un médecin-chef accompagné de jeunes gens, genre étudiants. Souriant, il fait une visite de prof. Il discute avec l’infirmière « et celle-là, qu’est-ce qu’elle a ? «  Puis tout d’un coup il me voit et me dit d’un air emmerdé « No estas bien, cariño … »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Au moins, il y en a un qui suit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Ils partent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Un autre revient, et oh joie c’est mon gynéco. Il m’annonce qu’on va me faire sur le champ une césarienne. Il fait partie des médecins qui inspirent confiance. Je suis rassurée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Mon mari débarque et me dit qu’on va me faire une césarienne. Je sais, dis-je.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Tout d’un coup tout le monde s’énerve, on vient me chercher, je suis sur un lit roulant, je descend dans des ascenceurs, je rentre en salle d’op, mon mari vient me dire qu’il est là et que ça va aller, on sort le bébé et on me soigne après. Tout baigne, quoi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Piqûre dans le bras, je m’endors toute contente. Du moment qu’on sort le bébé. Je me sens déjà mieux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-7094129281073017983?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/7094129281073017983/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=7094129281073017983' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7094129281073017983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7094129281073017983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/08/le-pays-dans-lequel-je-ne-suis-pas.html' title='Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 5'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-2181308636550812525</id><published>2007-07-25T16:27:00.000Z</published><updated>2007-07-25T16:41:47.426Z</updated><title type='text'>Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 4</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Le médecin du centro a refusé avec la dernière énergie de me prescrire de la cortisone (pas de cortisone pour les femmes enceintes). J’ai essayé de lui dire que je ne me sentais vraiment pas bien mais non : femme enceinte, pas de cortisone.&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Le soir, j’appelle le père d’un élève (je donnais des cours de français), pharmacien de son état et je lui dis que je ne suis pas bien. Il vient chez moi et m’emmène chez un copain médecin qui me fait une piqure de cortisone. Ça va un peu mieux pendant trois jours et puis un jour où j’avais été particulièrement épuisée, tout d’un coup je me sens vraiment mal, comme un vertige, quelque chose de bizarre et de très soudain, et je n’ai que le temps de prendre un seau pour vomir. C’était curieux : rien en moi ne me signalait une gastro, mais ce vomissement m’a fait comprendre que mon corps disait : stop ! Mais stop à quoi ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Une inquiétude inexplicable m’a envahie et j’ai appelé mon mari pour lui dire que quelque chose n’allait pas et qu’il allait devoir m’emmener à l’hôpital. Il a poussé l’habituel grognement de rage de monomaniaque du travail dérangé dans son vice (il n’avait travaillé que 10 heures ce jour-là, sa journée était loin d’être finie) mais il a surgi, aimable comme une porte de prison, quarante minutes après.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Or, dans l’intervalle, quelque chose de très facile à interpréter m’était arrivé : la fièvre avait commencé à monter, avec une violence incroyable : mes mains et tout mon corps tressautaient, je n’arrivais plus à saisir les objets et j’étais gelée. Je me suis dit que j’avais une bronchite asthmatiforme carabinée. Quand mon mari est entré furieux d'être dérangé au milieu de sa demi-journée de travail, il m’a vue et a changé de figure.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Je rappelle les symptômes au cas où il y aurait un médecin dans la salle : énorme gêne respiratoire ET fièvre violente.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-2181308636550812525?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/2181308636550812525/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=2181308636550812525' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2181308636550812525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2181308636550812525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/07/le-pays-dans-lequel-je-ne-suis-pas_25.html' title='Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 4'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-148767496812640502</id><published>2007-07-21T16:21:00.000Z</published><updated>2007-07-24T17:28:46.845Z</updated><title type='text'>Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 3</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Il fait froid en Espagne. Si. L’hiver. Très froid. Et comme dans le Sud ils ne sont pas riches, ils ne chauffent pas. Ils sont espagnols, ils sont super-forts : ils n’ont pas froid.&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais moi je suis française et j’arrivais d’un pays du Golfe. La première année, avant d’être enceinte, je me souviens d’avoir été sous la couette, avec le nez dehors, et de sentir mon nez se glacer et me dire : mais c’est pas vrai, je suis en train de m’enrhumer. L’air froid et humide passait à travers mes narines, descendait dans ma gorge… et je prenais froid. Je me sentais prendre froid.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Autre précision : je suis asthmatique. Un asthme bénin, mais gênant. Mais bon, quand on est asthmatique, on ne s’offusque guère d’une petite gêne respiratoire. Un coup de ventoline et basta.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Dernier point : j’étais épuisée en fin de grossesse. J’amenais mon fils à l’école, je rangeais vaguement la maison, puis je me couchais en pull sous la couette (il caillait) à 11 h30 et je dormais jusqu’à 16 h 30, heure à laquelle le Bon Dieu me faisait émerger en sursaut et transpirante pour me précipiter chercher mon fils à l’école.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Dernier point : le système de santé espagnol. Dans chaque bled il y a des centro de salud, et l’accouchement c’était en ville, dans l’hôpital dont tout le monde m’avait dit qu’il était pourri. Donc on avait choisi un gynécologue privé, très bien, monsieur très comme il faut, et une clinique privée (celle du curetage).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais tout ça était à quarante minutes de voiture et à nous frais, alors qu’on n’avait pas beaucoup de sous (la fin du mois à zéro, et dieu sait que je suis économe).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Donc, au quotidien, c’était le centro de salud à cinq minutes à pied et gratuit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-148767496812640502?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/148767496812640502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=148767496812640502' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/148767496812640502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/148767496812640502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/07/le-pays-dans-lequel-je-ne-suis-pas_21.html' title='Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 3'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-1574340287686712934</id><published>2007-07-19T16:20:00.000Z</published><updated>2007-07-19T09:46:25.487Z</updated><title type='text'>Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 2</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Ma sauveuse a dit au conducteur que j’étais enceinte et le mec s’est excusé de m’avoir percuté, ce qui m’a toujours surpris vu que je lui ai coupé la route – c’est moi qui n’aurait pas du me trouver là.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Ensuite, la dame m’a emmené à la ville pour faire une échographie (alors que je n’étais pas inquiète du tout). Elle m’a emmené à l’Hôpital militaire en me disant que l’autre avait trop mauvaise réputation, et que par suite de travaux les urgences de l’hôpital normal étaient transférées à l’hôpital militaire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Nous avons alors eu un deuxième accident de voiture, sans gravité, juste un choc, à faible vitesse, mais bon.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;La nana était désespérée ; elle avait voulu m’aider, et voilà qu’elle devenait responsable d’un deuxième accident ; ne perdons pas de vue que le téléphone arabe fonctionnant assez bien en Espagne, toute la boîte a été au courant des deux accidents.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;L’échographie a révélée que le bébé allait bien ; le type, à qui je ne demandais rien, m’a dit que c’était un « varoncito », mais bien que le o final ait un caractère masculin, l’information n’a que mollement franchi la barrière de mon esprit ce jour-là. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;(En fait, un mois après la naissance, je me suis dit: « tiens, mais varoncito, si ça se trouve, ça veut dire garçon »).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Bon, voilà le début de « comment on ne meurt pas en Espagne ». Un début modeste. Juste des préliminaires.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;La suite est mieux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-1574340287686712934?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/1574340287686712934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=1574340287686712934' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1574340287686712934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1574340287686712934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/07/le-pays-dans-lequel-je-ne-suis-pas_19.html' title='Le pays dans lequel je ne suis pas morte - 2'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-1554968627807844207</id><published>2007-07-16T16:14:00.000Z</published><updated>2007-07-16T09:57:00.468Z</updated><title type='text'>Le pays dans lequel je ne suis pas morte</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je ne suis pas née en Espagne, mais je n’y suis pas morte – ça crée des liens je suppose. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Tout est lié à ma deuxième grossesse, en Espagne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;D’abord, je suis arrivée dans le pays et j’ai fait un œuf clair, je me suis retrouvé dans une clinique le lendemain de mon arrivée sans parler la langue. (mise en bouche). Le personnel était sympa, je me souviens de l’anesthésiste qui parlait anglais et qui a dit durant le curetage que j’étais « muy nerviosa ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Puis j’ai été enceinte encore et bon. Il m’est arrivé plein de trucs étranges (dangereux).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Un jour, en novembre, j’ai eu un accident. Voilà comment ça s’est passé. J’amenais le grand à l’école, il me fallait emprunter une large avenue, puis tourner à gauche, mais pour tourner à gauche il fallait d’abord tourner à droite dans une contre-allée, puis couper la grande avenue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Cette zone débordait de feux rouges : celui de la grande avenue, celui de la contre-allée, et, plus déconcertant, un autre dans la grande avenue, juste après la contre-allée, en somme redondant par rapport au premier feu de la grande avenue. Quand le feu de la grande avenue était vert, celui de la contre-allée était rouge, et vice-versa.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Or, moi, dans l’état de dérèglement hormonal et de fatigue du à la grossesse, un matin, dans la contre-allée, j’ai vu le feu vert, et je suis passée, doucement, car quelque chose, selon moi, clochait. Alors que je coupais l’avenue, j’ai perçu un mouvement sur ma gauche, et j’ai réalisé ce qui clochait : le feu vert que j’avais regardé n’était pas le bon, c’était celui de l’avenue, et juste après j’ai été percuté par une voiture, qui avait ralenti, mais pas assez.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je suis sortie de la voiture en larmes, catastrophée de ma connerie. Comment avais-je pu faire un truc pareil ? Le conducteur s’est précipité vers moi en me disant des tas de trucs que je ne comprenais pas. Est arrivée, salvatrice, une employée de mon mari qui parlait anglais (et emmenait ses enfants à l’école comme moi). Elle a embarqué mon fils et est revenue pour faire la traduction après.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-1554968627807844207?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/1554968627807844207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=1554968627807844207' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1554968627807844207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1554968627807844207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/07/le-pays-dans-lequel-je-ne-suis-pas.html' title='Le pays dans lequel je ne suis pas morte'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-2554766884450518678</id><published>2007-07-13T05:09:00.000Z</published><updated>2007-07-13T07:11:38.251Z</updated><title type='text'>Ciao</title><content type='html'>En fait pas ciao tant que ça mais c'est l'effet que ça me fait.&lt;br /&gt;Je vais être occupée par des problèmes administratifs et autres.&lt;br /&gt;Je vais voler dans le ciel.&lt;br /&gt;J'ai écrit un texte sur une mésaventure espagnole. Je vais tester le système du blog pour voir si on peut publier des billets avant de les mettre en ligne. Je suppose que oui. La technique c'est chouette.  (mpais ça n'est rien sans l'esprit, hein, notons-le)&lt;br /&gt;Donc je vais étaler la publication du truc.&lt;br /&gt;Un détail : cette histoire finit bien pour tout le monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-2554766884450518678?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/2554766884450518678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=2554766884450518678' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2554766884450518678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2554766884450518678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/07/ciao.html' title='Ciao'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-5350457337674976494</id><published>2007-07-11T15:20:00.000Z</published><updated>2007-07-11T15:22:02.792Z</updated><title type='text'>Cartons 2</title><content type='html'>Cartons.&lt;br /&gt;Les enfants partis, la maison sans dessus dessous, l'angoisse.&lt;br /&gt;L'été est beau mais je ne le vois pas.&lt;br /&gt;Vivement Paris.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-5350457337674976494?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/5350457337674976494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=5350457337674976494' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5350457337674976494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5350457337674976494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/07/cartons-2.html' title='Cartons 2'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-2307018934524403772</id><published>2007-07-07T16:20:00.000Z</published><updated>2007-07-07T16:41:01.979Z</updated><title type='text'>Hypocrite?</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je reprends le problème de l’intégration, cher à &lt;a href="http://libertad-maradentro.blogspot.com/"&gt;Libertad&lt;/a&gt;, et je le met en relation avec un billet très touchant écrit par Chiboum.(&lt;a href="http://www.chiboum.net/index.php?2007/07/05/811-laisser-aller-laisser-faire#co"&gt;Et je fais même un lien hypertexte,&lt;/a&gt; alors que je suis super paresseuse, c’est pour quand les liens en soufflant dessus ?)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;J’ai mis un commentaire sur son blog mais je partais trop dans une autre direction, c’était trop axé sur moi donc je vais faire un billet ici.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je suis arrivé il y a sept ans, pour deux ans, ou peut-être trois. J’avais déjà passé six ans dans deux pays étrangers, donc j’avais ma technique : ne pas essayer de s’intégrer, ça prend trop de temps, et en quelque mois on n’a pas le temps : non, plutôt foncer dans le tas et prendre ce qui vient. Une sorte de spontanéité désordonnée et protéiforme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;J’ai d’abord passé un an dans une petite ville où je me suis mortellement ennuyée. Pas de bibliothèque, pas de cinéma, pas de librairie, et je n’aime pas la plage – de toute façon j’habitais tout près.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Tous les locaux que j’abordais étaient fuyants. Il faudra que je raconte une histoire, précisément, qui m’a beaucoup surpris. J’ai pensé très vite à Route des Indes, et à une caractéristiques des Indiens évoquées par le livre : Les Indiens ne disent jamais non. Ici non plus. Les gens disent oui tout le temps, mais ils ne font pas ce qu’ils disent. Maintenant, à leur façon de dire oui, je sais si le truc va se faire, mais avant je ne « sentais » rien et j’étais souvent déçue. Attention, ce n’est ni de l’hypocrisie ni du mensonge, les gens ne disent pas non pour ne pas froisser leur interlocuteur. Je précise que je suis devenue comme ça. Je n’ai aucune vergogne à dire oui, puis à abandonner en disant « bin finalement non ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Exemple de dialogue :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Est-ce que les livres de sixième sont arrivés ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Normalement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Vous pouvez aller vérifier ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Non, ils ne sont pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Alors quand ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- demain, ‘nch’Allah.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;- Vous m’avez dit ça hier.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Mimique d’excuse.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;A petite dose, ça passe, mais au bout d’un moment, vous vous mettez à vivre dans un univers flottant, sans règle, sans dates, où les choses peuvent avoir lieu, ou pas, ou les évènements eux-mêmes décident de leur existence, et où vous flottez entre eux avec une désinvolture rêveuse. Ça n’est pas désagréable en soi, si l’on s’y abandonne, mais voilà, je ne m’y abandonne pas. Par moment, je suis en rage. Enfin j’ai mis au point cette année LA stratégie, l’amabilité têtue : c’est courtois, mais têtu. Je fais chier poliment, donc à la fin je suis servie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Bon, bref.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Au cours de mon séjour, ma situation a évolué et je me suis vue rester dans le pays pour beaucoup plus longtemps (quand l’Ours envoie des CV avec son travail ici, ça casse tout de suite le CV ; depuis qu’il a annoncé aux chasseurs de tête qui l’ont dans leur dossier son nouveau job il reçoit des propositions d’emploi autrement plus intéressantes ; le boulot qu’il a trouvé, c’est la clef de la serrure de la porte de la prison). J’ai donc été plus attentive à ce qui m’entourait, ou attentive dans un esprit différent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je suis entourée de nombreux Français, de locaux et d’étrangers.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Sauf quelques personnes qui me détestent farouchement parce que j’ai pris parti dans des histoires les concernant, j’ai la réputation d’être sympa, le genre gentille. Un monsieur du pays a dit à sa femme que j’étais un ange. Pour certains de mes collègues locaux je suis la seule Française pas mariée à un local sympa (ou presque sympa). Ils me parlent dans la langue fleurie du pays, « tu nous connais », « nous avons tellement d’estime l’un pour l’autre ». Ces mots, pour moi, ne veulent rien dire, mais je suis moins critiquée ou regardée comme une étrangère que d’autres (il faut dire que certains collègues « glissent » au milieu des locaux sans les voir, avec un manque de courtoisie hallucinant).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Pour mes collègues français je suis rigolote et sympa, en gros. Certains soulignent mon dynamisme, alors que je ne me sens pas du tout dynamique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Pour d’autres personnes, j’ai l’image d’une fille sympa. Cette année j’ai pris des distances avec beaucoup de gens, mais toujours courtoisement et beaucoup de gens m’invitent car ils veulent m’avoir une dernière fois. Donc, je ne suis pas trop antipathique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Cependant, ce qui est évident, c’est que la réaction des gens est finalement liée uniquement à mon attitude, courtoise, donc, et pas à ce que je suis. Lorsque parfois je dis des choses qui montrent que je ne suis pas si courtoise, ou que la courtoisie est une simple façon d’être en société, les gens s’amusent et réagissent en disant : « Ah ! Mais en fait, tu n’es pas si … »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Or, mon objectif n’est pas d’être hypocrite. Je suis courtoise parce que cela facilite les choses, et parce qu’aucune personne de mon entourage ne mérite vraiment ma mauvaise humeur. Je n’ai pas envie de balancer mon ego et mes états d’âmes à la figure des gens.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Mais au final, cela crée un décalage entre ce que je suis et l’image que je donne de moi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Est-ce que je suis une hypocrite ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;J’estime plus convenable de donner à mes sentiments un vernis policé : dois-je au contraire critiquer, émettre des remarques sincères qui peuvent être blessantes ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Je trouve que les gens ont un ego énorme, mais gonflé, qui se blesse et s’irrite à la plus petite remarque : il m’a regardé… elle a eu l’air de dire que…. Elle n’a pas à …. Je suis incapable d’accorder la même importance à des remarques, regards ou réactions. La plupart du temps, je m’en moque. Donc, on me prend pour une gentille, ce que je ne suis pas : je critique, je râle, j’ai des antipathies, mais discrètes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Suis-je hypocrite ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;(Je précise que quand je suis mécontente de quelqu’un, je me débrouille pour le lui dire, clairement et courtoisement, en lui laissant une porte de sortie pour son ego ; mon objectif est que l’on revienne le plus vite possible à des relations efficaces ; j’exprime mon mécontentement, mais c’est tout ; il y a aussi des cas où je ne maîtrise rien, où je suis injuste, rageuse, emportée… Ils sont rares, justement parce que je me contrôle).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;Alors, suis-je hypocrite ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-2307018934524403772?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/2307018934524403772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=2307018934524403772' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2307018934524403772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2307018934524403772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/07/hypocrite.html' title='Hypocrite?'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-6719306431931302043</id><published>2007-07-05T16:25:00.000Z</published><updated>2007-07-05T16:51:18.118Z</updated><title type='text'>Humilité</title><content type='html'>Ici, voilà un problème auquel j'ai été confronté, toujours plus ou moins. Le pays est rempli de pauvres, moins qu'ailleurs, mais tout de même. certains, comme Fatma, travaillent en silence. D'autres font preuve d'une humilité obséquieuse, destinée à vous attendrir et à vous arracher de l'argent - ou autre chose. Or, mais je ne dis pas que j'ai raison, des principes probablement bourgeois m'interdisent de respecter celui qui s'humilie devant moi. Cependant, ici, la culture veut que le faible se prosterne en quelque sorte devant le fort. Voilà pourquoi je ne dois boire qu'avec révérence le champagne de Si Mohamed, et voilà pourquoi il est très difficile à inviter : il s'étranglerait avec mon champagne et ne daignerait pas partager mon humble Ugni. Voilà pourquoi je lui trouve une amertume, à ce champagne.&lt;br /&gt;De même, Aicha, l'ex-femme de ménage du collège, vient régulièrement me murmurer que c'est dur, très dur (ce dont je ne doute pas); et quand je craque, et, me sentant, je ne sais pourquoi, salie moi-même, je lui donne un peu d'argent, je déteste sa révérence, son merci, le baiser qu'elle m'envoie, chien battue, la façon dont elle descend les escaliers, lente, comme pour maintenir l'image de sa peine, puis quand elle se croit hors de vue, va raconter sa bonne fortune au portier, et s'en va avec une toute nouvelle agilité; le lendemain c'est le portier qui vient me parler des problèmes de santé de sa fille...&lt;br /&gt;Des interactions très complexes existent entre les gens. On est tous pris dedans. Oui, la femme de ménage, le portier, ont des vies terribles; mais ils ont admirablement compris comment peser sur les autres et les manipuler. Cette compréhension qu'ils attendent de nous, ils ne l'auront pas envers d'autres, ils écraseront le malheureux qui viendra nous voir pour en tirer les mêmes faveurs; ils se débarasseront de lui avec cruauté, sans compassion.&lt;br /&gt;Je ne sais comment me couper de cela, mais je sens la subtilité de ces liens. Je sens aussi le risque qu'ils nous font courir. Ce n'est, assurément, pas la bonne façon d'aider; mais elle est immédiate et pratique pour eux; pour ceux qui ne savent pas résister, ce type de rapport va soit magnifier l'image que les Occidentaux ont d'eux (les pauvres, ils sont malheureux, il faut les aider), soit justifier le mépris qu'ils portent aux locaux (ils ne savent pas y faire, c'est vraiment des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;arabes)&lt;/span&gt;. Dans tout les cas de figure, cela ne prédispose aucune des deux parties à un véritable échange, à une véritable communication. cela ne fait qu'entretenir le système. Je suis contre; mais je ne sais pas toujours résister.&lt;br /&gt;Il va de soit que les locaux riches n'ont que mépris envers les pauvres, sauf liens perso, et qu'ils te les envoient balader avec une énergie qui prend aux tripes.&lt;br /&gt;D'où le mérite de Fatma; pas de plainte, elle ne demande rien. Je peux la respecter. Mais maintenant je culpabilise. Je dois faire quelque chose pour elle; mais est-ce que je ne l'insulte pas un peu?&lt;br /&gt;L'argent est vraiment quelque chose de terrible.&lt;br /&gt;En ce moment mes sentiments religieux sont - .... (je crois toujours en Dieu, je ne peux pas dire que je ne crois pas qu'il y a un soleil). Mais cette phrase de la Bible qui dit qu'il est plus difficile à un riche de rentrer au paradis que de passer par le chas d'une aiguille, comme elle est vraie.&lt;br /&gt;Bon, trêve de gémissements; si je veux renoncer à tout, je peux le faire; si je ne le fais pas, c'est que je ne veux pas. Je vais donner des trucs à Fatma, et de l'argent.&lt;br /&gt;Pourquoi je coupe les cheveux en quatre comme ça?&lt;br /&gt;(précision : je ne suis pas riche; mais je ne suis pas pauvre; je suis plus riche ici qu'en France; mais ça va; l'argent est relatif : un exemple : quand j'étais étudiante, je gagnais à peu près 2000 francs par mois; une amie recevait 1500 francs de son père pour ses menues dépenses; le 20 du mois, elle n'avait plus de sous et je lui offrais ses cafés; elle me considérait comme riche; je la considérais comme riche; laquelle avait raison? ).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-6719306431931302043?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/6719306431931302043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=6719306431931302043' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6719306431931302043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6719306431931302043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/07/humilit.html' title='Humilité'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-3638374247608894867</id><published>2007-07-05T16:04:00.000Z</published><updated>2007-07-05T16:25:11.471Z</updated><title type='text'>Fatma</title><content type='html'>C'est l'été. Ciel bleu, vent (un peu trop fort), soleil, oiseaux.&lt;br /&gt;Ici, l'été est un vrai été. La lumière forte décline vers le soir, on a chaud, puis frais la nuit à cause du vent.&lt;br /&gt;Défaut : pas de soirs d'été. Plus on va vers l'équateur, moins il y a de soirs d'été, c'est dur.&lt;br /&gt;Je vais regretter ma femme de ménage, Fatma. Je m'en veux : j'ai eu tant de problèmes avec les femmes de ménage ici que j'ai été hyper distante avec elle, et justement, elle faisait partie des gens sympas. Juste avant elle, il y avait une femme avec qui j'ai été sympa et qui ne se souvenait jamais des jours où elle devait venir à la maison, ou arrivait quand j'étais partie au boulot et m'appelait pour me dire : "Vous n'êtes pas là?" Elle faisait bien son travail, mais on ne pouvait pas compter sur elle. Après qu'elle ne soit pas venue pendant trois semaines, elle a débarqué un jour pour me dire qu'elle ne pouvait pas venir, mais reviendrait le lendemain; je lui ai juste dit que non, que je ne  supportais plus qu'elle vienne de façon si capricieuse et que je préférait ne plus du tout compter sur elle. Je n'ai pas eu de femme de ménage ensuite pendant huit mois. Je me levais à six heures le matin pour nettoyer une pièce. C'était ennuyeux, mais pas plus que de partir en laissant le bordel et en me disant : elle va venir - et de retrouver le bordel. Soit on a une femme de ménage, soit on n'en a pas. En plus, elle me faisait des réflexions sur la façon dont j'avais nettoyé en son absence, genre 'vous ne savez pas nettoyer" et à chaque fois que je lui répondais : c'est justement pour ça que j'ai pris une femme de ménage - elle faisait la tête, sensible au reproche.&lt;br /&gt;Puis est venue Fatma. Je me méfiais, d'ailleurs je ne lui ai jamais laissé de vaisselle, je maintenais à peu près tout en l'état en me disant que si elle ne venait pas j'aurais trois tâches en urgence : la cuisine, la salle de bain, et le rangement des trucs qui traînent. Je les planifiais dans un coin de ma tête pour ne pas me sentir découragée si elle ne venait pas : mais elle est toujours venue. Un confort incroyable. Elle nettoie tout, j'ai senti qu'elle essayait de m'aider et qu'à travers le ménage elle essayait de communiquer avec moi. Est-ce ma froideur antarctique qui l'a rendue sympa ou l'est-elle naturellement? Elle range toutes mes affaires à un certain endroit, elle m'a posé des questions pour savoir comment je voulais qu'on plie le linge, et ensuite elle a fait ce que je lui suggérais - rare ici.&lt;br /&gt;Je communique avec elle, mais sans paroles. Je lui donne des trucs, elle m'en donne aussi, c'est l'une des personnes les plus sympas que j'ai rencontré ici. Mais il est trop tard pour nous laisser aller, trop tard pour lui dire que je l'ai apprécié. La sympathie est venue lentement, presque rugueusement, et maintenant il est trop tard. Je me creuse la cervelle pour savoir ce que je dois faire pour elle. De l'argent? Surement, mais c'est un peu court. Comment faire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A côté de cela, le portier du collège est venu me voir et m'a rappelé qu'il était mon ami - ah!!!- et qu'il était disposé à récupérer tout ce que je laisserai en partant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-3638374247608894867?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/3638374247608894867/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=3638374247608894867' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3638374247608894867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3638374247608894867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/07/fatma.html' title='Fatma'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-5249576465212058793</id><published>2007-07-03T09:41:00.000Z</published><updated>2007-07-03T09:46:35.934Z</updated><title type='text'>Cartons</title><content type='html'>Je fais des cartons, ma maison est assez confuse.&lt;br /&gt;Je vide des tiroirs et je jette. Je garde beaucoup quand même.&lt;br /&gt;J'emmène les enfants dans un parc aquatique.&lt;br /&gt;Je réalise que le petit a passé 7 de ses huit années de vie ici.&lt;br /&gt;Et l'autre, 7 de ses 13 années.&lt;br /&gt;J'ai acheté les billets d'avions.&lt;br /&gt;On va dîner chez plein de gens.&lt;br /&gt;J'ai du mal à me concentrer.&lt;br /&gt;Je dois acheter du Lexomil et du Temestat pour l'avion.&lt;br /&gt;Et du produit anti-cafard.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-5249576465212058793?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/5249576465212058793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=5249576465212058793' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5249576465212058793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5249576465212058793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/07/cartons.html' title='Cartons'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-1616381876842006200</id><published>2007-06-30T05:09:00.001Z</published><updated>2007-06-30T05:49:32.502Z</updated><title type='text'>Partir</title><content type='html'>Depuis trois semaines, toutes celles qui m'abordent ne me disent que : il paraît que tu pars?&lt;br /&gt;Et je constate un phénomène incroyable : chez les locaux ou les couples mixtes, presque tous ont la même réactions, dramatique dans sa sincérité : ils soupirent, ferment les yeux, blêmissent, et disent : tu as de la chance, vas-y, qu'est-ce que j'aimerai faire comme toi, etc.&lt;br /&gt;Je ne parle pas des européens, qui, dans l'ensemble, ont choisi de venir ici et dont je dirais que la médiocrité mêlée au savoir-faire trouve à s'employer. Cette phrase semble méchante, il faut l'expliquer. Ici, la plupart des locaux sont très incompétents (les compétents sont à l'étranger, ou pris dans un système vicieux qui les rend incompétents - ex : ici, dans un boulot, il ne faut surtout pas prendre d'initiative, on ne sait pas ce que le chef va faire, donc les gens ne font rien; après quelques mois de vie ici, tout le monde connaît mille et une conséquences insupportables de ce système). Donc, les étrangers, disposant d'un savoir-faire précis, et d'une capacité d'initiative forcément supérieure aux locaux, sont précieux. En outre, les gens entre eux se tirent dans les pattes et se font des vacheries; très souvent, ils préfèrent avoir pour chef un Européen, car ils sont plus respectueux de la personne - même ceux qui, dans leur langage, ressemblent à de gros racistes de base, et c'est ça qui est déconcertant -en fait, même ceux qui sont de gros racistes de base, donnent aux locaux une ambiance de travail plus rigoureuse et plus égalitaire. Oui, car les locaux fonctionnent sur le principe des relations. Si untel connait untel, il va lui donner un poste ou une augmentation ou ne pas noter un retard, et donc, par  relation, contact, laisser s'installer une relation d'injustice, qui répétée mille fois, va pourrir la boîte. Vous allez dans un salon de coiffure ou une boulangerie parce qu'il y a là unepersonne correcte, rapide, efficace, qui vous a plu et donc vous êtes satisfait du travail. (ça m'est arrivé, croyez-moi). Au bout de deux mois, vous constatez qu'elle a des problèmes avec son chef alors que les feigants qui l'entourent n'en ont pas. Ce n'est pas bizarre du tout, c'est que tous les feignants qui l'entourent lui pourrissent la vie et disent des saloperies sur elle au chef. Du coup, soit, par osmose, il faut qu'elle fasse comme les autres employés, elle devient molle, innefficace, malaimable; soit elle est virée. j'en suis à un point où chaque fois que je vois un employé dynamique et compétent j'ai envie de l'embrasser et de lui dire : "Toi, mon gars, tu vas souffrir".&lt;br /&gt;Vous vous dites peut-être en me lisant que par la vertu du système capitaliste, une entreprise mal gérée  dont tous les employés sont innefficaces et nuls va se casser la figure??? Vous rêvez. Pour le système capitaliste dur, je ne sais pas, mais ici, l'argent vient d'ailleurs, on ne sait jamais très bien d'où, mais pas des revenus générés par la boîte, qui sert plutôt de vitrine sociale.&lt;br /&gt;Bref. Eh bien, les étrangers, même ceux qui émettent des réflexions mal séantes sur les locaux, ne gèrent pas leurs entreprises comme ça. Comprenez-vous? C'est plus fort qu'eux, ce sytème, ils ne peuvent pas l'appliquer, ils ne peuvent pas, sauf occasionnellement, par aveuglement, donner du pouvoir à un type nul, ou laisser une paresseuse faire la loi dans la chaîne; ils sont en lutte permanente avec ce système, qui tend évidemment à se développer. Parce que eux, ils ont besoin de la boîte pour vivre, pour gagner de l'argent et s'acheter des 4x4. Donc ils valorisent le travail, l'efficacité, etc. Et comme tout le monde préfère ce système-là, les boîtes des étrangers tournent bien. Donc les étrangers gagnent de l'argent, donc ils restent.&lt;br /&gt;Mais les locaux... Le système que j'ai décrit pour une boîte, est valable pour tout le pays. Or ce système (croyez-moi, j'en sais quelque chose) est démoralisant, écoeurant, attristant. Vous qui me lisez, pensez que j'exagère, donc vous croyez qu'il reste un espoir. De fait, certains ont de la chance, et sont à des postes où ça se passe bien pour eux. Mais pas la majorité. Et ce sytème crée du désespoir : imaginez un peu : si rien ne sert à rien, si des années de travail voient la promotion et le mérite attribués à d'autres, comment ne pas être déséspéré? Pour ceux qui sont tentés de penser que c'est pareil en France, pensez qu'ici, les gens qui vivent avec une ampoule électrique pour toute la famille, tirent la chasse d'eau tous les deux jours et se lavent à un seau d'eau froide sont nombreux.&lt;br /&gt;Donc, voilà comment, toutes sortes de personnes, dans des situations très diverses, riches ou pauvres, réagissent exactement comme des prisonniers à qui je dirais : ma libération, c'est dans un petit mois... Ils me regardent, poussent un cri, aspirent une goulée d'air... Je souris imperturbablement (pour tous les couteaux qu'on m'a préparé, même s'ils sont en fer-blanc, c'est l'intention qui blesse), et je dis où. Et là, ça tue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour conclure, je voudrais juste insister sur un point : les gens qui réagissent comme ça sont des locaux, il s'agit de leur pays. Imaginez le déchirement intérieur que ça peut être (rien à voir avec l'esprit râleur des Français qui critiquent la France soit en l'aimant, soit expatriés aux Etats-Unis ou ailleurs où ils font ce qu'ils veulent - ou presque : rien ne peut être comparé à ce sentiment d'impuissance qu'on a ici). Je reviens sur quelque chose que j'ai déjà dit : il faut que tous les gens du monde puissent aimer leur pays et s'y sentir bien. Ce qui est loin d'être le cas. Oui, ma formulation fait nouille, mais je me sens nouille de toute façon. Pour cela, il faut leur donner les moyens de choisir la façon dont il est dirigé. Là, terrain glissant, et j'arrête, mais je sais à quoi je pense.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-1616381876842006200?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/1616381876842006200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=1616381876842006200' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1616381876842006200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1616381876842006200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/partir.html' title='Partir'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-1031417781472861152</id><published>2007-06-30T04:54:00.000Z</published><updated>2007-06-30T05:08:48.804Z</updated><title type='text'>Champagne obligatoire</title><content type='html'>Il faudra retourner bientôt chez Si Mohamed. Notre prochain départ nous obligera à le laisser en charge d'affaires nous concernant et pour lesquelles nous aurons besoin d'un répondant, et la position de Si Mohamed, seigneur féodal, est incontournable.&lt;br /&gt;Donc, re-champagne (on ne peut pas boire autre chose, en fait, c'est obligatoire; car nous pourrions oublier quel est cet homme puissant qui nous invite). Du coup, j'en ai la nausée, à force de me prendre la tête avec ça. Tant mieux. Si je me mets à détester le champagne : je boirais du Moscatel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La salariat a du bon, surtout en Europe, dans des pays où il y a des lois qu'une écrasante majorité de personnes suivent, et qui ne font pas que décorer, et donner une patine moderne à des régimes sans nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop, c'est trop. J'ai l'impression d'être une coquille vide. Comment Si Mohamed fait-il? Je sais pertinement que ses intentions sont bonnes. Il ne veut que nous aider, à sa façon. Ce n'est pas de sa faute s'il est un seigneur et s'il embrasse comme un chef de clan. C'est de la mienne si je suis venue ici, si nous avons créé un truc, et si on veut partir. Si on ne s'adapte pas, on ne se plaint pas. Certaines personnes ont des postes assez importants pour pouvoir, face à lui, être des pairs. Avant, nous étions les objets d'un homme encore plus puissant localement, pas méchant du tout, mais bien décidé à ne rien faire pour nous - plus humain, mais aussi peu accessible qu'une multinationale. Parvenir jusqu'à Si Mohamed nous paraissait alors de bon augure. Nous pensions être plus libres, détachés du pouvoir de cet autre Si - mais non. Ici, on ne peut pas être, on ne peut qu'être sous, et plus il y a de gens au dessus, plus c'est intenable.&lt;br /&gt;Seuls ceux qui dépendent de sociétés étrangères n'ont pas ce poids sur les épaules.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-1031417781472861152?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/1031417781472861152/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=1031417781472861152' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1031417781472861152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1031417781472861152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/champagne-obligatoire.html' title='Champagne obligatoire'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-6743444720484413177</id><published>2007-06-27T19:50:00.001Z</published><updated>2007-06-27T20:24:28.127Z</updated><title type='text'>Argent</title><content type='html'>A propos de l'argent, l'autre jour, je me suis égarée. Ce que j'ai dit me paraît juste, mais je voulais dire autre chose.&lt;br /&gt;La vie est courte, et ce qui me semble important, c'est de chercher à être heureux. pas forcément égïstement, mais être heureux, parce que de toute façon on mourra, alors autant enprofiter avant; et puis il y a tant que personnes malchanceuses, que se rendre malheureux est en quelque sorte indélicat : pour nous qui avons beaucoup de chance, le malheur est un luxe, le plus souvent.&lt;br /&gt;(Moi je me plains tout le temps mais ici; dans ma vie j'essaie d'être gaie; la gaieté est positive même pour les autres).&lt;br /&gt;Or, il fut un temps où je manquais vraiment d'argent, quand j'étais étudiante; en plus, j'étais entourée de filles riches, et mécontentes. J'avais assez d'argent pour vivre, bien sûr, mais rien pour les extras. Or, les extras font l'agrément de la vie. Mes copines allaient au restaurant avec leurs parents, stupides, et s'en plaignaient (moi j'ai toujours eu un faible pour les restaurants). On les emmenait au théâtre, les malheureuses.&lt;br /&gt;Enfin, je ne me plains pas, Paris regorge d'activités pour les pauvres, il y a toujours des fêtes de ceci, fête de machins, j'ai vu en mon temps de nombreuses pièces de théâtres, souvent exécrables, lors d'une fête ou d'un festival, crées par le cousin de chose ou le copain de bidule, auxquelles je n'accrochais pas du tout et je restais sur le rivage des mondanités culturelles, nigaude; il fallait avoir aimé, adoré, je n'aimais jamais.&lt;br /&gt;Je m'égare encore!!&lt;br /&gt;Donc, recherche du bonheur, et en attendant, du plaisir (au sens large - ....).&lt;br /&gt;Or, nous sommes dans une société qui crée des besoins artificiels qui doivent être satisfaits, et cette satisfaction procure un soulagement temporaire, jusqu"au besoin suivant.&lt;br /&gt;Moi, je me suis aperçue que ces besoins (acheter une jolie robe, aller voir un film tentant) ne comblent que cette satisfaction immédiate. Il est beaucoup plus intéressant et enrichissant de chercher d'autres plaisirs ou d'autres satisfactions, que l'argent ne peut satisfaire. Ce qui ne veut pas dire ne jamais rien acheter non plus. Regarder autour de soi avec concentration pour voir des choses étranges, curieuses, insolites, jolies ou drôles, est un plaisir qui ne vaut rien et peut procurer de grandes satisfactions, souvent imprévues. On ne voit rien, pendant des jours, et soudain on voit quelque chose.&lt;br /&gt;Beaucoup de choses peuvent procurer une grande satisfaction. Certaines, curieusement, sont difficiles à réaliser. Par exemple : je rêve depuis très longtemps de m'asseoir dans mon salon pour boire un thé. Mon salon devrait être rangé, et le thé pas ordinaire, dans une jolie tasse. Un truc proustien, quoi. Je serai seule, avec un livre, et je resterai assise au moins une demie-heure. J'essaierai de m'imprégner de l'ambiance et de me faire croire à moi-même que je suis une jeune femme sérieuse dans un appartement rangé, comme dans les pub des années 50.&lt;br /&gt;Je n'ai jamais réussi.&lt;br /&gt;En revanche, je me mets parfois dans un coin de mon appart et je regarde par les fenêtres à travers les fleurs ou les branches d'arbres et je me dis : ce que tu vois là, autour de toi, tout cela va bientôt disparaître comme si rien n'avait existé. Plus jamais je ne verrais cela, de ma vie. Ce sera, pour toujours, fini.&lt;br /&gt;Je sais, ça fait nul. C'est mon côté culcul. Mais je ne peux pas m'en empêcher. C'est comme le dies irae du Requiem de Mozart, ou le moment de l'élévation du graal dans Parsifal. A raconter, c'est peu de choses, mais à vivre, c'est comme une infusion de poésie, pendant quelques secondes, dans une vie ordinaire.&lt;br /&gt;Et cela, ça ne s'achète pas, ça n'a pas de valeur chiffrable, mais c'est aussi bien qu'une robe ou un film (sauf un film de Fellini). L'argent ne peut pas tout acheter, et je me méfie de ce que l'argent achète. Ce qui est donné par la vie est plus précieux, plus intéressant (pas forcément gratuit cependant).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-6743444720484413177?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/6743444720484413177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=6743444720484413177' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6743444720484413177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6743444720484413177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/argent_27.html' title='Argent'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-3033152171637424124</id><published>2007-06-24T14:18:00.001Z</published><updated>2007-06-24T14:22:06.157Z</updated><title type='text'>Champagne</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;J’aime le champagne, je l’ai déjà dit. Surtout bu au bord d’une piscine.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Bref panorama des circonstances durant les quelles je bois du champagne.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;J’ai commencé en famille, pour des fêtes. Le champagne était alors étroit, conventionnel, sérieux, évident comme un horaire de travail. A la même époque, je buvais du pétillant de Touraine chez une copine, en refaisant le monde, et le champagne était pour moi une boisson de vieux cons snob.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;J’ai continué lors d’une soirée de nouvel An d’une jeune fille école de commerce, extraordinairement bourge, faite comme un pot à tabac. Lors de cette soirée, un jeune homme m’a entretenu, sur la terrasse, du yacht de son père, et, bien que j’eux désiré avoir un père propriétaire de yacht (pas pour le bateau ; je n’aime pas les bateaux ; mais pour l’argent implicite, qui m’aurait bien plu), je me souviens d’être parti de la terrasse en rigolant, tant cette façon de parler de son yacht me paraissait lourde et ridicule. Mon opinion du champagne ne s’améliorait pas.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;J’ai découvert le champagne ici, dans une connotation faussement jet-set très agréable. Quand c’est l’été (ça y est, là, c’est l’été), plusieurs personnes de ma connaissance invitent, font des repas au bord de la piscine et arrosent tout le monde au champagne.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;On peut alors reprocher à l’ambiance quelque chose de superficiel et même pire ; mais quoiqu’il en soit, j’ai vraiment réalisé à quel point le champagne se boit au bord d’une piscine, à côté de bougainvillées et de lauriers-roses ; des murmures de voix et une musique légère y ajoutent beaucoup. La chaleur décroît doucement ; une brise se lève ; les feuilles des arbres s’agitent ; l’humidité se fait fraîche, odorante, amicale. La nuit vous enveloppe. Rien à faire. Le champagne parisien n’a pas la même saveur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Donc, j’aime le champagne, mais uniquement dans ce contexte.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais le contexte que je décris est exclusivement sensoriel. Le contexte humain me pose problème.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Car il faut qu’il y ait des êtres humains, sinon c’est moins bien. Le murmure de voix ne doit pas être un simple murmure, il doit provenir de la soirée dont vous vous êtes (à peine) écarté – pour réfléchir un peu à Sainte Thérèse de Lisieux, par exemple. Si c’est le murmure des voix d'à côté, ça ne le fait pas.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Or, je vous décris le contexte.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Lieu : Maison, grande, riche mais sans aucun chic (type : nouveau riche sans goût), clim (si on veut rentrer), piscine, jardin, golf d’un côté, parc de l’autre. Absence de moustique (je précise ; parce que dans sa trivialité, le&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;moustique estival peut foutre en l’air le truc ; je soupçonne des procédés chimiques).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Moment : juin (hier). Mais il faut que ce soit en juin ; juillet n’est plus une prémisse, août est trop engagé ; septembre peut convenir, voire octobre, avec un goût de fin, d’achèvement. Juin n’est pas l’été, il ne fait que s’approcher, il en a les caractéristiques, juin est le moment du basculement, du vol de quelques heures de soir d’été indues ; donc : juin.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Personnages : nombreux. Gratin local. Mélange de personnel officiel français ou belge - le belge donne une dimension européenne, toujours plus élégante ; l’anglais est cependant préférable, plus cosmopolite, avec toujours un relent d’empire, l’allemand plus technique, le russe inquiétant, le suisse riche, mais plus élégant que le luxembourgeois, par exemple, que l’on sent trop comptable; les autres nationalités européennes n’ont aucun intérêt. On ne parle pas des nationalités extra européennes, hormis celle du pays d’accueil, car cela fait mélangé donc vulgaire. On peut tolérer quelques épouses exotiques. Mais rien d’autre. Un homme d’affaire coréen, par exemple, fait tout de suite soirée d’affaire, et s’il n’est pas très bien élevé, inquiétant comme un russe – tous ces gens de très loin, on ne sait jamais d’où vient l’argent.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Il y avait un homme d’affaire coréen ; l’hôte fait des affaires avec &lt;st1:personname productid="la Corée" st="on"&gt;la Corée&lt;/st1:personname&gt; ; rien n’est parfait. Ce Coréen anglophone me faisait penser à un personnage de Kil Bill, donc je devais ne pas le regarder pour boire du champagne. Ne vous méprenez pas ; je n’ai rien contre les Coréens, mais dans certains lieux avec certaines personnes, je suis désolée, ça fait yakusa (vous me pardonnerez d’utiliser un terme plutôt japonais, c’est juste pour l’ambiance).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Passons sur le Coréen, d’ailleurs discret, quoique plutôt frustre, et dont seule la présence compte.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;L’hôte : Si Mohammed, déjà évoqué. Féodal, vieillissant, déguisé en homme élégant.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Son épouse, Hélène, belge ; l’amie de l’épouse, allemande, le mari de l’ami de l’épouse, directeur ruiné d’un magasin de matériel photo (ruiné par le numérique).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le directeur de l’école française, épouse et enfants ; deux attachés consulaires ; le directeur du centre culturel français ; des profs en famille; des chefs d’entreprises locales ; des DG d’entreprises locales (DG salariés) ; une prof de yoga ; une prof de piano ; quelques avocats, médecins, pharmaciens.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;On fantasme déjà moins, n’est-ce pas ? Surtout dans les détails ; robes mal coupées, pendouillantes ; peu de talons pour les femmes, trois birkenstock, des chaussures à talons sans élégance, peu de bijoux, peu de maquillage (moi la première, j’avoue). Les chemises de hommes sont parfois tendues sur des ventres bedonnants, et deux profs sont en t-shirt tachés, celui qu’ils réservent probablement à ce genre de soirée, pour montrer leur dédain. Elégant dédain, avec tâche de gras.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Peu importe, faites comme moi, tournez vous vers les branches gracieuses des bougainvillées ; pensez à Swann en buvant votre champagne frais ; chuchotez :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais en allant au buffet, vous passerez à côté de Dario qui vous prendra dans ses bras. Dario, italien né en France, a monté une boîte avec Si Mohammed il y a quatre ans ; vous avez vu leur amitié commencer. Dario est marié à Samia, poupée barbie. Il fut un temps où Dario et Samia vivaient littéralement chez Si Mohammed ; ils y passaient leurs week-ends, Hélène ne tarissait pas d’éloges sur Samia, son élégance, sa délicatesse, son raffinement.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Puis Dario et Samia, dont l’usine se trouve à une trentaine de kilomètres de la ville où vous résidez, ont décidé d’habiter en ville, chez Franz, un étrange franco-allemand, locataire d’une immense maison palais en centre-ville. Franz, DG d’une énorme société locale, est présent également, et boit comme un trou en compagnie de Jean-François, bon jeune homme, issu des écoles chrétiennes, DG d’une société locale, pour des japonais.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Donc Dario et Samia vivent chez Franz, après avoir vécus chez Si Mohammed, et évitent l’un et l’autre toute la soirée. Par curiosité, allez écouter Hélène et Samia discuter : elles vous diront peut-être un mot de la brouille qui semble séparer les maris : mais non, elles se racontent des histoires de garagistes incompétents, et s’écoutent avec la passion que l’on met dans les conversations anodines, celles qui évitent de dire les choses ; aussi appliquées l’une que l’autre à s’écouter ne pas se dire ce qui les séparent, elles poussent des cris « Non ??? Il a dit ça ???? C’est Pas vrai !!!! »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Vous allez du côté de Franz, perdu dans une conversation avec le prof de SVT et un employé consulaire. Ils parlent des chinois, ils ont déjà pas mal bu. Dès que vous êtes avec Franz, vous lui faites remarquer que Samia et Dario évitent Si Mohamed. Ça marche, Franz part au quart de tour et vous raconte que rien ne va plus, Si Mohamed est mécontent de son association avec Dario dont l’épouse, Samia, soit disant directrice de prod, ne fait rien, et a un salaire trop élevé (Samia est d’un point de vue opposé, son salaire est inférieur au SMIG et elle estime que c’est injuste pour un directrice de prod, etc).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Vous vous souvenez de l’époque où Samia et Dario vivaient chez Si Mohamed et vous méditez sur la fragilité des relations humaines.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Franz continue et vous apprend que le Coréen qui se racle la gorge est le nouvel associé de Si Mohamed. Dario se sent mal parce qu’il est évident que le Coréen est autrement plus retors que lui ; la société de Dario ne court aucun risque, mais il est évident que Si Mohamed va s’en désintéresser. Samia, qui déplorait la mainmise commerciale de Si Mohamed dans la boîte, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;va enfin pouvoir trouver seule des clients, ironise Franz. C’est pour cela que Dario stresse. Jean-François se rapproche, chancelant, et vous sourie ; vous lui faites remarquer que sous ses petits airs, Franz est acide ; de quoi s’agit-il ? s’enquiert Jean-François qui semble avoir atteint le stade où des explications lentes et claires sont nécessaires. Il s’agit de Samia, coupe Franz, et Jean- François lève son verre en s’écriant : « Alors ! Si c’est une œuvre ! » Et il ajoute à mi-voix « Il s’agissait de lui trouver un travail, elle en a un, non, moi j’ai toujours dit le social n’est pas notre truc, nous on est des financiers. – Si en plus il faut la payer, ajoute Franz.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Vous êtes mal à l’aise ; vous n’appréciez pas beaucoup Samia, son maquillage, ses robes en lamé dorés et des chaussures à talons de &lt;st1:metricconverter productid="15 cm" st="on"&gt;15 cm&lt;/st1:metricconverter&gt;, mais vous ne l’avez jamais invité, même un soir, chez vous, et vous trouvez ses fréquentations peu charitables.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Allez vers Hélène ; l’épouse de Si Mohamed, vieille dame à chat et à tasse de thé, vous a longtemps paru délicieuse, avant que vous ne découvriez qu’elle est aussi vide qu’un vase sans fleur. Elle vous sourit. Vous essayez une conversation. Cela ne prend pas. Ça va ? Oui. Et les enfants ? Ça va aussi. Il fait chaud ? Oui, mais l’année dernière il faisait chaud aussi. Mais là, on est bien. Oui, il y a de l’air. C’est bon, le repas. Les gens sont sympas. Bon.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le directeur de l’école française parle avec le responsable marketing d’une grosse boîte américaine ; ils se la jouent expats. Ils parlent de Singapour et de l’Amérique du Sud. Enfin, l’un parle de Singapour, et l’autre lui répond à propos de l’Amérique du Sud ; ils ne s’écoutent pas ; ils se prouvent mutuellement qu’ils sont des expats voyageurs.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Vous reprenez une flûte et vous allez caresser le chat ; finalement, il n’y a que lui de sympa.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;D’où mon interrogation : pour boire du champagne dans les bougainvillées, il faut quand même supporter tout ce petit jeu social. Pas d’amis, pas de gentillesse, pas de culture. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Sans bougainvillées et piscine, sans la nuit douce qui vous entoure, sans le murmure des voix, le champagne n’a pas toute sa saveur ; mais avec tout cela, sa saveur se nuance d’amertume. Quel choix est possible quand on aime le champagne ?&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-3033152171637424124?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/3033152171637424124/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=3033152171637424124' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3033152171637424124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3033152171637424124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/champagne.html' title='Champagne'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-5541184923615355453</id><published>2007-06-21T19:42:00.000Z</published><updated>2007-06-21T19:56:33.350Z</updated><title type='text'>Souvenir</title><content type='html'>A cause des commentaires de mon précedent message, un souvenir très curieux me revient. Ce n'est pas la première fois.&lt;br /&gt;(ça n'a rien à voir avec la teneur des messages).&lt;br /&gt;Je suis dans un train entre Paris et La Bourboule avec ma mère. Ce train part de Paris à 12h56, je crois, c'est le thermal.&lt;br /&gt;J'ai 13 ans, je suis en pleine phase de mal être, je me troucve grosse et moche (je ne suis pas grosse, par contre à l'époque, entre l'acné et mon air gourde je ne suis guère regardable) et je lis "Gog et Magog" de Martin Buber.&lt;br /&gt;Dans le wagon il y a un type, je ne sais plus s'il est là depuis Paris. Il se met à me parler, de son propre chef. Je ne me souviens pas de la conversation, mais je trouve bizarre qu'on me parle. En effet, il me parle comme à une adulte et il a l'air de chercher à savoir ce que je pense. Je suis très mal à l'aise, car je me trouve nulle, bête, etc... Ma mère parle un peu avec lui, mais elle ne monopolise pas la conversation, elle a compris qu'il voulait me parler, de littérature, ou d'idées. Le type est sympa. Avant son départ, je lui fais remarquer que c'est curieux pour un adulte de parler à une enfant. Il me répond, du tac au tac, que ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre dans le train des enfants qui lisent Martin Buber. Je regarde le livre que j'ai dans les mains, je l'avais oublié. Je rougis (parce que je suis très fière). Je demande au type son nom, et c'est là que ça se complique, car il me dit qu'il est journaliste et qu'il s'appelle - dans mon souvenir - Eduardo Galeano. Cela ne me dit rien et je dis "ah". En revanche, je trouve ça bizarre qu'il m'ait fit son nom et je l'ai toujours retenu.&lt;br /&gt;Cela doit remonter aux années 80. Est-il possible que je l'ai rencontré? Il n'est pas descendu à La Bourboule, mais avant, peut-être à Vichy ou Clermont.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ça, les commentaires de Libertad et de Pablo me plongent dans des abîmes de réflexions. Moi aussi je me sens mal avec les Français, et on m'a déjà trouvé l'air espagnol ou arabe (libanaise).&lt;br /&gt;Il faudrait que j'aille en Chine, pour voir si on me trouverait un air chinois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-5541184923615355453?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/5541184923615355453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=5541184923615355453' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5541184923615355453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5541184923615355453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/souvenir.html' title='Souvenir'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-3508370608111705404</id><published>2007-06-16T12:30:00.000Z</published><updated>2007-06-16T12:33:58.119Z</updated><title type='text'>Proust</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;C’est l’un de mes auteurs préférés, peut-être pas le favori, parce qu’à force de le relire (il permet d’échapper délicieusement aux univers médiocres) je m’en suis un peu fatigué, mais le plus fin et le plus réconfortant.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais beaucoup de gens ne l’aiment pas ; on ne l’aborde qu’avec difficulté.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;On n’est pas obligé de tout lire d’un coup. Moi, je relis toujours les mêmes parties.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;D’abord le début.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Longtemps je me suis couché de bonne heure.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le narrateur relate avec un luxe de petits détails qui caressent notre sensibilité et notre imagination l’heure de son coucher ; il craignait de quitter ses parents, et ceux-ci s’étaient mis en tête de l’aguerrir et lui faire passer ses angoisses et sa nervosité par une éducation voulue ferme mais qui n’est que celle d’un enfant surprotégé. Seul enfant perdu dans un monde d’adulte, il n’aspire à rien d’autre qu’à la présence de sa mère qui n’a aucune personnalité dans le livre, mais qui est sa mère. Bon, j’admets qu’on lui donnerait bien quelques coups de pied dans les fesses, mais c’est raconté avec une telle subtilité…&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Puis la madeleine, et le début du livre. L’émotion qui le saisit lorsqu’il mange son morceau de madeleine trempé dans le thé. Certes, sa mère aurait pu lui servir un ti’punch, parce que la tasse de thé pour se remettre de la fatigue, ça crispe un peu, mais quelle description parfaite des réminiscences qui peuvent nous accabler parfois. Et l’exposé de son projet : faire revivre son passé, qui prépare la dernière scène du livre, bouleversante, quand lors d’une matinée, il retrouve tous les personnages du livre, et qu’il les trouve semblables et différents, car ils n’ont pas changé, ils sont toujours eux, mais le temps qui passe les a transformé… &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Je le cite car je m’exprime si mal :&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Par tous ces côtés, une matinée comme celle où je me trouvais était quelque chose de beaucoup plus précieux qu’une image du passé, mais m’offrait comme toutes les images successives, et que je n’avais encore jamais vues, qui séparaient le passé du présent, mieux encore, le rapport qu’il y avait entre le présent et le passé, elle était comme ce que l’on appelait autrefois une vue optique des années, la vue non d’un moment, non d’une personne située dans la perspective déformante du temps. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;Telle est notre vie, tels nous sommes tous, n’est-ce pas ? Mes deux Titou n’ont pas grand-chose encore mais dans 50 ans existeront en eux des milliers d’eux-mêmes qui réunis et superposés les composeront.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Et moi-même, qui ne peut me souvenir de &lt;st1:personname productid="la Place Saint" st="on"&gt;&lt;st1:personname productid="la Place" st="on"&gt;la Place&lt;/st1:PersonName&gt; Saint&lt;/st1:PersonName&gt; Sulpice et de &lt;st1:personname productid="la Sorbonne" st="on"&gt;la Sorbonne&lt;/st1:PersonName&gt; sans être au bord des larmes (j’écris cela et ma vue se brouille dans l’effort que je fais pour retenir mes larmes), je possède en moi-même une superposition d’éléments successifs, une enfant surprotégée dans une famille névrosée, une adolescente dépressive, une étudiante fauchée mais joyeuse, une expat ahurie et naïve, puis pessimiste et dégoûtée, toujours gâtée par la vie à cause de mon caractère positif qui fait que je dérape parfois mais je ne tombe jamais. Il y a un fil conducteur entre toutes ces personnes, le plaisir, perdu parfois mais toujours retrouvé, de la solitude, mais je suis qui ? Lequel de tous ces gens ?&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;Proust à nouveau :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Alors la vie nous apparaît comme la féerie où on voit d’acte en acte le bébé devenir adolescent, homme mûr et se courber vers la tombe. Et comme c’est par ces changements perpétuels qu’on sent que ces êtres prélevés à des distances assez grandes sont si différents, on sent qu’on a suivi la même loi que ces créatures qui se sont tellement transformées qu’elles ne ressemblent plus, sans avoir cessé d’être, justement parce qu’elles n’ont pas cessé d’être, à ce que nous avons connu d’elles jadis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;C’est génial, non ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Bon, il faut rentrer dedans. Mais ça vaut le coup, m… Surtout quand on voit ce qu’il y a à l’extérieur.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;Et dans la troisième partie du Coté de Guermantes. Là, c’est extraordinaire ;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Swann, le héros, se rend chez les Guermantes en même temps que le Narrateur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Les Guermantes sont invités à une soirée. D’abord, Basin, le mari d’Oriane, grand mondain, craint que le décès d’un membre de sa famille ne le contraigne à un deuil qui le priverait de la soirée : il espère que la nouvelle du décès ne leur parviendra pas avant leur départ. Ensuite, après une conversation légère, Swann, ami d’Oriane, mais ils ne se voient plus depuis le mauvais mariage de celui-ci, lui annonce, avec politesse, qu’il ne pourra la retrouver en Italie parce qu’il sera mort.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;Proust :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;Placée pour la première fois de sa vie entre deux devoirs aussi différents que monter dans sa voiture pour aller dîner en ville, et témoigner de la pitié à un homme qui va mourir, elle ne voyait rien dans le code des convenances qui lui indiquât la jurisprudence à suivre et, ne sachant auquel donner la préférence, elle crut devoir faire semblant de ne pas croire que la seconde alternative eût à se poser, de façon à obéir à la première qui demandait en ce moment moins d’efforts, et pensa que la meilleure manière de résoudre le conflit était de le nier. « Vous voulez plaisanter ? » dit-elle à Swann. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;– Ce serait une plaisanterie d’un goût charmant, répondit ironiquement Swann. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;Swann n’est dupe de rien, il sait que la duchesse sait qu’il va mourir, mais, prisonnier du monde dans lequel il vit, il n’insiste pas.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;Mais (la politesse) de la duchesse lui permettait aussi d’apercevoir confusément que le dîner où elle allait devait moins compter pour Swann que sa propre mort. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;Ironie, subtile, de l’auteur. Cette ironie désespérée et sans espoir qui traverse le&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;livre lui donne une dimension pour laquelle je ne trouve pas de qualificatif.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;Ensuite, Oriane invite Swann à déjeuner, et s’en va, car son mari la presse, très grossièrement, alors même que Swann vient de lui annoncer qu’il va mourir dans quatre mois. Mais au moment d’entrer en voiture, sa jupe glisse et Basin voit qu’elle porte des souliers noirs avec sa robe rouge. Il lui ordonne d’aller se changer. Oriane est gênée : il vient d’insister lourdement pour qu’ils y aillent, et donc, de congédier Swann, mais maintenant ils ont tout le temps, s’il s’agit de quelque chose d’aussi important que de coordonner sa toilette. Oriane, qui sent bien l’indélicatesse, cède, car toute éduquée et fine et intelligente qu’elle soit, elle n’en est pas moins soumise à la tyrannie de son mari. Elle remonte changer de chaussures, et Basin demande à Swann et au narrateur de partir, car Oriane les aime trop, s’ils restent elle va encore leur parler et elle sera épuisée. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;Cette scène, plus que d’autres (mais à chaque lecture je redécouvre le roman), montre à quel point nous sommes tous seuls, désespérément seuls. Est-ce que ce n’est pas exactement notre vie ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;Ce n’est pas tout même si je peine à l’écrire. Chaque mot de Proust sonne comme une petite vibration subtile, et l’harmonie entre toutes ces petites vibrations procure une sensation d’amplitude, de respiration, de bonheur, de lumière, d’intensité.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;Mais ce n’est pas tout. Prenons cette phrase.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;Placée pour la première fois de sa vie entre deux devoirs aussi différents que monter dans sa voiture pour aller dîner en ville, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;Cette phrase suggère qu’Oriane est coincée, prisonnière, on pense à un triptyque dont elle serait l’élément central ou à un étau qui se ferme, ou au deux, et la tension impalpable entre ces deux images totalement dissemblables, l’une qui met Oriane au centre d’une œuvre, l’autre qui l’écrase, vraies toutes les deux, donne de la profondeur à l’image.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;et témoigner de la pitié à un homme qui va mourir, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;Le patient anglais ? les infirmières de &lt;st1:personname productid="la Première Guerre" st="on"&gt;&lt;st1:personname productid="la Première" st="on"&gt;la Première&lt;/st1:PersonName&gt; Guerre&lt;/st1:PersonName&gt; mondiale ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;elle ne voyait rien dans le code des convenances &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;Oriane est soumise à des règles, elle est somme toute très étroite d’esprit, avec toute sa culture et sa subtilité, et son code est aussi misérable que celui des convenance&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;qui lui indiquât la jurisprudence à suivre&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;elle ne sait tout simplement pas quoi faire, elle hésite, elle qui sait toujours tout dire, toujours parfaite dans ses réactions mondaines. Swann l’a piégé, pour la piéger il faut qu’il paie de sa personne, car il vit dans un monde très dur et très superficiel. On pense, fugitivement à Ehrengarde, une nouvelle de la subtile danoise Karen Blixen, dans laquelle une jeune femme noble à principes « piège » involontairement Casanova qui avait pourtant prévu de la posséder toute entière d’une façon très originale, et qui se retrouve pris à son propre piège. Oriane a mis Swann et sa femme au ban de la bonne société, au ban de son monde, impitoyable et cruelle. Swann ne lui en veut pas, il vient désarmé, faible, pour regarder des tableaux, pour, disons, communiquer par l’esprit avec elle, et tandis qu’elle le congédie, il prend le pas sur elle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;et, ne sachant auquel donner la préférence,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;à nouveau la soumission d’Oriane, car elle aurait du donner la préférence à la compassion, naturellement, mais nous devrions tous le faire et arrêter tout ce que nous faisons maintenant parce que les Tibétains sont exilés dans leur propre pays parce que maintenant que j’écris et maintenant que vous lisez, un enfant meurt en Chine dans un hôpital psychiatrique pour les enfants d’opposants, parce qu’il n’a pas été soigné d’une appendicite parce qu’on s’en fout des enfants des opposants, et un autre, caché dans une cage d’escalier obscure, pleure parce qu’on s’est moqué de son bégaiement, et tout cela n’est rien à côté des réfugiés africains, une vielle femme, par exemple, qui a tenu jusqu’au camp mais qui est en train de mourir – vous le savez et moi aussi, mais nous ne savons pas à quel problème donner la préférence&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;elle crut devoir faire semblant de ne pas croire que la seconde alternative eût à se poser, de façon à obéir à la première qui demandait en ce moment moins d’efforts, et pensa que la meilleure manière de résoudre le conflit était de le nier.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;Nous aussi. Nous nions. Parce que si on ne nie pas on est obligé d’arrêter toute notre vie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;« Vous voulez plaisanter ? » dit-elle à Swann. &lt;span style=""&gt;              &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3pt; text-align: justify; text-indent: 21.6pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black;"&gt;C’est une blague ? On sait bien que la mondialisation c’est super chouette. S’il y a des SDF, c’est juste que c’est pas de bol, ils n’ont qu’à faire un effort.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;Il y a bien plus que cela dans chaque phrase, bien sûr, mais je résume. Je peine tant à exprimer toute cette subtilité.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-3508370608111705404?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/3508370608111705404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=3508370608111705404' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3508370608111705404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3508370608111705404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/proust.html' title='Proust'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-5522328313405605099</id><published>2007-06-15T04:15:00.000Z</published><updated>2007-06-15T04:35:24.861Z</updated><title type='text'>Aller voter</title><content type='html'>Voter, selon certains, ne sert à rien car les circonscriptions ne sont pas équilibrées entre elles. Il serait peut-être approprié alors de réclamer leur redécoupage, mais si aucun parti ne le fait, c'est peut-être parce qu'ils y trouvent tous un avantage - pure supposition gratuite, je n'en sais rien.&lt;br /&gt;Mais il faut aller voter.&lt;br /&gt;D'abord, parce qu'on en a le droit et que tant d'autres ne l'ont pas. L'abstentionnisme fait enfant gâté.&lt;br /&gt;Ensuite parce qu'il faut soit créer une opposition, même limitée, soit renforcer légistimement le pouvoir en place. Il sera ridicule, ensuite, de descendre dans la rue toutes les trente secondes pour râler. Avant cela, on a des instances, peut-être pas idéalement représentatives, mais tout de même représentatives.&lt;br /&gt;Même si on n'aime pas le Président, et si la politique évolue curieusement en France, le système démocratique est le meilleur du monde et c'est en le soutenant qu'on le renforce.&lt;br /&gt;Ce qui se passe en France ou en Europe a déjà eu lieu. Les citoyens athéniens ont fait à leurs gouvernement (le fameux Périclès était en fait membre d'une grande famille, liée de très près à la royauté antérieure, les Alcméonides, et il a été élu 15 ans de suite sur des discours; il avait plein de copains liés à des scandales - religieux, bon, mais le contexte était diférent : disons qu'il ne devait pas avoir un grand respect intérieur, ni ses amis, pour les règles et les divinités) les mêmes reproches que nous leur faisons. On n'a cependant pas empêché les Athéniens d'élire quelqu'un d'autre : si les peuples sont des veaux, cela ne veut pas dire que le système soit mauvais.&lt;br /&gt;Lorsque les Athéniens se sont tellement désintéressé de la politique, Athènes est morte (je schématise un peu, j'avoue, mais c'est l'idée).&lt;br /&gt;Ou alors j'ai peut-être tort. Je me trompe peut-être.&lt;br /&gt;Faisons une autre lecture des évènements : menée par un puissant, Athènes est une grande puissance; quand les démagogues s'en empare, le peuple n'utilise pas le système pour gérer l'état au mieux. Donc, la démocratie c'est de la m... (idée de l'extrème-droite française).&lt;br /&gt;Donc ne votons pas.&lt;br /&gt;Les députés seront élus par de moins de moins de gens, puisque plus personne n'y croira.&lt;br /&gt;Ils modifieront la constitution et nous laisserons faire, car ceux qui nous alerteront, nous ne les croirons plus, puisqu'ils sont tous pourris. Nous croirons le plus politique, celui qui nous convaincra.&lt;br /&gt;Des modifications successives alièneront peu à peu le pouvoir au peuple, mais des remises budgétaires le calmeront.&lt;br /&gt;Des programmes télé triés sur le volet l'endormiront.&lt;br /&gt;A l'école, on supprimera la littérature (on va dans ce sens), la philosophie et l'histoire géo : à quoi ça sert? Les langues étrangères et les sciences, ça c'est quand même un savoir pratique.&lt;br /&gt;Dans une génération, ils ne sauront plus penser ni critiquer : râler bien sûr, toujours, mais on leur donnera de petits morceaux de satisfaction qui leur donneront de petits sentiments de victoires éphémères.&lt;br /&gt;Puis, nous aurons, comme d'autres, des présidents élus à vie, et des députés présents pour le soutenir et non pour représenter la nation.&lt;br /&gt;On sera heureux. Comme les Romains sous Auguste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-5522328313405605099?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/5522328313405605099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=5522328313405605099' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5522328313405605099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5522328313405605099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/aller-voter.html' title='Aller voter'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-3270045779106634192</id><published>2007-06-15T03:23:00.000Z</published><updated>2007-06-15T03:25:30.442Z</updated><title type='text'>Belle</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Je nourris une passion coupable pour la chanson intitulée Belle.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le prof de musique du collège, qui a remarqué que j’aimais la musique et que je possédais un étonnant mélange de culture et d’inculture musicale (mais en Espagne je vais devenir un génie de la musique, je vais faire des blogs sur tous les sujets qui m’intéressent), a tristement grimacé quand je la lui ai fait écouter.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;- La ligne mélodique est très pauvre, m’a-t-il tristement dit. Et le rythme…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Oui. D’accord. Mais, à titre de comparaison, quand j’étais en France, j’aimais le jambon de pays (j’ignorais – peut-on imaginer une telle chose – l’existence du serrano) et le mauvais jambon sous vide honni par Jean-Pierre Coffe. Personne n’est parfait. (j’aime aussi YMCA et Abba, ce qui fait pouffer des tas de gens, du moins ceux qui sont assez vieux pour savoir ce que c’est…et qui croient que je tombe à genoux que devant Mozart, Bach et Donizetti – d’ailleurs je ne tombe pas à genoux devant ceux que j’ai cité avant ; ah oui, j’aime aussi certains chansons de Didier Barbelivien, on touche le fond, je crois – je n’aime cependant pas, voire je hais viscéralement Mireille Matthieu ; mais je crois qu’à moins d’être vraiment pervers…).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Pourquoi Belle ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Primo, les arguments, quoique simplifiés, des trois amoureux, me touchent.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Deuxio, c’est avec émotion que je me souviens de l’auteur de cette histoire éternelle. On a beau avoir été un écrivain déifié du XIXème siècle, un tyran domestique, on a beau avoir écrit, et les plus beaux poèmes de la langue françaises, et des vers de mirliton, eh bien, il reste qu’une bonne histoire est une bonne histoire ; que le talent traverse les siècles ; qu’ à travers adaptations aventureuses, interprétations simplistes et mises en scène ennuyeuses, qu’une histoire de Victor Hugo puisse avoir encore un tel succès populaire me paraît un ultime hommage à son talent pas toujours fin, mais tellement puissant. Tous les profs de français que j’ai connu font la fine bouche devant Victor Hugo ; trop paternaliste. Ennuyeux. Gonflant. Cela me bouleverse. Comment peut-on être aussi oublieux ? Esmeralda, le prêtre tartuffe et tourmenté, Quasimodo, le soldat joli-cœur, Gavroche, Cosette, Eponine, Javert, Jean Valjean, tous ces personnages existent aujourd’hui partout dans le monde. Pourquoi ne pas le donner à lire, et à voir en vidéo, aux enfants ? Pourquoi ne pas en faire des adaptations plus inspirées (c’est vrai que, à part la comédie musicale, les adaptations sont souvent pompeuses) ? Pourquoi ne pas le situer en Afrique ? Voire en Asie ? Et une Esméralda arabe, face à un imam …. Non, là, c’est la bombe à coup sûr. Comment les gens peuvent-ils être aussi tartes (je pense aux profs de français) ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;(Je relis un coup Sénèque pour ne pas m’énerver).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Tertio, les hommes chantent en contre-chant et j’aime bien (bon, c’est léger).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La fin des Misérables (il fallait oser, enfin c’était le style de l’époque).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Sans doute, dans l’ombre, quelque ange immense était debout, les ailes déployées, attendant l’âme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Un vers de mirliton (ça fait &lt;st1:metricconverter productid="12 pieds" st="on"&gt;12 pieds&lt;/st1:metricconverter&gt; mais c’est tout) : &lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Toutes nos actions ne valent pas la rose.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La fin d’un poème sublime :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;…..&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Tellement simple qu’on aurait pu l’écrire, n’est-ce pas ? &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-3270045779106634192?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/3270045779106634192/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=3270045779106634192' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3270045779106634192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3270045779106634192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/belle.html' title='Belle'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-7330410715229362347</id><published>2007-06-12T04:42:00.000Z</published><updated>2007-06-12T05:11:48.311Z</updated><title type='text'>Argent</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Bien que je sois incapable de me situer politiquement, il y a des trucs (contradictoires au regard des idéologies actuelles) que je sais sur moi.&lt;br /&gt;Ce n'est pas forcément intéressant, moi, mais un élément me paraît important : je déteste dépenser de l'argent.&lt;br /&gt;Au premier regard, ça me donne l'air radin. Mais bien que je le sois un peu, ce n'est pas le problème. Ce que je déteste, c'est juste dépenser pour dépenser (le shopping, par exemple) ou, pire, dépenser pour avoir l'air d'avoir dépenser (ma montre est plus chère que la tienne).&lt;br /&gt;Exemple : je déjeune avec plein de gens, dont un Belge, fort copain de Si Mohamed (chez Si Mohammed, d'ailleurs, toujours princier, champagne, piscine, mais ne rêvez pas, ce n'est Jet-set, ça coince sur tous les détails, chaises en plastoc et meubles comme chez C***t*r*m*, mais bon, je ne regarde que ma coupe de champagne et à l'époque j'aimais bien Si Mohammed). Bref. Le belge a une belle montre. Je lui dis : "Oh, tu as une belle montre!"Et il me répond (ça n'était pas écrit dessus) : "6000 euros", ce qui m'a coupé la voix, non par par le prix, mais ce type de réponse me laisse dramatiquement sans voix. Comme je suis nulle dans le débat idéologique, je lui ai dit que je n'admirais pas le prix, mais le design (et je serai capable de m'acheter une montre comme ça, sur plusieurs années parce que je ne suis pas siriche, si toutefois je ne craignais pas avant tout de la perdre, car je perds tout). Il s'est lancé dans un discours de base sur le thème de quand on veut de la qualité il faut payer, j'ai essayé de lui faire remarquer que ce n'était pas obligatoire, que la société pouvait être conçue différemment, mais il n' a rien écouté. Je déteste les débats avec des idiots et j'ai fait mmm-mmm ensuite. Je n'ai qu'à être cohérente et ne pas fréquenter ce genre de gens (mais j'adore trop le champagne, et ça se boit si bien en société, autour d'une piscine, entouré de bougainvilliers et de lauriers-roses, de préférence avec des serveurs stylés en gants blancs - il n'y avait pas de serveurs ce jour-là, et je ne vois plus ces gens, malgré mon goût pour le champagne, ils ne m'invitent plus,  facile de deviner pourquoi : au milieu d'eux, je deviens, sans changer, une dangereuse gauchiste).&lt;br /&gt;Bref. Dépenser de l'argent. Acheter un frigo; puis un autre, plus grand. Puis une chaîne HIFI? Puis un MP3, puis un MP4, changer le frigo, acheter une nouvelle machine à laver parce que l'ancienne fuit,  un lecteur CD  qu'on branche sur la télé, une télé plus grande parce que l'image est mieux, un écran plus parce que l’image n’est pas déformée, il ne faudrait surtout pas que les images du JT nous parviennent altérés sur les côtés… Voilà notre vie. Que nous le voulions ou pas, nous nous situons confusément dans cette logique. Un écran plat c’est quand même mieux – même moi je l’ai concédé sans réfléchir à mon mari, et tant qu’à faire c’est quand même mieux, mais mieux que quoi ? Qu’un écran pas plat ? Et alors ? &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Présenté comme ça, cela semble dérisoire. Est-il possible que 2000 ans de civilisation judéo-chrétienne aient produit cela ? Que les descendants de ceux qui luttaient pour que le bonheur soit une idée neuve en Europe se soient transformés en consommateurs avides ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La société de consommation nous rend fou. Je l’ai constaté ici, parce qu’il n’ya pas grand-chose à consommer ; il y a d’autres défauts. Les Ifriqiyiens se jettent d’ailleurs sur tous les petits morceaux de société de consommation avec une inquiétante avidité. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;C’est délirant. On mange trop, on s’évite tous les efforts de déplacements, on grossit, on meurt de maladies évitées avec plus de faim et d’efforts. Mais on ne songe même pas à s’interdire de manger, ou alors cela devient maladifs ; il y a tant à manger que le refus de nourriture est maladifs. Dites donc à vos copines mères de famille que votre enfant saute un repas et qu’il n’en mourra pas ; elles blêmiront. (je ne blague pas ; je l’ai déjà fait ; mes enfants sautaient souvent des repas, quand ils mangeaient mal je leur disais que je n’allais pas leur préparer un repas pour rien ; heureusement que je ne suis pas en France, j’aurais eu les services sociaux sur le dos).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Finalement, dans notre société, il faut manger et acheter des appareils.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Ce qui est bien, c’est de regarder Qui a peur de Virginia Woolf, et même sur un écran déformé, c’est mieux que TF1 sur un écran plat.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le message se pervertit au profit de l’emballage, si je puis dire. On mange de la merde, mais dans des boîtes bariolées. On regarde de la merde, mais sur un appareil super perfectionné..&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-7330410715229362347?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/7330410715229362347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=7330410715229362347' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7330410715229362347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7330410715229362347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/argent.html' title='Argent'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-6968348564539186380</id><published>2007-06-10T05:46:00.000Z</published><updated>2007-06-10T06:03:40.014Z</updated><title type='text'>John Q.</title><content type='html'>Vu hier soir un excellent film, malgré quelques petits défauts : John Q., de Nick Casavetes, le fils de  John (je ne sais plus si c'est John car je l'ai toujours appelé par son prénom).&lt;br /&gt;Réussir à faire un film correct avec un sujet aussi aride que les carences du système de santé américain, avec des personnages un peu ambigus (ni tous méchants ni tous gentils), un film avec des bons sentiments, de l'action, des rebondissements, du suspens : bravo. C'est un film plus pensé que senti, ou senti trop à l'américaine.&lt;br /&gt;Bon, évidemment, son père était plus inspiré... Mais parfois un peu obscur... Cela étant, je ne compare pas, je suis une fan du papa, mais je trouve que le fils tire bien son épingle du jeu. Nick aurait pu être trop réalisateur hollywoodien, insipide, ou alors hystériquement engagé. Au lieu de cela, ses films, bien que manquant un peu de souffle, de poésie, du petit quelque chose qui fait que, sont quand même nettement au dessus du niveau du film américain de base. De toute façon, j'aime bien les films à messages (je suis une fille simple), sauf quand ils sont chiants (c'est-à-dire français, en général - le Français, pour faire honneur à un passé qu'il ne comprend pas toujours - parlons un peu de Robespierre - se croit toujours obligé de faire des films gauchistes ennuyeux, conçus dans son 350 m2 à Bastille, au retour de soirée avec le Gotha intello-cinématographique parisien).&lt;br /&gt;Bref, John, Q.,  c'est distrayant, émouvant, avec de bons acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vévu brièvement à NY et j'ai vu plein de film de série Z : les films américains que les distributeurs français achètent sont déjà excellents par rapport aux navets que les studio américains pondent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-6968348564539186380?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/6968348564539186380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=6968348564539186380' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6968348564539186380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6968348564539186380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/john-q.html' title='John Q.'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-8932684598341021710</id><published>2007-06-10T05:04:00.000Z</published><updated>2007-06-10T05:46:34.264Z</updated><title type='text'>Pleins de trucs chouettes</title><content type='html'>Hier, je ne me suis pas laissé être démoralisée (merci au commentaire de Pablo qui m'a permis de voir que je l'étais). Je ne veux pas être démoralisée. J'ai une vie géniale, et trop tendance déjà à dramatiser. Alors me stresser pour d'authentiques crétins, non.&lt;br /&gt;Sans rapport avec quoi que ce soit, j'ai fait une recherche sur Nauru. J'ai trouvé pleins de trucs fascinants, dont des articles, probablement partiaux ou incomplets, mais aussi deux sites pas mal, qu'il faut que j'explore : Global Witness et Publish what you pay.&lt;br /&gt;Je ne mets pas les liens parce que je suis flemmarde et que je n'ai plus l'ADSL, et ça jusqu'à mon départ. Toutes les pages sont longues à charger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disons en deux mots que Nauru est une île du Pacifique, dotée d'immenses richesses (gisements de phosphates) et dont les habitants n'ont pas su profiter de leur manne financière. Comme certains gagants du loto, ils ont absurdement dilapidé leur argent et l'Etat a fait banqueroute.&lt;br /&gt;D'où la nécessité pour les Etats, surtout très traditionnels, d'apprendre à gérer avec prudence. Tout un programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publish what you pay est un projet auquel participe plusieurs ONG. Il s'agit de demander aux grosses sociétés exploitantes des ressources naturelles d'un pays (pétrole, gaz...) de rendre publics le montant de leurs impôts annuels, de façon à ce que les ressortissants du pays sachent combien elles ont reversé à l'Etat, sachant que nombre d'Etat, bien que riches (Nigéria, par exemple), ne redistribuent pas la richesse, donc les peuples vivent toujours dans la pauvreté. Je trouve ce projet excellent, encore faut-il qu'il soit rigoureusement mené.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, ici, la richesse est plutôt bien redistribuée, si l'on compare à d'autres pays d'Afrique.&lt;br /&gt;J'ai écrit plutôt bien, et non extraordinairement bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-8932684598341021710?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/8932684598341021710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=8932684598341021710' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8932684598341021710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8932684598341021710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/pleins-de-trucs-chouettes.html' title='Pleins de trucs chouettes'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-577384210126076040</id><published>2007-06-09T05:26:00.000Z</published><updated>2007-06-09T06:10:16.425Z</updated><title type='text'>Arrêter de se prendre la tête.</title><content type='html'>Je n'en ai pas marre d'ici, j'en ai marre de faire la même chose de puis sept ans. Partir fournira un chagement bienvenu mais dont les effets peuvent être pervers : je pars, avec moi-même, toujours. Dans un lieu plus fun qu'ici, mais voilà tout.&lt;br /&gt;Peut-être, me dis-je parfois, qu'il n'y a rien de mieux sur terre que le n'importe où où l'on est : Paris me fait rêver, mais je m'illusionne moi-même : je rêve du passé, de mes années d'étudiante, finalement fort ordinaires, mais qui ne reviendront plus, ce qui leur donne un charme et un relief qu'elles n'avaient pas quand j'étais fauchée et que j'allais dans les rues du quartier de Saint Sulpice en enrageant de ne pouvoir me payer un restaurant et de n'avoir personne avec qui y aller (car je fantasmais déjà sur les restaurants et j'avais déjà des amis qui n'aimaient pas sortir au restaurant - c'est un truc que je ne comprends pas : comment je fais pour être aussi incohérente, même involontairement).&lt;br /&gt;Un &lt;a href="http://www.laurent-jourdan.com/BLOG/index.php?2007/06/07/145-los-angeles-california-la-ville-qui-n-existait-pas"&gt;blog&lt;/a&gt; m'apprend que d'une certaine façon, Los Angeles n'existe pas; peut-être que Paris n'existe pas non plus, ni New York (autre sujet de fantasme). D'ailleurs, je ne sais pas pourquoi j'écris peut-être : rien n'existe, sauf le reflet du monde dans notre esprit.&lt;br /&gt;Avant de partir je vais prendre des photos, ici : elles existeront un peu, quelles qu'elles soient et quel que soit ce que je mets dedans.&lt;br /&gt;Je voudrais qu'elles montrent non pas ce que j'ai vécu du pays car mon vécu est laborieux, difficile, douloureux même, quoique pour de mauvaises raisons. Je me suis fait déborder par le monde et sa mesquinerie et je n'ai rien su gérer; alors qu'il suffisait de l'ignorer, mais j'ai du construire, à la truelle, un rempart et une tour pour m'en protéger. Vains efforts; on ne construit pas de remparts. C'est ridicule. C'était une idée que j'avais quand j'étais enfant, parce que je manquais de force. Il faut voler au dessus, et le regardant en souriant, ou en riant.  Sénèque a écrit des choses très bien là-dessus (on peut toujours faire confiance à un type mort il y a  20 siècles pour parler des vrais problèmes de la vie). Le problème, c'est que j'ai construit le rempart et la tour, et que je suis toujours tentée de les utiliser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sénèque : (c'est moi qui bidouille une traduction)&lt;br /&gt; &lt;p class="MsoNormal"&gt;Tu devrais penser qu’il ne faut pas s’exaspérer des erreurs. De quoi parle-t-on ? De se mettre en colère contre quelqu’un qui tâtonne dans l’obscurité ? Contre des sourds qui n’entendent pas les ordres ? Contre des enfants, qui négligent leurs devoirs et s’intéressent aux âneries de leurs camarades ? Pourquoi ne te mettrais-tu pas en colère contre les vieux, les malades, les fatigués ? Entre autres inconvénients de notre condition mortelle, on trouve l’aveuglement, et non seulement la nécessité mais l’amour des erreurs. Pour ne pas s’emporter contre une seule personne, il faut pardonner à tous, il faut excuser le genre humain.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le sage, tranquille et imperturbable devant les erreurs humaines, non pas ennemi, mais correcteur des défauts, sort de chez lui tous les jours dans ces dispositions d’esprit : »Je vais croiser beaucoup d’alcooliques, de débauchés, d’ingrats, d’avares, de tourmentés par l’ambition ».Il regardera tous ces maux avec la bienveillance d’un médecin pour ses malades.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-577384210126076040?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/577384210126076040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=577384210126076040' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/577384210126076040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/577384210126076040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/arrter-de-se-prendre-la-tte.html' title='Arrêter de se prendre la tête.'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-3066736140997495722</id><published>2007-06-07T20:23:00.001Z</published><updated>2007-06-07T20:37:59.201Z</updated><title type='text'>Ecole française</title><content type='html'>Suite à un commentaire de Pablo et à une longue pratique de l'école française à l'étranger, j'ai décidé de ne pas mettre Titounet à l'école française. Pour Titou c'est facile : de toute façon il n'y a pas d'école, donc c'est le collège espagnol (religieux; j'espère qu'il n'y pas d'uniforme). Pour Titounet, il y a école française. Mais moi j'en ai marre des écoles françaises. Elles sont remplies de Français qui se la pètent et d'étrangers qui se la pètent encore plus.&lt;br /&gt; Hier, j'ai donc entrepris de circonvenir Titounet, à la base peu emballé de quitter le système français. Nous avons lu un livre extraordinaire, qui s'appelle "Maman, je peux t'aider?" en espagnol et qui est un guide pour apprendre aux enfants à faire le ménage ( avec les parents, en famille, dans la joie et la bonne humeur).&lt;br /&gt;Il a lu et je lui ai dit : "Tu as vu! Tu lis déjà espagnol!" Ce qui l'a ébranlé. L'effet M. Jourdain, en somme.&lt;br /&gt;Ce soir, Titounet (qui n'est pas sur terre pour rigoler, contrairement à son frère, et qui ne blague pas avec l'école) est venu m'apporter le livre pour le lire. Avais-je cru m'en tirer à bon compte? On doit apprendre l'espagnol, il ne faudrait pas se défiler. On a relu le bouquin. Avec un peu de chance, Titounet va parler espagnol avant Titou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ça, j'ai eu le Hermano Director du colegio de Titou. Il n'y a pas de place pour lui mais bon, no te preoccupes mujer, ils me le prennent. Chic. Et est-ce que je lui donne des cours d'espagnol? Le Hermano Director rigole : un curso intensivo de playa y mar, este verano.&lt;br /&gt;Voilà pourquoi j'aime bien l'Espagne. Comparé au sérieux de l'école française... Sérieux excessif et péteux, je trouve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a pas de contradiction entre mon jugement sur l'école française et ce que j'ai dit du savoir. Il n'y a rien de plus important que le savoir. Mais on peut être cool et se marrer. Et apprendre. Pas obligé de prendre des grands airs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-3066736140997495722?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/3066736140997495722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=3066736140997495722' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3066736140997495722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3066736140997495722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/ecole-franaise.html' title='Ecole française'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-7597828724235136009</id><published>2007-06-06T18:55:00.000Z</published><updated>2007-06-06T19:16:48.901Z</updated><title type='text'>Conseils de classe</title><content type='html'>Drame chez les quatrième; 10 redoublements sur une quarantaine d'élèves. Certains vont passer après entrevue avec le chef.&lt;br /&gt;Ma question est la suivante : ils ne travaillent pas en cinquième, glandent en quatrième, comment peuvent-ils s'imaginer que tout va bien? Ils sont dans une logique du temps gagnée qui m'écoeure : je ne fous rien, je suis limite, je passe, l'année suivante je recommence... En seconde c'est l'hacatombe, et pour certains, qui, avec une ridicule vanité, pensent que, le jour où ils s'y mettront, ils y arriveront (un peu comme les drogués qui croient pouvoir s'arrêter quand ils veulent), c'est l'effondrement, car ils ne savent pas ce que c'est que le travail, l'effort, les exercices maintes fois répétés et qui ne servent à rien en apparence, jusqu'au moment où...&lt;br /&gt;Je ne comprends pas... Moi non plus je ne fichais rien. Je détestais l'école. A chaque conseil de classe je rentrais la tête dans les épaules. Je savais bien qu'un jour ça se terminerait, tout ça... J'ai eu de la chance, je ne me suis plantée qu'en fac, et là j'ai découvert que les leçons s'apprennent, les exercices se refont, etc. Mais dans ma période où je ne fichais rien, je ne croyais pas que je travaillais, et chaque fois qu'on me faisait la morale, je savais bien qu'on avait raison.&lt;br /&gt;Mais eux, non. Cela me démonte. J'en ai un à la maison, je sais comment ils fonctionnent. Il se met devant son livre, le regarde intensément, le lit, et au bout d'un moment, vient me dire : ça y est! J'ai travaillé. En fait, travailler, pour lui, c'est s'abstenir de jouer pendant un certain temps. Je lui demande s'il sait sa leçon. Il me répond : en tout cas, je l'ai apprise (après, si la leçon apprise n'a pas voulu rester dans sa mémoire, il décline toute responsabilité : il a rempli son contrat). Moi, je l'engueule et je lui explique que ça n'est pas ça, travailler. Il m'écoute, soupire, lève les yeux au ciel... Mais cahin-caha, il apprend deux trois trucs, assez laborieusement.&lt;br /&gt;Les autres sont pareils, sauf qu'ils croient vraiment que travailler c'est parcourir une leçon des yeux.&lt;br /&gt;Un jour, j'ai dit à un cancre notoire (charmant, grande famille indutrielle, qui me traitait avec une condescendance bienveilllante, genre petit personnel) : "Combien d'heures travailles-tu chez toi le soir?"&lt;br /&gt;Il m'a regardé avec incrédulité : "Combien d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;heures? "&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Alors, lui ai-je dit avec mon sérieux de prof, tu ne peux améliorer tes résultats.&lt;br /&gt;Cette fois, c'est avec amusement qu'il m'a regardé.&lt;br /&gt;Améliorer ses résultats? Une idée de prof.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela me démonte. Le savoir est quelque chose qui n'a pas de valeur chiffrable. Il n'y a rien de plus important sur terre, après l'eau, l'air et la nourriture, puisque sans savoir on ne peut rien faire. Quel que soit ce savoir, il faut savoir faire quelque chose : cultiver une terre, fabriquer un objet, résoudre des problèmes. Plus le monde est complexe, plus l'acquisition des savoirs est complexe.&lt;br /&gt;Bon, moi je suis spécialisée dans un savoir de base, qui sert à former l'esprit, et dont l'utilité n'apparait pas dans un premier temps. Mais quand je tiens ce discours à mes élèves, je les vois avoir pitié de moi.&lt;br /&gt;Je ne suis pas une "vraie prof". Les vrais prof sont très flexibles par rapport à ça. Ils s'en foutent. Ils savent que ce qu'ils font est bien.&lt;br /&gt;Moi j'ai envie de tous les envoyer se faire f***, ces petits merdeux... Je ne suis pas une vraie prof.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-7597828724235136009?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/7597828724235136009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=7597828724235136009' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7597828724235136009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7597828724235136009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/conseils-de-classe.html' title='Conseils de classe'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-4065171787659623529</id><published>2007-06-03T12:44:00.000Z</published><updated>2007-06-03T13:12:59.404Z</updated><title type='text'>Dormir avec un bébé</title><content type='html'>par hasard, je tombe sur un &lt;a href="http://cododo.free.fr/cadre.htm"&gt;site &lt;/a&gt;qui évoque  le problème du sommeil des enfants.&lt;br /&gt;Je ne sais que penser de tout ce qu'ils disent, car je ne vois pas là de quoi écrire sur des évidences mais je me pose la question suivante : tout ce qui entoure la venue au monde d'un enfant, en France, est hyper normé, d'une façon hallucinante. Il faut ceci et cela, il ne faut pas ceci et cela.&lt;br /&gt;Je me souviens m'être posé beaucoup de questions, et ma belle-mère était très pénible. Ma mère aussi, d'ailleurs, mais pas pour les mêmes choses.&lt;br /&gt;Relativement à l'alimentation, il existe des pseudo règles, mais ce qui est amusant, c'est que j'ai eu des prospectus du même style en espagne (pas le petit livret de la sécu, non, un papier photocopié par un pédiatre) et que les bébés espagnols doivent être différemment fichus des bébés français parce que selon le papier de mon médecin espagnol, il fallait commencer la compote de pommes à quatre mois alors qu'en France c'est à deux je crois, à moins que ça n'ait changé. Pas de purée de carotte pour les bébé espagnols avant six ou sept mois alors qu'en France c'est quatre mois.&lt;br /&gt;Parce que je m'étais pris la tête avec Titou, j'ai décidé d'être cool et de ne pas me faire ch.. avec Titounet. J'ai décidé qu'il boirait des biberons de lait aussi longtemps que ça m'arrangerait. Quand j'aurais le temps de lui mixer un truc, je le ferais mais sinon biberon. Je l'ai gavé de biberons jusqu'à l'âge de huit mois. En a-t-il eu marre? A huit mois il repoussait la tétine avec sa langue, genre fallait pas le prendre pour un bébé. Je suis passé comme une fleur du biberon à la cuillère en une semaine. Parce qu'il l'avait décidé, c'est comme ça que je l'ai percu. En fait, ce que je ne voulais pas, c'est passer du temps à lui donner à manger à la petite cuillère pendant qu'il faisait pff et que je me prenais tout dans la figure. Quand il en a eu marre du biberon, il n'a presque plus fait pff en mangeant et il n'y avait aucun problème.&lt;br /&gt;Durant le premier mois il pleurait la nuit et je l'ai mis dans son lit auprèsde moi pour pouvoir le toucher quand il pleurait. Et voilà. Il ne pleurait plus. Je dormais. Ne pas se prendre la tête.&lt;br /&gt;Le soir, il dormait à peu près à des heures ouvrables, avec des périodes bizarres. Par exemple, pendant une semaine, vers les six mois, il s'est mis à s'endormir à six heures du soir pour se réveiller à neuf heures du matin. Eh bien pourquoi pas.&lt;br /&gt;J'ai toujours essayé de me régler sur lui, pour faire les choses avec lui et pas contre. Cela a été plusfacile. Mon objectif était de nous simplifier la vie àtous les deux.&lt;br /&gt;Mais beaucoup de jeunes mères, normées par l'entourage, essaient d'appliquer des règles extérieures - peu importe les quelles. des heures pur manger; des heures pour ceci. Quand c'est le deuxième, de toute façon, il est pris dans des règles parce qu'il y a un moment où on va chercher l'ainé à l'école, ou des trucs comme ça, mais faut-il s'encombrerde plus de règles?&lt;br /&gt;Une de mes amies, quand elle a eu son fils, faisait un truc ahurissant (mais, naturellement, avec la meilleure bolonté du monde). Dieu sait d'où lui venait la certitude forte qu'un bébé a besoin de cadres fixes et immuables; ou peut-être en a-t-ilbesoin, mais chez elle, cela avait pour effet de lui régler sa vie heure par heure, en particulier le sommeil. Il devait dormir à huit heures, pas huit heures cinq ou quinze, non huit heures. Je l'appelais d'Espagne et un peu avant huit heures elle me disait, non, pas maintenant, je dois le coucher à huit heures, je te rappelle après. Moi : mais on n'en a pas pour longtemps (retevision faisait une promo du genre 15 minutes de téléphone par jour pour 10000 pesetas par mois, ou un truc comme ça), on en a pour 15 minutes, ah non, c'était huit heures pile.&lt;br /&gt;Il n'est guère charitable de ma part de préciser que son fils va chez un psy depuis six ans et qu'il est énurésique, mais quand elle m'a appris l'énurésie de son fils et ensuite sa décision d'aller chez un psy je n'ai pas été surprise. Non que le lien soit évident entre coucher à huit heures et les pipi au lit, mais il y avait quelque chose d'étrange dans cette obsession qu'elle avait de le coucher à huit heures, quelque chose qui la dépassait, comme une phobie. Je ne lui jette pas du tout la pierre parce que chacun a son passé et le sien est lourd, c'est comme ça, c'est la vie, c'est pas de chance et il faut faire avec. Mais je pense que ce souci de suivre une règle vient de notre société. Si on fait ça et ça, tout va bien aller, comme si par des comportements sages on pouvait éradiquer tout  le mal du monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-4065171787659623529?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/4065171787659623529/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=4065171787659623529' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4065171787659623529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4065171787659623529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/dormir-avec-un-bb.html' title='Dormir avec un bébé'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-90810842398321424</id><published>2007-06-02T15:15:00.000Z</published><updated>2007-06-02T15:22:24.356Z</updated><title type='text'>N'importe quoi</title><content type='html'>&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Ce soir, nous mondanisons. Je suppose que c'est parce que c'est la fin. On va être invité partout. Oh! Vous partez! Vous n'allez pas regretter? Chef d'entreprise avec épouse, enfant, 4x4, et tout et tout. Je ne epux rien dire à l'Ours parce qu'il y a deux ans c'est moi qui le traitais de sauvage. Si on me montre encore un Français, je commets un crime. D'ailleurs ce n'est pas vrai. Je vais y aller et je vais être polie. Oh, ta sauce!!! Mais comment tu fais? (Je peux aussi ne rien dire mais je risque de m'endormir)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il pleut. On est en juin, on est en Afrique du Nord, m... et IL PLEUT COMME VACHE QUI PISSE.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Je n'ai rien mangé de la journée. J'ai lu des blogs. Je suis accro.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Je vais à l'expo d'une élève, une fille adorable.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-90810842398321424?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/90810842398321424/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=90810842398321424' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/90810842398321424'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/90810842398321424'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/nimporte-quoi.html' title='N&apos;importe quoi'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-5176861393441613387</id><published>2007-06-02T11:58:00.000Z</published><updated>2007-06-02T12:30:38.461Z</updated><title type='text'>Incohérences</title><content type='html'>Nous sommes le 2 juin, je déménage dans un mois et demi si tout va bien et un truc horrible est en train de m'arriver : je me sens triste de partir.&lt;br /&gt;triste? triste? Moi? De quitter ce pays? Moi?&lt;br /&gt;Je suppose qu'on ne vit pas impunément sept ans quelque part sans s'attacher. Je me demande à quoi, d'ailleurs. Je ne passe pas mes journées dans la palmeraie.&lt;br /&gt;Les imbéciles d'ici, si ça tombe, dans deux ans, dans trois ans, je les comparerai aux nouveaux que j'aurai connu (vous remarquerez que je suis super positive et très sociable!) et je les trouverais sympa. Je crains fort, là-bas, de tomber dans l'expat de classe internationale, ex-co, école de commerce vous voyez.&lt;br /&gt;Pire que cela, je pourrais tomber dans le rien du tout, fréquenter trois mères de famille obsédées par les magasins de vêtements pour enfant ou l'amélioration des résultats scolaires de la progéniture, qui déploreront la qualité des programmes télé espagnols, par exemple, ou adoreront TF1 ou Noche de Fiesta (j'avoue un truc : j'adorais cette émission tout en la trouvant complètement crétine; en français, j'aurais détesté, en espagnol je trouvais cela géniale). Je ne sais pas. La variété des gens que je peux détester est infinie. Mais tant qu'à faire, je préfère qu'ils soient consul ou chef d'entreprise : la pose dégoûtée fait mieux, vous voyez?&lt;br /&gt;Qu'est-ce qui était bien ici?&lt;br /&gt;Eh bien, je crois que ce sont mes élèves qui vont me manquer. En fait je crois que j'aime bien être prof. Mais je veux moins travailler. Prof, mais juste un peu.&lt;br /&gt;Bon, vous, vous croyez qu'un prof ne bosse que dans sa classe. Le reste du temps il baguenaude. J'ai passé 22 heures à faire cours et 18 à corriger des copies cette semaine. Plus je suis fatiguée et plus je corrige lentement. Après il y a un jeu que je prépare avec d'autres profs, il faut taper les questions. Nous avons eu une réunion et la semaine prochaine ce sont les conseils. 15 heures de cours, avec 10 heures de correction, ce serait cool. Et pas de conseils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et corriger une copie c'est se taper ça  (une copie moyenne):&lt;br /&gt;(Le thème était la mondialisation des échanges).&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RmFh-0Y8W_I/AAAAAAAAAEE/zG0uft7vdJA/s1600-h/PB260038.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RmFh-0Y8W_I/AAAAAAAAAEE/zG0uft7vdJA/s400/PB260038.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5071442387238935538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mais qu'est-ce qu'ils ont appris, m..?&lt;br /&gt;Vous admettrez qu'ils ont besoin d'apprendre à structurer leur pensée, non? (si tant est qu'ils pensent).&lt;br /&gt;Finalement non, je vais prendre d'autres photos des copies de mes élèves et tout va très bien aller, je les regarderais dès que je me sentirai nostalgique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-5176861393441613387?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/5176861393441613387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=5176861393441613387' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5176861393441613387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/5176861393441613387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/incohrences.html' title='Incohérences'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RmFh-0Y8W_I/AAAAAAAAAEE/zG0uft7vdJA/s72-c/PB260038.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-4757572546167418866</id><published>2007-06-01T05:22:00.001Z</published><updated>2007-06-01T05:27:40.595Z</updated><title type='text'>Palmeraie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/Rl-uNkY8W-I/AAAAAAAAAD8/F_LUzbJ9jaM/s1600-h/PA240079.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/Rl-uNkY8W-I/AAAAAAAAAD8/F_LUzbJ9jaM/s400/PA240079.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5070963253572295650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-4757572546167418866?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/4757572546167418866/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=4757572546167418866' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4757572546167418866'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4757572546167418866'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/06/palmeraie.html' title='Palmeraie'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/Rl-uNkY8W-I/AAAAAAAAAD8/F_LUzbJ9jaM/s72-c/PA240079.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-4185574854539623315</id><published>2007-05-31T20:48:00.000Z</published><updated>2007-05-31T20:49:54.657Z</updated><title type='text'>Un peu de littérature</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Cette impossibilité de durée et de longueur dans les liaisons humaines, cet oubli profond qui nous suit, cet invincible silence qui s'empare de notre tombe et s'étend de là sur notre maison, me ramènent sans cesse à la nécessité de l'isolement. Toute main est bonne pour nous donner le verre d'eau dont nous pouvons avoir besoin dans la fièvre de la mort. Ah ! qu'elle ne nous soit pas trop chère ! car comment abandonner sans désespoir la main que l'on a couverte de baisers et que l'on voudrait tenir éternellement sur son coeur ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;(Chateaubriand, &lt;i style=""&gt;Mémoires d’Outre-Tombe&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-4185574854539623315?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/4185574854539623315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=4185574854539623315' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4185574854539623315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4185574854539623315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/05/un-peu-de-littrature.html' title='Un peu de littérature'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-6005665950054840049</id><published>2007-05-30T19:56:00.000Z</published><updated>2007-05-30T20:19:34.066Z</updated><title type='text'>Triste</title><content type='html'>Le mois de juin va commencer, les adieux avec.&lt;br /&gt;Déjà deux personnes qui sont "bouleversées" par mon départ. Des personnes que je voyais peu, mais, depuis 6 ans, je faisais partie du paysage. Alors on ne se voit pas, on ne se parle pas, il n'y a pas de sympathie palpable, mais je fais partie du décor, je suis une petite institution locale. Probablement est-ce pour cela qu'on ne me parle pas vraiment, je suis "Anta", avec mes deux enfants, mon mari qui faisait un truc avant et qui en fait un autre maintenant, un truc socialement visible.&lt;br /&gt;Des institutions locales, il y en a plusieurs ici, donc je sais exactement ce que je veux dire et ça m'énerve. Tous ces imbéciles, avec leurs petites vies, et dès qu'on adresse trois fois la parole à un consul honoraire et qu'on remplit des critères finalement faux et artificiels, on est "quelqu'un" : 4x4 + Farid Zaghouani + prof + mari visible et respectable + liens discrets avec les assoc des Français de l'étranger+signes extérieurs de richesse = quelqu'un.&lt;br /&gt;Est-ce que quelqu'un a pensé que dans son style (le style ours), mon mari était un grand professionnel? Est-ce que quelqu'un m'apprécie parce que j'essaie d'instruire des enfants? Est-ce que quelqu'uns'est dit qu'on aimait ce qu'on faisait et qu'on essayait de le faire bien? Non! Ils ne nous ont jugé que sur des critères artificiels et faux.&lt;br /&gt;Donc j'ai eu raison de jouer mon Maître Cornille quand l'Ours a changé de boulot. J'ai eu raison de prendre des airs imperturbables, de ne pas voir les sourires entendus. J'ai fait ma princesse et ça a marché. Oh, je continuerai à le faire, si besoin est. Etre le sujet des médisances des imbéciles m'est insupportable, je préfère de loin faire ma bêcheuse. Mais n'est-ce pas minable?&lt;br /&gt;Est-ce que toute la vie est comme ça? Est-ce que je ne vivrais jamais autour de personnes devant qui je pourrais être découragée, démoralisée, écoeurée? Est-ce que je ne pourrais jamais, tout en reconnaissant mes compétences, avouer leurs limites, sous peine d'être aussitôt mal jugée? Est-ce que le monde dans lequel je vivais avant mon départ de France a à jamais disparu?&lt;br /&gt;Quand j'étais enfant, je voulais devenir folle, et être internée pour toute ma vie, demeurer fermée au monde pour ne pas le voir, vivre dans mon monde, et il était très bien, mon monde.&lt;br /&gt;Je me suis dit que ce n'était pas bien, car, n'est-ce pas, ce n'était pas bien. Il faut être intégré, conforme, semblable, identique, consommateur. Pourquoi ne pas demeurer fermé au monde? Qu'a-t-il de si remarquable? c'est la peur qui m'en empêche. Si j'avais assez de courage, je me dépossèderais de tout et j'irai mendier. Je pourrais même le faire en priant Dieu. Mais je n'ai pas de courage. Je reste au chaud.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-6005665950054840049?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/6005665950054840049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=6005665950054840049' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6005665950054840049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6005665950054840049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/05/triste.html' title='Triste'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-6274267136985579917</id><published>2007-05-30T04:55:00.000Z</published><updated>2007-05-30T04:56:16.528Z</updated><title type='text'>Langues étrangères</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Ce n’est pas la première fois que je constate cet étrange phénomène.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Je lis l’anglais, l’espagnol et l’allemand. Avec une fortune et une efficacité diverses.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;J’ai souvent traduit, à des périodes diverses, des textes, dans des contextes divers.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;En ce moment que j’essaie de traduire de l’anglais, je rame (il faut dire que je n’ai guère le temps et que je traduis des trucs mauvais et énervants).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;On dirait que mon cerveau bloque sur les langues étrangères, alors que parfois il est rapide, mon cerveau.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais parfois pas (l’année dernière j’ai lu un bouquin de je ne sais plus quel auteur espagnol, el utimo viaje de Horatio dos » ou un truc de ce genre et j’ai cherché au moins cent fois le mot tripulacion dans le dictionnaire, j’en avais les larmes aux yeux d’énervement, en trois jours impossible de me le mettre dans le crâne, vous me direz j’aurais pu l’écrire, hein, mais non).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Bref, en ce moment, je suis dans une phase « handicapée des langues étrangères ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Or, je n’arrête pas de téléphoner au futur collège de mon Titou 1 pour essayer de parler au directeur. Lequel passe son temps en classe ou en réunion. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Depuis une semaine j’ai honte de téléphoner, je bredouille, je dis aux secrétaires que je suis désolée, je parle mal espagnol (elles me répondent gentiment « no te preoccupes », alors que justement je me préoccupe vachement) et je me demande comment je vais parvenir au bout de la discussion.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Hier, j’ai senti un « déblocage », c’est-à-dire que je ne sias pas comment j’ai parlé, de toute façon mon espagnol est pourri, mais l’important c’est que je parle, que je dise n’importe quoi mais que je parle, comme avant. Hier, ça a fonctionné. J’ai parlé avec aisance, de mon point de vue à moi, c’est-à-dire bourré de faute mais je dis ce que je veux dire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Bon, très bien.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Et que constaté-je aujourd’hui ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Que je lis l’anglais avec plus de facilité, comme dans du beurre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Et ça, c’est un truc qui m’arrive tout le temps. Pratiquer une langue me rend les autres plus faciles.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Bizarre, non ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Elles doivent toutes être rangées dans le même coin du cerveau et quand on ouvre le coin, ça aère tout le secteur et ça fait du bien.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-6274267136985579917?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/6274267136985579917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=6274267136985579917' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6274267136985579917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6274267136985579917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/05/langues-trangres.html' title='Langues étrangères'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-3193271659587102149</id><published>2007-05-28T21:00:00.000Z</published><updated>2007-05-28T21:48:24.223Z</updated><title type='text'>Sieste</title><content type='html'>Aujourd'hui deux élèves, deux soeurs, ivoiriennes en exil, charmantes, délicieuses, lymphatiques, mais danseuses déconcertantes, et actrices aussi, sont arrivées en retard au cours de musique pour cause de sieste post-prandiale.&lt;br /&gt;Le directeur les a collées.&lt;br /&gt;Elles ont passé tout mon cours (surtout l'une, ma préférée, dont les sentiments se lisent sur la figure) à remâcher leur douleur. Elles auraient mieux faits de mentir. Elles l'ont compris trop tard et le regrettent, surtout ma préférée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en suis à la colonisation. Celle que j'aime bien m'écoutait faire cours avec des pensées visibles. Je leur ai parlé du fardeau de l'Homme Blanc. Elle lève la main et me dit avec douceur:&lt;br /&gt;- Mais madame, si c'est un fardeau, pourquoi il le fait?&lt;br /&gt;- Parce que l'Homme Blanc, il est tellement fort, il est tellement gentil, il est tellement super qu'il veut que tout le monde soit comme lui.&lt;br /&gt;Sa soeur sourit pour elle-même. Elle, me jette un regard et serre les lèvres, mmm.&lt;br /&gt;Je n'ai pas honte du passé, et n'importe quel dictateur africain pourra me servir d'argument, mais j'aimerais lui dire que je sais que les hommes sont des pourris et qu'ils ne cherchent, quelle que soit leur couleur de peau, qu'à dominer les faibles. La justice n'entre en ligne de compte dans le raisonnement des hommes que si les forces sont égales de part et d'autre; Dans le cas contraire, les forts exercent leur pouvoir et les faibles doivent leur céder. Thucydide a dit cela.&lt;br /&gt;Et Clémenceau, le 30 juillet 1885 (c'est dans le manuel, je leur ai fait lire) :&lt;i&gt;&lt;br /&gt;Ne parlons pas de droit, de devoir. La conquête que vous préconisez, c’est l’abus pur et simple de la force que donne la civilisation scientifique sur les civilisations rudimentaires pour s’approprier l’homme, le torturer, en extraire toute la force qui est en lui au profit du prétendu civilisateur. Ce n’est pas le droit, c’en est la négation. Parler à ce propos de civilisation, c’est joindre à la violence l’hypocrisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-3193271659587102149?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/3193271659587102149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=3193271659587102149' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3193271659587102149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3193271659587102149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/05/sieste.html' title='Sieste'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-8372225929838090742</id><published>2007-05-28T20:28:00.000Z</published><updated>2007-05-28T20:42:03.690Z</updated><title type='text'>Boulot</title><content type='html'>Je travaille.&lt;br /&gt;Je suis contente.&lt;br /&gt;Le mois de juin s'approche et on sent une odeur de rhum, non?&lt;br /&gt;Des serranos se baladent dans l'air. Ou c'est moi? (Ils flottent, je dirais; j'admets que c'est curieux, et pas poétique, mais je n'y peux rien).&lt;br /&gt;Ah oui. J'avais dit que je photographierai une carte, un menu. Un suffit. C'est la même chose dans tout le pays.&lt;br /&gt;C'est pas que ça me gêne, non. C'est quand ils croient que c'est le plus grand pays touristique du monde, et sans rire.&lt;br /&gt;Enfin. Ils ne sortent jamais.&lt;br /&gt;Enfin, ou alors en barque pour Lampedusa.&lt;br /&gt;Bon allez j'arrête, je dis des trucs pas politiquement corrects.&lt;br /&gt;C'est l'exaspération. Mais je sais que j'ai tort, hein. Je le sais. D'ailleurs l'Ours n'a pas réussi à trouver de boulot ici, tellement les critères sont élevés. Il a trouvé dans une grande boite internationale, mais c'est parce qu'ils recrutent n'importe qui dans les grandes boîtes internationales. Alors que ici, ils sont super exigeants. Ils ont des critères que c'est pas tout le monde qui comprend des critères comme ça.&lt;br /&gt;Bon allez, on se calme, hein? De toute façon je pars.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-8372225929838090742?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/8372225929838090742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=8372225929838090742' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8372225929838090742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8372225929838090742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/05/boulot.html' title='Boulot'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-1235047037562755440</id><published>2007-05-26T15:36:00.000Z</published><updated>2007-05-26T15:47:03.313Z</updated><title type='text'>Fête de l'école</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RlhV0FpbJfI/AAAAAAAAADs/tR5r3mS3V3E/s1600-h/P5260025.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RlhV0FpbJfI/AAAAAAAAADs/tR5r3mS3V3E/s400/P5260025.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5068895733962974706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la fête à l'école en bas. Bon, on a eu l'hymne national, mais à part ça les fêtes d'écoles ça se mondialise aussi : la danse des canards, yalla baba (il faut faire local mais cette chanson n'est pas du tout typique d'ici), un dos tres et maintenant ce sont des chants en français.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-1235047037562755440?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/1235047037562755440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=1235047037562755440' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1235047037562755440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/1235047037562755440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/05/fte-de-lcole.html' title='Fête de l&apos;école'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RlhV0FpbJfI/AAAAAAAAADs/tR5r3mS3V3E/s72-c/P5260025.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-4569687639945260885</id><published>2007-05-26T09:56:00.000Z</published><updated>2007-05-26T10:01:47.395Z</updated><title type='text'>Plan</title><content type='html'>Eh bien en fait, j'ai été méchante avec mes élèves. Je les ai mal jugés, vilaine que je suis.&lt;br /&gt;Je leur ai fait un plan comme je l'ai dit dans un message, et beaucoup d'entre eux ont fait des plans corrects et organisés!!! Alleluia!!&lt;br /&gt;Donc je vais faire des plans en forme tableau à double entrée chaque fois qu'ils devront rédiger. Une colonne doc, une pour les connaissances perso, une ligne première partie, une deuxième partie, et une recommandation : vous n'êtes pas obligé d'introduire et de conclure, mais c'est mieux. Suggestif plus qu'injonctif, vous voyez. Le genre subtil.&lt;br /&gt;Quand on est prof, on a (parfois) de bonnes surprises (mais le plus souvent on n'en a pas).&lt;br /&gt;D'ailleurs je vais arrêter d'être prof.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-4569687639945260885?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/4569687639945260885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=4569687639945260885' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4569687639945260885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4569687639945260885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/05/plan.html' title='Plan'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-3572238608472865187</id><published>2007-05-25T04:18:00.000Z</published><updated>2007-05-25T04:27:47.851Z</updated><title type='text'>Qu'est-ce que c'est?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RlZlOVpbJdI/AAAAAAAAADc/mdL-ucLj2VQ/s1600-h/P1090099.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RlZlOVpbJdI/AAAAAAAAADc/mdL-ucLj2VQ/s400/P1090099.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5068349727655536082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-3572238608472865187?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/3572238608472865187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=3572238608472865187' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3572238608472865187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/3572238608472865187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/05/quest-ce-que-cest.html' title='Qu&apos;est-ce que c&apos;est?'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RlZlOVpbJdI/AAAAAAAAADc/mdL-ucLj2VQ/s72-c/P1090099.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-6227050507711730779</id><published>2007-05-23T20:16:00.000Z</published><updated>2007-05-23T20:46:21.466Z</updated><title type='text'>Immigration</title><content type='html'>Je lis en ce moment de nombreux textes exaspérants sur les blogs, relativement à l'immigration et au racisme.&lt;br /&gt;L'idée de base, en gros, c'est que Sarkozy parle de l'immigration choisie et que c'est pas bien.&lt;br /&gt;Quand Sarkozy dit cela, la personne qui écrit son blog comprend que l'on parle d'un PVD, africain voire arabe. Ceux qui choisissent sont les Français ou Européens, et ils sont vilains de choisir les gens qui doivent immigrer dans leur pays.&lt;br /&gt;L'auteur de l'un des blogs vivait lui-même dans un pays étranger au sien et s'englobait dans ces immigrés, et prenait à son compte le concept d'immigration choisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Comme d'habitude, tout est très compliqué.&lt;br /&gt;Déjà, ce que je déteste, c'est la simplification.&lt;br /&gt;Confondre, par ignorance ou pour faire un effet, l'immigration d'un européen et celle d'un africain, par exemple, c'est ridicule, voire choquant. Et je sais bien de quoi je parle.&lt;br /&gt;Moi, je peux choisir. Même si je me retrouve coinçée, comme ici, grâce au ciel et au pays dans lequel j'ai vu le jour, je ne suis jamais dans des situations de misère dramatique.  Mais que dire de Sana? Si elle veut utiliser au max ses compétences, elle doit quitter son pays. Sinon, le système la dévorera. Et Sana est une privilégiée! Que dire des enfants qui choisissent de voyager dans les soutes à bagages et qui meurent de froid? Que dire de mes deux élèves ivoiriennes qui ont du fuir leur pays? Faire semblant de croire que les Européens quittent leur pays comme les Africains est idiot.&lt;br /&gt;L'Europe est un jardin; un joli jardin; peut-être l'Eden, pour certains. Moi, quand j'y retourne, je trouve que tout y est joli. Alors, si j'avais vécu dans des bidonvilles africains, quel effet cela me ferait-il? je n'arrive même pas à l'imaginer.&lt;br /&gt;Ce jardin fait rêver tous les malheureux du monde, et ils sont très nombreux.&lt;br /&gt;Quel peut être l'état d'esprit de tous ces gens dépourvus de tout qui sont les plus nombreux sur la planète et qui ne bénéficient en rien de l'accroissement mondial des richesses, je laisse à l'imagination de chacun de mes lecteurs d'en décider.&lt;br /&gt;En tout cela, un nombre croissant de gens, n'ayant rien à perdre et vivant des vies tellement terribles se moquent totalement des risques encourus pour venir en Europe. Ils s'en moquent, comme de la politique de limitation de l'immigration. On ne voit pas comment ils s'en soucieraient outre mesure. Quand vous avez soif, est-ce la présence de soldats vous découragera d'atteindre le puit? Non, vous attendrez seulement la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nouvelles politiques européennes (assez molles, et étrangement réalisées, il faut le dire) sont d'aider au développement des PVD. Utopique, d'accord, mais comme disait Guillaume d'Orange, "il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer." Quand l'Europe tend une main à l'Afrique, moi je serai africain, je me demanderai quelle arme elle cache dans l'autre. Il n'y a pas de bons sentiments en politique. N'empêche que pour empêcher les gens de débarquer en Europe, autant qu'ils aient envie et de bonnes raisons de rester chez eux. Je ne pense pas que l'Europe soit capable de leur apporter cela, car on n'aide jamais que soi-même. L'Afrique a intérêt à se débrouiller seule. Comment, je ne sais pas - mais seule. (Elle pourrait rappeler à la France que, comme démocrate, Robespierre n'était pas performant.... Mais non, car il lui faudrait d'abord se débarasser de tous les Robespierre africains soutenus par la France... Mes raccourcis, honteux pour un historien, sont peut-être obscurs pour des non-initiés).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Même si j'ai parfaitement compris que les auteurs de blogs dégoulinent de bons sentiments et qu'ils veulent prouver qu'il ne faut pas attaquer les pauvres africains ou arabes parce que les Européens ne valent pas forcément mieux (non! c'est vrai?), je trouve que mettre sur le même plan l'immigration d'enfants gâtés européens (enfin, moi, c'est comme ça que je bouge; je choisis, en fonction du prix de l'immobilier et des restaurants; ce n'est pas si facile, mais bon) et celles de désespérés, voire de damnés qui fuient la misère est d'une innocence indécente.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-6227050507711730779?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/6227050507711730779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=6227050507711730779' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6227050507711730779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/6227050507711730779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/05/immigration.html' title='Immigration'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-7681021978576861363</id><published>2007-05-20T07:33:00.001Z</published><updated>2007-05-20T10:57:08.391Z</updated><title type='text'>Les vieux</title><content type='html'>Ici les vieux sont de vrais vieux, surtout les vieilles. Ils marchent doucement, les femmes se dandinent, elles ne plient pas les genoux. Ils tournent le dos au monde et ils ont raison. Ils traversent les rues avec une résolution tranquille et faussement obtuse, pas comme les jeunes qui vous regardent du coin de l'oeil d'un air de dire "roule-moi dessus si tu l'oses". Dans leurs déplacements,  le passé les entoure, impalpable, le passé ou une autre vision des choses, inconnue pour moi, et mystérieuse, mais là, présente, entêtée, merveilleuse.&lt;br /&gt;Dans leur monde les routes n'existent pas, ils marchent sur un sol vierge, sans signification. Ils appartiennent au sol, au delà des marquages, trottoirs, chemin. Non pas la ligne droite, non pas la logique administrative constructrice de routes et de trottoirs, mais leur seul gré les mène d'un point à un autre, et quand  énervée ma voiture les laisse traverser devant ses roues, ils ne daignent la regarder, ni moi, que très rarement : nous n'existons pas, nous ne sommes que des reflets d'un monde aberrant qu'ils nient et ignorent.&lt;br /&gt;Ils continuent leur route lente et vont là où ils veulent, indifférents, éternels, hiératiques.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RlAnsVpbJcI/AAAAAAAAADU/r-XoMCFEAzI/s1600-h/P4260035.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RlAnsVpbJcI/AAAAAAAAADU/r-XoMCFEAzI/s400/P4260035.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5066593223470425538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-7681021978576861363?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/7681021978576861363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=7681021978576861363' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7681021978576861363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/7681021978576861363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/05/les-vieux.html' title='Les vieux'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/RlAnsVpbJcI/AAAAAAAAADU/r-XoMCFEAzI/s72-c/P4260035.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-8752529634843408772</id><published>2007-05-19T09:31:00.000Z</published><updated>2007-05-19T09:32:27.868Z</updated><title type='text'>Ors et fastes républicains</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Bien que je manque d'arguments solides pour étayer cette thèse (car, selon moi, pour affirmer quelque chose il faut le démontrer), les cérémonies de passation de pouvoir entre Chirac et Sarko ont un faux air d'ancien régime assez pénible. Un peu de sobriété serait bienvenue, non? Il ne s'agit que de mon opinion, même si j'ai lu ou entendu la même chose ailleurs. C'est le côté catho, quoiqu'on en dise, qui ressort; je suis croyante (encore qu'en ce moment je suis perturbée) mais je trouve qu'il faut laisser Dieu où il doit être (c'est-à-dire en fait on ne sait trop où, mais pas dans le pouvoir) – dans les coeurs, ou les âmes. En voyant toutes ces infos saoulantes (vous me direz : pourquoi regarder? Normalement je ne regarde jamais la télé, mais je suis mariée et je viens m'asseoir devant le petit écran vers 8 heures, quand l'Ours rentre du boulot, pour être ensemble, genre couple classique, comme ses parents; il y a beaucoup à en dire, mais je ferais cela ailleurs, j'ai ouvert un blog pour mes jérémiades internes), je me disais que nous avons toujours des rois; d'ailleurs Hugues Capet a été élu. Vous allez me demander où est le catholicisme? J'explique.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La France est la Fille Aînée de l'Eglise. Le système idéologique qui s'est mis en place progressivement durant le Moyen Age fait du roi le représentant de Dieu sur Terre. Cette théorie n'a d'autre but que de légitimer et renforcer le pouvoir royal. En Italie, la théorie, c'est que le pape est le représentant de Dieu sur Terre et que tous les princes laïcs lui sont soumis. Cette théorie-là légitime le désir des papes de prendre la suite des empereurs (n'en déduisez rien sur le discrédit jeté sur la foi; que les hommes, à travers la religion ou pas, cherchent à augmenter leur pouvoir, c'est humain, et n'a rien à voir avec Dieu; en général les gens ne croient pas en Dieu parce qu'ils critiquent l'Eglise institutionnelle; comme de remettre en cause le plaisir de manger du caviar parce que c'est cher). Bref, chacun en Europe se fait sa théorie pour légitimer son pouvoir.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Donc France Fille aînée de L'Eglise; Donc, le représentant de Dieu sur Terre doit vivre dans le faste, histoire d'impressionner les populations. Philippe Auguste n'était pas très fort en décorum. Louis XIV beaucoup plus. La Monarchie Absolue trouve en lui son achèvement suprême. Les dorures, le somptueux, pour signifier visuellement qu'il est exceptionnel, c'est lui. Louis XV et XVI continuent. Après, avec les révolutionnaires, on passe à la sobriété, mais avec Napoléon, retour de la pompe et du falbalas au service de l'image du pouvoir; et depuis ça continue; histoire de rappeler au peuple qui on est.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tout cela me dégoûte, sans compter que des cérémonies j'en ai fait deux ou trois, par exemple une avec Douste-Blazy, et tous les Français d'ici (ceux qui avaient eu l'insigne honneur d'être invités, donc moi je l'avais été, vu mes excellents rapports avec Farid Zaghouani, donc j'étais dans les Elus, mais certains étaient plus Elus que moi, et me regardaient de haut – vous voyez le genre?) et j'ai vu leur vide et leur creux. On assemble les gens, le Politique arrive, fait un discours, c'est-à-dire énumère des mots choisis et se tire; et les gens mangent (le cuisinier de l'Ambassade est excellent). Au 14 juillet, chaque année c'est la même chose : ceux qui sont invités chez l'Ambassadeur s'empiffrent. Cela n'a rien de Républicain.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sarko nous ressemble : nous, nous allons nous empiffrer chez l'Ambassadeur, lui il part se reposer sur un yacht de milliardaire, et les journalistes le pistent parce que c'est le moment, cela fait vendre. Où sont les articles de fond sur les élus UMP du 92? Combien y en a-t-il? Ils vont probablement fleurir maintenant, de même que je ne m'y intéresse que maintenant, à cause des législatives. Mais moi je ne suis pas journaliste. On va avoir droit pendant un mois à du tirage dans les pattes et puis cela se finira. On ne saura plus rien sur les magouilleurs et les profiteurs parce que les sujets sérieux il ne faut pas en abuser. Quand ça ne fait plus vendre on arrête d'en parler.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Nous avons les hommes politiques que nous méritons. La télé nous endort et nous nous laissons faire.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-8752529634843408772?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/8752529634843408772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=8752529634843408772' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8752529634843408772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/8752529634843408772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/05/ors-et-fastes-rpublicains.html' title='Ors et fastes républicains'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-2535174586743378981</id><published>2007-05-19T09:20:00.000Z</published><updated>2007-05-19T09:34:09.313Z</updated><title type='text'>Produit anti-cafard</title><content type='html'>&lt;a href="http://solitude.mabulle.com/"&gt;Un de mes lecteur&lt;/a&gt;s qui me laisse toujours des commentaires (merci) me parle des cafards qui apparaissent déjà (horreur, horreur, horreur).&lt;br /&gt;Ici je n'en vois jamais (sauf quelques volants) alors qu'en Espagne j'en avais tout le temps.&lt;br /&gt;J'ai une question (je n'ai pas trouvé le mail de &lt;a href="http://solitude.mabulle.com/"&gt;Pablo&lt;/a&gt;) : vu que je connais ici un produit efficace préventif, est-ce que je l'amène en Espagne dans le déménagement? Ou est-ce qu'il y a des produits efficaces là-bas?&lt;br /&gt;(Ceux qui trouvent ma question vraiment triviale n'ont jamais trouvé de cafard dans leur évier au saut du lit; et en plus avant j'étais une femme bien je faisais ma vaisselle le soir; maintenant je ne la fait plus, je la fais le matin; alors le matin, réveil, évier, vaisselle, main dans la vaisselle, toucher cafard planqué dedans, rien que d'y penser j'en frissonne et j'ai le vertige).&lt;br /&gt;Question : les cafards africains seraient-ils moins virulents que les cafards hispano-méditerranéens? Je dis ça parce que le pays est crade, franchement, mais je n'ai pas vu en sept ans autant de cafards qu'en deux ans d'Espagne.&lt;br /&gt;D'un autre côté j'habite au deuxième étage; en Espagne j'avais une maison. Et là on a trouvé un appart (au sixième).&lt;br /&gt;Un jour, en fermant mes volets, j'ai vu un cafard sur le mur, de profil. Vous savez à quoi ça ressemble? Aux extraterrestres dans "Indépendance Day" (en plus petit).&lt;br /&gt;La seule amélioration c'est que je crois que je pourrais maintenant toucher et écraser un cafard avec un balai; avant je ne pouvais pas, même avec un balai. Je restais juste tétanisée, hystérique et ridicule. Mes enfants, grands lecteurs de Super Picsou Géant, m'ont jeté pleins de cafard en plastique dessus (fournis par le journal, ou un autre de la même gamme) ... (sans commentaires).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-2535174586743378981?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/2535174586743378981/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=2535174586743378981' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2535174586743378981'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/2535174586743378981'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/05/produit-anti-cafard.html' title='Produit anti-cafard'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33445596.post-4412404661054356194</id><published>2007-05-18T21:56:00.001Z</published><updated>2007-05-18T22:00:14.865Z</updated><title type='text'>Il n'y a pas que le Sud...</title><content type='html'>... il y a le Nord aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/Rk4hmVpbJbI/AAAAAAAAADM/wlgYofvdBc0/s1600-h/P4190022.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/Rk4hmVpbJbI/AAAAAAAAADM/wlgYofvdBc0/s400/P4190022.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5066023573368022450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33445596-4412404661054356194?l=parisienne-en-exil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/feeds/4412404661054356194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33445596&amp;postID=4412404661054356194' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4412404661054356194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33445596/posts/default/4412404661054356194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://parisienne-en-exil.blogspot.com/2007/05/il-ny-pas-que-le-sud.html' title='Il n&apos;y a pas que le Sud...'/><author><name>antagonisme</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13069680772600903950</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_W_1haKw0WHM/Rk4hmVpbJbI/AAAAAAAAADM/wlgYofvdBc0/s72-c/P4190022.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
